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SOMMAIRE
Actualités professionnelles
Sécurité sociale
Le point d'information trimestriel de Commission des comptes sur la situation financière du Régime général
La CADES lance une nouvelle émission obligataire à 3 ans d'un montant de 2 milliards de dollars
Votre carrière
Nouvelle réglementation sur le cumul d'emplois dans les organismes se sécurité sociale
Maladie
Roselyne Bachelot précise son "projet de loi sur l'accès aux soins" prévu pour l'été
Progression de 4 % des dépenses d'assurance maladie du RSI en 2007
Bientôt une nouvelