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Attention : interruption du fil d'actualité pendant deux semaines. Le rédacteur
est en vacances jusqu'au 17/06
SOMMAIRE
Actualités professionnelles
Sécurité sociale
Installation du Conseil d'administration du RSI le 30 mai
L’État débiteur des organismes de sécurité sociale pour quelque 6 milliards d'euros, selon la Cour des comptes
Accord de sécurité sociale entre la France et la Corée
Votre carrière
Grève contre les suppressions d'emplois à la Sécurité sociale
Maladie
Dépenses d'assurance maladie : mise en garde du Comité d'alerte
L'UNCAM va baisser les tarifs d'une vingtaine d'actes de laboratoire
Les nouvelles chroniques radio de l'Assurance Maladie
Les recommandations de la Haute autorité de Santé sur les ALD diabète et hépatite C
Les effectifs de la CMU complémentaire en hausse de 1 % en 2005
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Rapport sur l'élargissement de l'assiette des cotisations patronales
Nouvelle baisse du chômage en avril
L'Unedic "titrise" 1,5 milliard d'euros pour améliorer ses finances
L'ANPE est aussi efficace que le privé pour le placement des demandeurs d'emploi, selon son directeur
Risques professionnels - santé au travail
Les troubles musculo-squelettiques en Europe
Famille
"L'Igas et l'IGF dressent un tableau au vitriol du financement des crèches"
International
L’Europe adopte la directive de libéralisation des services
Actualités générales
Actualité santé
Remise du second rapport d’activité de l’observatoire national de la démographie des professions de santé
Les médecins libéraux élisent leurs représentants aux unions régionales
Un numéro thématique du BEH spécial Journée mondiale sans tabac
Rapport d’étape sur la Mission d’évaluation et d’expertise de la veille sanitaire en France
Hôpitaux - Le palmarès 2006 du Point
Les pathologies des personnes âgées vivant en établissement
Ntic / e-santé / e-administration
Le couple Axalto/Gemplus et Oberthur choisis par le GIE Sesam-Vitale pour la carte Vitale 2
Le rapport d'activité du GIP-CPS pour 2005
Lancement officiel des expérimentations du DMP sur le terrain
La MSA rejoint Adèle
L'actualité des sites Internet
CPAM 38 de l'Isère - Vienne
Un nouveau site pour le GIP-DMP
Le site de la Commission européenne sur la CEAM fait peau neuve
Le portail téléservices des Cpam de Haute-Normandie
Actualité du J.O.
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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES
Sécurité sociale
Installation du Conseil d'administration du RSI le 30 mai
30/05/06 - Renaud Dutreil, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales, et Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité
sociale, ont mis en place le Conseil d’administration du Régime Social des
Indépendants (RSI) le 30 mai 2006. Composé de 50 administrateurs dont huit
représentants des professions libérales, le conseil du RSI a choisi sans
surprise son président en la personne de Gérard Quevillon, élu pour six ans.
Déjà président de l'Instance nationale provisoire chargée de mettre en place le
RSI depuis juin 2005, il était auparavant le président de la CANAM.
>
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--sante/060530173847.4fqg3cbp.html
L’État débiteur des organismes de sécurité sociale pour quelque 6
milliards d'euros, selon la Cour des comptes
30/05/06 - Alors que le Premier ministre procède ces jours-ci aux premiers
grands arbitrages budgétaires pour 2007, la Cour des comptes publie le 30 mai un
rapport sur les résultats et la gestion budgétaire de l’exercice 2005, qui,
au-delà de l’analyse qu’il porte sur l’exécution de la loi de finances pour
2005, s’enrichit d’un examen approfondi de la mise en œuvre de la réforme
budgétaire dans la perspective de sa pleine application au 1er janvier 2006. Par
ailleurs, la Cour nous propose un second rapport sur les comptes de l’État.
D’existence plus récente, il porte sur l’analyse de la comptabilité générale de
l’État et préfigure le rapport de certification des comptes que la Cour remettra
au Parlement pour la première fois en 2007 sur l’exercice 2006.
La haute juridiction financière pointe le dérapage de l'endettement et la confusion entretenue avec le déficit public. Pour la
Cour, l'évolution de la dette publique est en réalité de plus en plus
"déconnectée" de l'évolution du solde budgétaire, ce qui pose problème, dit-elle,
"au regard du principe de la sincérité budgétaire". Les magistrats de la rue
Cambon dénoncent notamment des opérations de reprise de dettes qui "ont été
assimilées à tort dans le passé à des opérations de trésorerie, induisant une
augmentation de la dette", sans apparaître dans le budget. A l'exemple des 2,5
milliards d'euros de dette du régime social des exploitants agricoles (FFIPSA)
qui ont été ajoutés à celle de l'Etat sans que le déficit budgétaire ait été
dégradé pour autant. En sens inverse, un reversement par la Cades "a été affecté
aux recettes budgétaires de l'exercice 2005, pour un montant de 3 milliards
d'euros, alors que la créance ainsi remboursée n'a jamais été décaissée
budgétairement". La Cour des comptes souligne que "du fait de
l’insuffisance récurrente des dotations budgétaires destinées à faire face aux
charges qu’il doit assurer à ce titre, l’État est perpétuellement le débiteur
des organismes de sécurité sociale" pour un montant avoisinant les 6 milliards
d'euros. Ainsi, fin 2005, l’ACOSS a enregistré sur l’État des créances s’élevant
à 3,26 milliards d'euros et des dettes représentant 0,28 milliard. L’État a
également contracté des dettes à l’égard de la CNAM et de la CNAF pour un
montant atteignant près de 3 milliards, soit 915 millions pour la branche
maladie dont 681 pour l’aide médicale d’État et 119 pour l’allocation spéciale
invalidité, et 2 milliards pour la branche famille correspondant à
l’accumulation de sous-dotations budgétaires (allocation de parent isolé,
reliquat ancien de la prime de Noël, contribution au titre de l’AAH,
contribution au Fonds national de l’aide au logement). Selon son habitude, la
Cour conclut par une série de recommandations précises.
> "Les résultats et la gestion budgétaire de l’Etat - Exercice 2005" (351 pages) :
http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/budget2005/rapport-resultats2005.pdf
> "Rapport sur les comptes de l'Etat 2005" (262 pages) :
http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/budget2005/rapport-comptes2005.pdf
Accord de sécurité sociale entre la France et la Corée
31/05/06 - Le ministre des Affaires étrangères a présenté lors du dernier
Conseil des ministres un projet de loi
autorisant l’approbation de l’accord de sécurité sociale entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement de la République de Corée, signé à
Paris, le 6 décembre 2004. Cet accord prévoit l’égalité de traitement avec les nationaux,
en matière de sécurité sociale, pour les Français résidant en Corée et les
Coréens résidant en France. La législation applicable est celle de l’État dans
lequel les travailleurs salariés ou non salariés exercent leur activité
professionnelle. Par dérogation à ce principe, l’accord prévoit une procédure de
détachement par laquelle les salariés détachés continueront à être affiliés au
régime de protection sociale du pays d’envoi et sont dispensés de l’acquittement
des cotisations sociales dans le pays d’accueil. L’accord franco-coréen de sécurité sociale favorisera la
mobilité géographique des travailleurs entre les deux États et le développement des relations économiques.
> Projet de loi :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/coree_securite_sociale.asp
Votre carrière
Grève contre les suppressions d'emplois à la Sécurité sociale
01/06/06 - Si le Premier ministre a refusé, le 1er juin lors de sa conférence de
presse, de s'engager sur un objectif chiffré de non-remplacement des départs à la retraite de fonctionnaires, il
n'en va pas de même dans les caisses de sécurité sociale. Ainsi, la COG de la CNAF, signée l'an dernier, prévoit le
non-remplacement de 900 agents sur les 3 000 départs prévus entre 2005 et 2008.
Sur la même période, la branche retraite bénéficie du maintien à l'identique de
ses effectifs en contrepartie d'une prévision d'activité en hausse de 16 %. La
convention 2006-2009 de l'ACOSS, qui doit être signée très prochainement,
prévoit le non-remplacement de 600 emplois sur 1 300 départs pour la période.
"Un moindre mal pour les partenaires sociaux, sachant que, au départ, Bercy ne
voulait en remplacer aucun", indique le journal. Du côté de la CNAM, la
direction plaide pour le remplacement de deux départs sur trois entre 2006 et
2009, ce qui limiterait à 3 000 les suppressions d'emploi durant la durée de la
prochaine COG, alors que le gouvernement souhaite maintenir un ratio de 50 %. La
présidence CFDT de la CNAM a déjà fait savoir qu'elle n'accepterait pas un tel arbitrage.
Les syndicats FO et CGT ont lancé le 1er juin un mouvement de grève auprès des personnels des
organismes de Sécurité sociale, CPAM, CAF, URSSAF, CRAM, contre ces réductions d'effectifs et les opérations de restructurations en cours.
Dénonçant "une entreprise de casse de l’outil", la CGT et FO réclament "l’arrêt
des fusions / restructurations, mutualisation, de l’externalisation de certaines
activités", le remplacement de tous les départs et l’ouverture de "négociations
véritables" sur des opérations engageant l’avenir du réseau, intéressant tous
les assurés, et qui ne sont pourtant, jusqu’alors, discutées qu’entre le
directeur des caisses et l’État. Les deux syndicats rejettent le protocole qui
leur a été présenté le 19 mai dernier par l'Ucanss car cette dernière "refuse
d'écrire que les mutualisations, restructurations et fusions ne conduiront à aucun licenciement".
Les Fédérations CGT et FO ont été reçus le matin par le directeur de l’Ucanss et l’après midi par des représentants du ministère.
> les communiqués de la CGT :
http://www.orgasociaux.cgt.fr/
>
http://www.force-ouvriere.fr/index.asp?lk=s&id=1222
> Autres sources :
Les Echos et L'Humanité du 30 mai
:
http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-05-30/2006-05-30-830664
>
Discours de Villepin lors de sa onzième conférence de presse
L'Assurance maladie
Dépenses d'assurance maladie : mise en garde du Comité d'alerte
31/05/06 - Le Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses maladie, mis en place par la
réforme Douste-Blazy, a décidé mercredi 31 mai de ne pas mettre en oeuvre "à ce
stade" la procédure d'alerte prévue en cas de dérapage des dépenses. Composé du directeur de
l'Insee, Jean-Michel Charpin, du secrétaire général de la commission des comptes
de la Sécu, François Monier, et du directeur général de l'institut de conjoncture
Rexecode, Michel Didier, "le comité considère que le dépassement total peut être contenu dans la
limite des 0,75 % (soit 1 milliard d'euros)".
Toutefois, l'avis comporte plusieurs mises en garde. Le comité explique le
risque de dépassement d'abord parce que le taux d'évolution fixé à l'automne
dernier avait été calculé par rapport à des dépenses 2005 qui ont été un peu
plus élevées que prévu à l'époque. Pour respecter l'objectif de 140,7 milliards
d'euros de dépenses cette année, la hausse des remboursements devrait ainsi être
cantonnée à 2,3 %, et non 2,5 %. Cela nécessite une "quasi-stabilité" des
dépenses de ville jugée peu probable. Le comité met en avant les retards du plan
médicament (baisses de tarifs) et l'abandon de certaines mesures (généralisation
du remboursement des médicaments sur la base du prix de leur générique). Au
total, il anticipe un dérapage de 600 millions d'euros des soins de ville qui
progresseraient de 1,4 %. Le comité prévient qu'il "se réserve de rendre un nouvel avis au cours
des prochains mois si le risque de dépasser le seuil d'alerte devait se
renforcer" et "estime que la réalisation de l'objectif
nécessite une inflexion supplémentaire de l'évolution des soins de ville et une
grande vigilance dans le suivi des établissements de santé". Cet avis
ne représente de toute façon qu’un élément partiel (le volet dépenses) de la
prévision du déficit 2006 de l’Assurance maladie que le gouvernement souhaite
diminuer de 25 % cette année (à hauteur de 6,1 milliards d’euros contre 8
milliards en 2005). Une hypothèse confirmée au ministère de la Santé et rendue
crédible par des recettes qui seraient légèrement supérieures aux attentes.
La CNAM "se félicite que, pour la deuxième année consécutive, ce comité ait jugé
qu'il n'était pas pertinent d'activer le dispositif d'alerte prévu par la loi.
Elle indique qu'elle "contribuera", pour les établissements de santé, "aux
actions susceptibles d'éviter que les risques de dépassement évoqués par le
comité d'alerte se concrétisent". Le ministère de la Santé a affiché sa sérénité
dans un communiqué du 31 mai. Il estime notamment que l'impact du retard du plan
médicament "devrait être atténué" par la percée plus forte que prévu des
génériques et "l'amplification de la tendance au ralentissement des
prescriptions". Le gouvernement va aussi proposer de nouvelles "orientations",
le 8 juin, lors de la réunion de la Commission des comptes. Il va notamment
écrire à tous les directeurs d'ARH pour qu'ils lancent des contrôles, avec
l'appui de l'assurance maladie, sur les facturations des cliniques à la Sécurité
sociale, prévient le quotidien Les Echos. Un nouveau plan médicament de 600
millions d'euros pourrait également être annoncé à cette occasion, selon la
dernière lettre confidentielle Pharma express.
>
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--sante/060531142142.3spoalrt.html
> Communiqué ministériel :
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_060531.htm
> Communiqué du 31 mai de la CNAMTS :
http://www.ameli.fr/174/DOC/2670/cp.html
L'UNCAM va baisser les tarifs d'une vingtaine d'actes de laboratoire
31/05/06 - L'Union nationale des caisses d'assurance maladie a annoncé mercredi
31 mai la baisse des tarifs d'une vingtaine d'actes en laboratoire d'analyses
médicales, pour une économie de 96 millions d'euros en année pleine (voir lettre
202). "Qu'ils soient d'accord ou pas avec cette mesure unilatérale, les
professionnels des laboratoires devront s'y conformer, car ils doivent respecter
les tarifs officiels", a précisé l'Uncam à l'AFP.
"L'Uncam a décidé d'ajuster certains tarifs d'actes de biologie, comme par
exemple la numération de la formule sanguine, dont les volumes ont fortement
progressé ces dernières années et pour lesquels des économies d'échelle ont été
obtenues grâce à une très large automatisation", a-t-elle annoncé dans un
communiqué. Cette décision, pour laquelle le ministère de la Santé ne s'est pas
opposé, "devrait être publiée au Journal officiel dans de très brefs délais",
selon l'Uncam, qui a précisé que les baisses de tarifs interviendraient un mois
après la publication.
Par ailleurs, le site de la Documentation française publie le rapport de l'IGAS
"La biologie médicale libérale en France : bilan et perspectives", évoqué dans
la lettre 202, qui propose un état des lieux de la biologie médicale dans les
laboratoires privés d'analyse de biologie médicale ainsi qu'à l'hôpital.
> Le communiqué de presse de l'Uncam du 31 mai :
http://www.ameli.fr/174/DOC/2669/cp.html
> Le rapport de l'IGAS - avril 2006 - 161 pages :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000445/0000.pdf
Les nouvelles chroniques radio de l'Assurance Maladie
29/05/06 - Diffusées du 20 mai au 13 juin sur de nombreuses radios, elles
portent sur l'accès direct au spécialiste, le suivi par un spécialiste, les
médicaments génériques. On peut les écouter à partir de la page d'accueil du portail ameli.fr.
La première chronique scandalise le nouveau syndicat Espace généraliste qui
écrit : "La campagne de com de la CNAM mérite le détour : écoutez en particulier
la séquence "l'accès direct au spécialiste". (...) Ils expliquent maintenant à
vos patients qu'aller chez le spécialiste en court-circuitant son médecin
traitant, c'est plus pratique et bien souvent justifié", tout ceci "après avoir
gaspillé des millions pour inciter les français à choisir un médecin traitant".
> Les chroniques sur http://www.ameli.fr
> Le communiqué du 28 mai d'Espace généraliste :
http://www.espacegeneraliste.info/Communique-du-28-mai-2006.html
Les recommandations de la Haute autorité de Santé sur les ALD diabète et hépatite C
31/05/06 - La Haute autorité de Santé (HAS) a présenté le 31 mai les premières recommandations sur la prise en charge de
deux ALD, le diabète et l'hépatite C. Élaborés par sa commission "périmètre des
biens et services remboursables", ces référentiels ALD, qui constituent une
pièce du puzzle de la réforme de l'assurance maladie, sont destinés aux
médecins. Les affections de longue durée concernent, selon la HAS, pas moins de 8
millions de personnes et représentent quelque 60 % du total des dépenses
d´assurance maladie. Elles constituent un enjeu de taille dans le cadre de la
maîtrise des dépenses. Pour chacune des deux maladies examinées, la HAS a établi
"deux outils" : des guides à l'intention des médecins qui "synthétisent les
recommandations professionnelles", et des "listes d'actes et de prestations
nécessaires qui en découlent pour prendre en charge les maladies en question", a
indiqué Olivier Obrecht, responsable du service ALD de la HAS, lors de la conférence de presse.
"C'est le document dont on souhaite que le médecin traitant et le médecin
conseil s'inspirent pour construire le protocole de soins du patient",
a-t-il dit. La liste des actes et prestations établies "n'a valeur que de
recommandation : c'est à l'assurance maladie de décider si elle prend en charge
ou pas", précise la commission qui vise "une amélioration des pratiques" et "une amélioration de la
qualité". "A aucun moment, dans la détermination de la liste, il n'y a eu de
considérations économiques", a affirmé Raoul Briet, président de la
Commission. La Haute Autorité de santé compte avoir fait le tour
des trente affections de longue durée dans les trois ans à venir, dont 9 d'ici
la fin 2006 et annonce qu´elle révisera ses recommandations tous les trois ans.
Lors de la présentation de ses recommandations, la Haute Autorité de santé a
jugé "indispensable" une réflexion sur les critères médicaux justifiant la prise
en charge à 100 % des affections de longue durée.
Dans un communiqué, la CNAM indique qu'elle va "engager dans les tout prochains
jours une concertation avec les représentants des patients et des médecins pour
définir les modalités opérationnelles de l'utilisation" des guides de la HAS.
> "Premières recommandations de la Haute Autorité de santé
sur les affections de longue durée (ALD)" :
http://www.presstvnews.fr/HAS/Accueil.html
> Communiqué du 31 mai de la CNAMTS :
http://www.ameli.fr/174/DOC/2671/cp.html
Les effectifs de la CMU complémentaire en hausse de 1 % en 2005
29/05/06 - Retrouvez sur le site du Fonds CMU la synthèse, l'historique et le détail par département des effectifs de la CMU
complémentaire en 2005. Au 31 décembre, 4,843 millions de personnes bénéficient
de la CMU C dans la France entière, tous régimes confondus, soit une progression
de 1 % sur une année. 4,211 millions sont inscrits dans les régimes obligatoires
et 631 769 dans les organismes complémentaires (13 %).
> Les tableaux téléchargeables :
http://www.fonds-cmu.fr/site/cmu.php4?Id=3&cat=75
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Rapport sur l'élargissement de l'assiette des cotisations patronales
31/03/06 - Lors du comité interministériel sur l'assiette des cotisations
patronales du 31 janvier 2006, le premier ministre avait décidé la mise en place
d'un groupe de travail chargé d'étudier un nouveau mode de calcul des
cotisations employeurs reposant sur la valeur ajoutée des entreprises. Ce groupe
de travail ayant réuni pendant deux mois plusieurs administrations (Direction de
la législation fiscale, Direction de la Sécurité sociale, Direction générale des
impôts, Direction générale du Trésor et de la politique économique) a rendu son
rapport le 30 mai. Il doit être transmis cette semaine au Conseil d'orientation pour l'emploi.
La réforme du financement de la protection sociale, lancée en début d'année par
Jacques Chirac, aura une portée économique limitée quelles que soient ses
modalités, selon ce rapport publié par le site des Echos. Dans ce document de 70
pages, les auteurs passent en revue les effets de différentes solutions qui
visent toutes à élargir l'assiette des cotisations patronales : cotisation sur
la valeur ajoutée (CVA), la modulation des cotisations, la contribution
patronale généralisée (CPG) ou encore la TVA sociale. Sur le long terme, l'effet
emploi escompté serait "quasi nul" dans tous les cas de figure. Au final,
le rapport n'est donc guère enthousiaste - les risques ne sont pas minces au
regard des maigres avantages attendus - et ne privilégie aucun scénario.
> A télécharger sur le site des Echos :
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/200076933.htm
Nouvelle baisse du chômage en avril
31/03/06 - Le chômage continue de baisser en France. Le ministre de la
Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, l'a annoncé mardi soir sur France 3. En
avril, le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 1,1 %, totalisant 2.262.000
personnes. Sur un an, le nombre de chômeurs a diminué de 208 400 et le taux de
chômage au sens du BIT est passé de 10,2 à 9,3 % de la population active.
Ce sont les jeunes qui profitent de la plus forte baisse (- 10,4 %), grâce à
l'essor de l'apprentissage et des contrats aidés. Le ministre de l'emploi,
Jean-Louis Borloo, rappelle obstinément que la baisse du chômage est due aux
effets de son plan de cohésion sociale. La relance du logement social, le
développement de l'apprentissage et de l'alternance, ou encore celui des emplois
de services à la personne, devrait permettre, selon le ministre, de redescendre
à un taux de chômage de 8,7 % fin 2006. Pour autant, la création d'emplois marchands reste faible en France.
> DARES - Le marché du travail en avril 2006 :
http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/PI_0406.pdf
L'Unedic "titrise" 1,5 milliard d'euros pour améliorer ses finances
01/06/06 - "C'est une première dans l'histoire des finances publiques. L'Unedic
(...) a mis en place, le 22 mai, une opération de
"titrisation" de 1,5 milliard d'euros, un montant très élevé sur le
marché français", annonce Le Monde. La "titrisation" est un mode de
financement moderne qui consiste à transformer des créances en titres financiers, vendus aux
investisseurs privés sur les marchés, explique le journal. Dans le
cas de l'Unedic, cette technique sophistiquée permettra de transformer les
futures cotisations chômage en titres financiers vendus aux investisseurs. Elle s'avère moins onéreuse que les emprunts
bancaires ou les émissions d'obligations pour ses besoins de
trésorerie. Autre avantage, cette titrisation n'ayant pas requis la garantie de
l'Etat - à la différence des emprunts bancaires -, elle ne sera pas prise en
compte pour le calcul des déficits publics.
L'opération a été rendue possible par le redressement rapide des comptes de
l'organisme. Selon les dernières estimations, le déficit cumulé de l'Unedic
devrait être ramené à 5 milliards d'euros en 2008 et autour de zéro début 2010. Selon
le Monde, "d'autres organismes publics comme la
caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco, et même certaines
branches de la Sécurité sociale, réfléchiraient à la possibilité de
lancer à leur tour de telles opérations de titrisation".
> Article du Monde du 1er juin :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-778097,0.html
L'ANPE est aussi efficace que le privé pour le placement des demandeurs d'emploi, selon son directeur
01/06/06 - Dans un entretien au Figaro économie (31 mai), le directeur général
de l'ANPE, Christian Charpy, qui vient d'être élu à la tête de l'Association
mondiale des services publics de l'emploi, juge "peu fondée" l'idée que les opérateurs privés
seraient plus efficaces que son agence pour placer les demandeurs d'emploi, et
qu'ils puissent le faire à moindre coût (voir lettre 203). Les partenaires
sociaux de l'Unedic ont récemment décidé de poursuivre les expérimentations,
sans se prononcer à ce stade sur leur éventuelle extension. Le directeur de
l'ANPE rappelle que les 7 000 demandeurs d'emploi suivis en 2005 par les
cabinets privés étaient "tous volontaires pour cet accompagnement renforcé et
donc très motivés pour un retour rapide à l'emploi". "Durant la même année,
l'ANPE a accompagné 3 millions de chômeurs pour un coût moyen de 730 euros et
avec des taux de sortie comparables à ceux des opérateurs privés". Le suivi d'un
chômeur est facturé entre 3 000 et 6 000 euros par les cabinets privés. Selon le
premier bilan financier présenté par la direction de l'Unedic, ces
expérimentations auraient permis de dégager 24 millions d'euros d'économies
grâce aux indemnités chômage non versées aux personnes ayant retrouvé un emploi.
Selon Christian Charpy, ce chiffre "repose sur l'hypothèse hasardeuse et
invérifiable que 85 % de ces chômeurs auraient été indemnisés pendant toute la
durée de leurs droits( 23 mois). A trop vouloir prouver, on risque de mettre en
danger une bonne idée".
> Article du Figaro du 31 mai :
http://www.lefigaro.fr/eco/20060531.FIG000000270_christian_charpy_l_anpe_est_aussi_efficace_que_le_prive.html
Risques professionnels
Les troubles musculo-squelettiques en Europe
01/06/06 - Élaborée à partir de divers documents émanant des instances
communautaires et des États membres, cette note de synthèse proposée en
téléchargement sur le site Eurogip, fait le point sur les définitions et les
données statistiques de ces pathologies qui prennent au fil des ans une
importance croissante et alarmante en termes de souffrances individuelles mais
aussi de charges économiques. Ces dernières années, le nombre de personnes
affectées par les TMS a globalement augmenté en Europe. 40 millions de
travailleurs seraient concernés par ces problèmes de santé. Dans la plupart des
États membres, une forte part des maladies professionnelles déclarées ou
reconnues sont des TMS. Cependant, il existe une grande disparité entre les
quelques États qui semblent avoir contenu ce phénomène - jusqu’à constater une
baisse sensible du nombre de cas - et ceux qui connaissent aujourd’hui une véritable épidémie.
> "Les troubles musculo-squelettiques en Europe. Définitions et données"
statistiques - La note de 10 pages - mars 2006 :
http://www.eurogip.fr/pdf/Dossier-TMS-mars-06.pdf
Famille
"L'Igas et l'IGF dressent un tableau au vitriol du financement des crèches"
02/06/06 - Les comptes de la branche famille devraient afficher cette année un
déficit de 200 à 400 millions d'euros de plus que prévu, selon Les Echos (2/06).
Le dérapage, qui s'était déjà produit en 2005, est lié aux dépenses : dynamisme
de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) et des dépenses d'action
sociale qui financent les crèches notamment. Le gouvernement avait passé
commande d'un rapport à l'Inspection générale des affaires sociales et à
l'Inspection générale des finances pour expliquer cette dérive des dépenses
sociales de 2005 (+ 15 %). "Les conclusions des rapporteurs sont
particulièrement sévères", explique le journal. Dans ce rapport non rendu
public, les inspections dénoncent les dérives dans la mise en oeuvre des "quatre
plans crèches successifs qui ont poussé les CAF à accroître leurs taux de prise en
charge, sans se soucier des conséquences financières à moyen terme". L'absence
de contrôle de gestion de la CNAF et le laxisme des pouvoirs publics sont mis en
cause. La mission préconise des mesures radicales. "Outre une réforme des
critères de financement qui va partiellement être mise en oeuvre, des
économies immédiates devraient être réalisées en réduisant les dotations
d'action sociale (170 millions d'euros) et en renonçant à des mesures prévues
(53 millions). Le rapport évoque aussi le relèvement de la participation des
familles, tout en maintenant la proportionnalité actuelle des tarifs. Un très
net renforcement du contrôle de gestion de la CNAF, accompagné d'un système
d'information étoffé, paraît enfin indispensable".
La commission d'action sociale de la CNAF a approuvé la semaine dernière une
diminution du taux de prise en charge des dépenses de fonctionnement des
crèches, à compter du 1er juillet, qui va passer en moyenne de 63 % à 55 %. Le
taux pourra varier en fonction du taux d'occupation. Une chose est sûre pour Les
Échos, "la situation délicate de la branche ne facilite pas la préparation de la
conférence de la famille, qui doit se tenir début juillet".
>
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/4429579.htm
> Voir également - "Le déficit des allocations familiales se creuse encore" :
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/4429537.htm
International
L’Europe adopte la directive de libéralisation des services
30/05/06 - Un an jour pour jour après le rejet de la Constitution européenne par
les citoyens français, la directive libéralisant les services est adoptée par
les ministres de la compétitivité des 25. Il y a trois mois, le Parlement européen avait largement
amendé le texte, en éliminant notamment le très controversé principe du pays
d’origine dénoncé par ses détracteurs comme une source de dumping social. Cela
n'a pas empêché la directive d'être encore l’objet de vives discussions. Il a
fallu huit heures et demie de négociations pour que les États membres se
rallient au texte de compromis élaboré par la présidence. Le point le plus
critique des discussions a touché les modalités de l'évaluation (ou "screening")
des législations nationales. Le détail de ce texte n’est pas encore connu, mais
il suivrait « à 98 %» le projet adopté en février par les parlementaires
européens en première lecture, qui n'a subi que «quelques retouches
cosmétiques», selon des diplomates. Première modification, le délai
d’application de ce texte dans les législations nationales est
exceptionnellement étendu à trois ans. De nombreux secteurs ont également
été exclus du champ d'application du texte à la demande de pays comme la France.
La directive sur la libéralisation des services ne devrait donc pas s’appliquer
aux services publics, aux services sociaux, de sécurité et de santé, aux
activités bancaires, notariales, portuaires. Autres exceptions, les agences de
travail temporaire, du transport, de l'audiovisuel ou des jeux de hasard. Après
ce compromis des 25, la directive devra être soumise à une deuxième lecture devant le Parlement prévue à l’automne.
>
http://www.touteleurope.fr/index.php?&id=63&cmd=FICHE&uid=88&cHash=7b549c17c0
Au même moment, un collectif de 14 organisations des domaines
du social et du médico-social (dont la MGEN, la MFP et la MSA) a présenté, mardi
30 mai, à l'issue d'une conférence sur l'avenir des services sociaux d'intérêt
général (SSIG), une résolution commune qui formule neuf propositions aux
institutions communautaires et aux pouvoirs publics français. Leur but est de contribuer, par ce texte, "aux futurs débats
européens sur l'élaboration d'un cadre communautaire adapté aux SSIG",
précise ce collectif dans un communiqué. Parmi les neuf revendications, le
collectif demande l'adoption d'une directive sectorielle sur les SSIG
économiques (SSIEG), qui établirait leurs conditions de mise en oeuvre dans les Etats-membres.
> Résolution consultable en ligne sur le site "Agir ensemble pour des Services
Sociaux d'Intérêt Général de qualité de Europe" :
http://www.ssig-fr.org
ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé
Remise du second rapport d’activité de l’observatoire national de la démographie des professions de santé
30/05/06 - L'Observatoire national de la démographie des
professions de santé (ONDPS), présidé par le Pr Yvon Berland, a remis lundi
29 mai au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, son second rapport annuel
portant sur l'année 2005. Au cours de l’année dernière, l’Observatoire a
poursuivi trois objectifs : actualiser et affiner les connaissances globales
relatives aux effectifs des différentes professions de santé et à leur
répartition en mettant en lumière les principaux facteurs de changement ou de
tension, mais aussi l’hétérogénéité des problématiques professionnelles ;
apporter un éclairage plus détaillé sur certaines professions, notamment sur
l'avenir de la médecine générale (qui subit une désaffection inquiétante), l'évolution du métier de pharmacien et les
infirmières ; achever le cycle d’auditions des professionnels entamé en 2004 en
rencontrant l’ensemble des professions médicales et paramédicales.
Parmi ses "nouvelles préconisations", l'ONDPS demande notamment d'inscrire les
décisions sur les numerus clausus et les quotas de formation dans "des plans
pluriannuels", de mettre en œuvre le répertoire partagé des professions de
santé, d’établir un état des lieux de l’évolution démographique et des
ressources disponibles spécialités par spécialité et par domaine de santé,
d’améliorer la coopération entre professions de santé et d'accroître les
transferts de tâche, d’accroître la fonction de proximité des pharmacies
d’officine notamment parce qu’elles ont un rôle dans la prévention (observance,
bon usage du médicament) ainsi que dans le maintien à domicile.
Le ministre de la Santé "salue le travail effectué par l'Observatoire" et
rappelle que ces travaux "servent de fondement aux réflexions engagées sur la
démographie des professions de santé, qui ont d'ores et déjà permis de
développer un plan de démographie médicale pour les médecins de ville", présenté
fin janvier. Par ailleurs, une mission est actuellement en cours, conduite par
le professeur Berland, sur la démographie des médecins hospitaliers. "Des
mesures relatives aux professions paramédicales seront annoncées courant septembre", a ajouté le ministre.
> Synthèse générale du rapport (60 pages) :
http://www.sante.gouv.fr/ondps/rapport.htm
Les médecins libéraux élisent leurs représentants aux unions régionales
29/05/06 - Quelque 120 000 médecins libéraux avaient jusqu'au 29 mai minuit pour envoyer leurs
bulletins de vote et élire leurs représentants aux 26 Unions régionales des
médecins libéraux (URML). Le scrutin s'est fait par correspondance depuis la
mi-mai. Les résultats de ces élections, qui sont les troisièmes de la sorte
après celles de 1994 et 2000, seront proclamés vendredi 2 juin dans la soirée.
La participation pourrait avoisiner les 60 %, un chiffre identique au dernier
scrutin de 2000, selon une porte-parole de la conférence nationale des présidents d'URML
Les syndicats en lice sont la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF),
MG-France (uniquement pour le collège généralistes), le Syndicat des médecins
libéraux (SML), la Fédération des médecins de France (FMF), Espace Généraliste
(nouvelle formation, uniquement pour le collège généralistes), et Alliance et
Union collégiale Uccmsf (uniquement pour le collège spécialistes).
Les résultats des élections aux Unions sont à suivre sur le site Egora.fr. Au
moment où je boucle la lettre, il semble se dessiner une nouvelle carte
syndicale au terme d'un vote-sanction infligé aux signataires de la convention
médicale avec la Sécurité sociale, notamment la CSMF.
>
http://www.egora.fr/3v_doc/ResultatsNationaux.xls
Un numéro thématique du BEH spécial Journée mondiale sans tabac
30/05/06 - Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacre un numéro spécial à un bilan de la lutte
contre le tabagisme en France. "Il faut aller plus loin", affirme Gilles Brücker,
directeur de l'InVS, dans son éditorial. Selon lui, l’interdiction de fumer dans
les lieux publics est impératif. Au sommaire du numéro : Le défi de la
prise en charge du tabagisme péri-opératoire, Grossesse et tabac : évaluation
objective des effets du tabagisme, Le tabagisme des
jeunes dans sept pays européens, Le tabagisme des adolescents en France,
suite aux récentes hausses des prix.
A l'occasion de la 19e Journée mondiale sans tabac le 31 mai, dont le slogan
choisi cette année est "Le tabac : mortel sous toutes ses formes", le journal La Croix
a réalisé un dossier sur les différentes méthodes pour arrêter de fumer. De son côté, le
ministre de la Santé lance un forum sur la question contreversée de
l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Par courrier ou sur Internet,
les français sont invités à donner leur point de vue. Xavier Bertrand assure
qu'une décision sera prise avant la fin de l'année. Après la chute liée aux
hausses de tarifs à répétition depuis 2002, les ventes de cigarettes repartent à
la hausse depuis le 1er janvier, notamment chez les jeunes, déplorent les
associations de lutte contre le tabagisme, lors d'une conférence de presse du 29
mai. "La consommation de cigarettes a augmenté de 3,8 % sur les quatre premiers
mois de 2006, par rapport à la même période de 2005", a indiqué le Pr Bertrand
Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT).
> Consulter le BEH n°21_22 en ligne :
http://www.invs.sante.fr/beh/2006/21_22/index.htm
> Le dossier de La Croix "Pour en finir avec la cigarette" :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2270457&rubId=5547
> Lancement du forum "Fumer dans les lieux publics : pour ou contre ?" à partir
du 30 mai. Xavier Bertrand a marqué l’ouverture de ce forum en répondant en
direct aux questions des internautes, lors d’un chat le 31 mai à 18h :
http://www.forum.gouv.fr
Rapport d’étape sur la Mission d’évaluation et d’expertise de la veille sanitaire en France
30/05/06 - L’objet de la mission confiée le 23 février 2006 à Jean François
GIRARD, par le ministre de la Santé, est pluriel. Il s’agit d’évaluer le système
de veille et de sécurité sanitaire existant, dans le but de proposer des moyens
permettant notamment de renforcer la réactivité du dispositif et l’anticipation
des situations d’urgence ou de crise sanitaire, en développant la prévision,
d'améliorer la surveillance des maladies infectieuses émergentes, de développer
l’interface entre la surveillance et la recherche, d'intégrer la dimension
internationale, d’une part, en développant les liens avec les systèmes de veille
sanitaire des pays étrangers et, d’autre part, en s’appuyant sur l’outre-mer
français. Le ministre demandait qu’une première note d’étape lui soit remise à
la mi-mai 2006, le rapport final étant prévu pour la deuxième partie du mois de
juillet. Le rapport d’étape remis le 14 mai décrit la diversité des crises, qui
ne permet pas d’avoir un modèle unique de réponse, énonce la complexité et
l’imbrication des fonctions nécessaires et la diversité des acteurs, et enfin
présente un certain nombre d’options à creuser, afin que le système puisse
s’améliorer, comme le renforcement de l’analyse stratégique, l’amélioration de
la gestion opérationnelle et la réponse aux spécificités locales.
> Rapport du 14 mai 2006 (26 pages) :
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/mission_veille_0506/rapport.pdf
Hôpitaux - Le palmarès 2006 du Point
01/06/06 - Comme chaque année, le magazine Le Point publie son « palmarès » des hôpitaux.
C'est le CHU de Lille qui obtient la première place du tableau d'honneur des 50
meilleurs hôpitaux de France, devant les CHU de Toulouse, de Bordeaux et de
Montpellier. Le premier des établissements mutualistes à être classé parmi les
meilleurs hôpitaux est l’Institut mutualiste Montsouris (Paris) qui se classe à
la 21e position. Dans cette dixième édition du palmarès, 700 établissements et pas
moins de 32 disciplines médicales et chirurgicales ont été analysés. Un
classement est inédit, celui des opérations des glandes parathyroïdes.
Retrouvez en ligne, sur le site du Point, 7 classements exclusifs : Chirurgie du
glaucome, Chirurgie des cancers du nez, de la bouche et de la gorge, Opérations
du foie et du pancréas, Interventions sur l'oesophage et l'estomac, Cures de
hernies abdominales et exérèses de la vésicule biliaire, Pneumologie, Maladies infectieuses et tropicales.
>
http://www.lepoint.fr/special_hopitaux/doc_1759.html
Les pathologies des personnes âgées vivant en établissement
02/06/06 - Le volet « pathologies et morbidité » de l’enquête auprès des
établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) de 2003, renseigné par
un médecin pour environ 4 500 résidants, permet d’acquérir une meilleure
connaissance des maladies dont souffrent les personnes âgées en institution. 85
% des résidants présentent ainsi une affection neuropsychiatrique. Il s’agit
notamment d’états dépressifs ou de syndromes démentiels qui concernent chacun
environ un tiers d’entre eux. Les maladies cardiovasculaires touchent les trois quarts des personnes âgées
vivant en établissement, l’hypertension artérielle étant en particulier au
premier rang des pathologies rencontrées, avec 47 % de personnes atteintes. La
moitié des résidants présentent par ailleurs au moins une affection ostéo-articulaire, surtout les femmes.
Enfin, les affections uro-néphrologiques et gastroentérologiques atteignent
environ un tiers des personnes âgées.Globalement, les résidants cumulent en
moyenne sept pathologies diagnostiquées, mais huit ou plus pour un tiers d’entre
eux, et près de la moitié de ceux accueillis en unité de soins de longue durée.
Ils consomment en moyenne 6,4 médicaments par jour, ce nombre atteignant 7,4
pour les personnes atteintes d’au moins huit pathologies.
> DREES – « Études et Résultats »
n° 494 – juin 2006 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er494/er494.pdf
Actualités sociales
NTIC - e-santé - e-administration
Le couple Axalto/Gemplus et Oberthur choisis par le GIE Sesam-Vitale pour la carte Vitale 2
30/05/06 - Le lancement de la carte Vitale 2 est prévu pour novembre 2006.
Suite à un appel d’offres lancé en 2005, le GIE SESAM VITALE
vient de retenir 3 industriels pour fabriquer et personnaliser les nouvelles
cartes Vitale avec photo : le leader mondial des cartes à microprocesseur Axalto, son nouveau partenaire Gemplus et enfin Oberthur.
Le marché de la carte Vitale 2 personnalisée représente un volume total de 50 millions de cartes.
Le contrat porte sur une durée initiale de deux ans renouvelables deux fois et
comprend la fourniture d'un minimum de 8 millions de cartes pour chacun des
groupes, avec une possibilité d'extension/renouvellement.
>
http://www.boursier.com/dispatch/axalto-gemplus-premier-contrat-majeur-pour-gemalto-news-187246.htm
> Communiqué du GIE SESAM-VITALE
http://www.sesam-vitale.fr/presse/pdf/CP_GIE_SESAM-VITALE_29mai2006.pdf
Le rapport d'activité du GIP-CPS pour 2005
31/05/06 - On y apprend une multitude de chose sur l'année passée, mais aussi
sur ce qui est en préparation. Si la télétransmission des FSE et des DRE aux
organismes d´assurance maladie obligatoire et complémentaire est l´application
la plus visible et la plus connue utilisant la carte CPS, le développement des
usages du système CPS est une priorité pour le GIP-CPS. La nouvelle carte
CPS2ter, arrivé sur le terrain dans d´excellentes conditions et de manière
totalement transparente, répond à la nécessité de maintenir un niveau élevé de
sécurité pour le système CPS. Le référencement des certificats CPS2ter auprès du
ministère des Finances et du GIP-MDS constitue une reconnaissance de la qualité
des produits et des services délivrés par le GIP-CPS. Elle permettra en outre
une extension de leur usage vers le secteur de l´administration (télé-déclarations
sociales et fiscales). Les Ordres, la CNAMTS et le GIP-CPS ont achevé en 2005
les travaux d´étude de faisabilité sur la sortie du Domaine Assurance Maladie
(DAM) de la carte CPS. La décision de décharger la carte CPS de ses fonctions
spécifiques, en particulier le DAM, favorisera la fusion de la carte CPS et de
la carte ordinale. Outre son implication dans les grands projets
nationaux, notamment le DMP, la T2A ou l’Historique des Remboursements, le GIP-CPS développe le projet POUCE (Production Ouverte et Unifiée de
Certificats Électroniques) permettant de proposer une nouvelle offre de
certificats électroniques individuels d´authentification et de signature pouvant
être embarqués sur tous types de supports (clés USB, cartes sans contact,
serveurs de clés cryptographiques...) destinés particulièrement à répondre aux
besoins des établissements. Il a fait également des efforts du côté coût et
délivrance des cartes (baisse de 8 % en deux ans du prix de revient des cartes -
délai médian de réception des cartes passant de 48 jours à l´été 2002 à 25 jours
fin 2005). Ses objectifs futurs : réaliser la nouvelle CPS à partir d'une «
carte du marché » conforme aux standards, améliorer les conditions d´utilisation sur le terrain, ...
> rapport annuel - 57 pages :
http://www.gipcps-presse.com/pages/publications/RAGIP05.pdf
Lancement officiel des expérimentations du DMP sur le terrain
01/06/06 - Les conditions du démarrage des expérimentations du DMP sur le terrain sont enfin remplies, annonce le GIP-DMP dans un
communiqué du 1er juin. En effet, le 18 mai, Xavier Bertrand a agréé six
hébergeurs de données de santé pour la durée des expérimentations après avis du
comité d'agrément des hébergeurs. Et le 30 mai, la CNIL, réunie en séance
plénière, a autorisé les traitements informatiques prévus pour ces
expérimentations. Ces expérimentations vont pouvoir commencer dès le 1er juin.
Elles concernent 30 000 dossiers de patients réels ouverts sur la base du
volontariat des patients et des professionnels de santé, rappelle le GIP.
> Communiqué du 1er juin :
http://www.d-m-p.org/docs/CommuniqueGIP_DMPdu310506.pdf
La MSA rejoint Adèle
02/06/06 - Les assurés MSA peuvent désormais effectuer le changement d'adresse
de leur résidence principale via le site d’Adèle
www.changement-adresse.gouv.fr.
Par ailleurs, la MSA étend à tous les employeurs agricoles l'utilisation du
titre emploi simplifié agricole (TESA) pour répondre à leurs attentes et ainsi
améliorer la qualité de service qu'elle leur rend.
> Les communiqués :
http://www.msa.fr/front/id/msafr/S1096560610864/S1096560619083/S1096560619192
L'actualité des sites Internet
CPAM 38 de l'Isère - Vienne
29/05/06 - Ouverture du site de la caisse de Vienne depuis le 22 mai 2006
>
http://www.vienne.ameli.fr
Un nouveau site pour le GIP-DMP
31/05/06 - A l'occasion du lancement des expérimentations sur le terrain,
découvrez le nouveau look du site du GIP entièrement refondu le 30 mai. Une
d'information autour de l'expérimentation sera publiée régulièrement à partir du
mois de juin 2006 (abonnement possible).
> http://www.d-m-p.org/
Le site de la Commission européenne sur la CEAM fait peau neuve
01/06/06 - La nouvelle version du site réalisé en anglais, allemand et en Français a été
mise en ligne ce 1er juin 2006, précisément deux ans après la mise en
circulation de la carte européenne d'assurance maladie. Il présente différents
niveaux de lectures selon les besoins des internautes : un "aperçu" et une rubrique "ce que vous devez savoir" seront consultés
rapidement par les assurés. Deux FAQ ont été mises à jour, pour répondre aux
questions des assurés pour la première, et des prestataires de soins pour la
seconde. Enfin, les spécialistes du domaine trouveront toutes les informations
pointues qu'ils souhaitent, qu'elles soient d'ordre juridique ou historique,
sous "le coin des experts". Le site permet de visualiser les cartes en circulation dans tous les Etats concernés.
> Site sur la carte européenne d'assurance maladie en français, anglais et allemand :
http://ec.europa.eu/employment_social/healthcard/index_fr.htm
Le portail téléservices des Cpam de Haute-Normandie
02/06/06 - Ce site Internet mutualisé regroupe les caisses de Dieppe, Elbeuf, Le
Havre, Rouen et Evreux. Il est destiné à faciliter les relations entre les
caisses primaires de Haute-Normandie, les employeurs et les professionnels de
santé. Les professionnels de santé se voient proposés dès le 1er juin la
consultation en ligne de tous les règlements effectués en tiers payant par les
caisses adhérentes avec un historique débutant le 1er décembre 2005.
Quant aux employeurs (qui pratiquent la subrogation), ils pourront accéder au
nouveau service « Vos paiements en ligne ».
>
https://www.cpam-haute-normandie.fr/WEBHN/index.jsp
Sélection de textes réglementaires - JO et circulaires
Sécurité sociale
- Arrêté du 2 mai 2006, JO du 30/05/06, portant approbation des
modifications de la convention constitutive du groupement d'intérêt public « Carte de professionnel de santé ».
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANP0622095A
- Arrêté du 23 mai 2006, JO du 31/05/06, fixant les prélèvements provisionnels à opérer sur le produit au titre de l'année 2006 de la
contribution sociale de solidarité instituée par l'article L. 651-1 du code de la sécurité sociale
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANS0622197A
- Arrêté du 18 mai 2006, JO du 1/06/06, fixant la répartition entre les régimes obligatoires d'assurance maladie de la
participation au financement du fonds pour la modernisation des établissements de santé publics et privés pour 2006
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANS0622101A
- Décret n° 2006-642 du 31 mai 2006, JO du 2/06/06,
relatif au financement et à la tarification de certains établissements et services sociaux et médico-sociaux
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANA0621733D
- Décret n° 2006-644 du 1er juin 2006, JO du 2/06/06, relatif aux prestations maternité des professionnelles de santé relevant du
régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (le décret
aligne la durée du congé de maternité des professionnels de santé sur celui
des salariés, soit six semaines avant l'accouchement et dix semaines après)
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANS0621876D
- Arrêté du 30 mai 2006, JO du 2/06/06, pris pour l'application des articles L. 162-9 et L.861-3 du code de la sécurité sociale
et relatif aux soins dentaires prothétiques ou d'orthopédie dento-faciale pris
en charge par la protection complémentaire en matière de santé (Les tarifs des
actes de prothèses dentaires et d'orthopédie dento-faciale prodigués aux
bénéficiaires de la CMU-C sont revalorisés de 30 %)
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANS0621944A
Santé - social
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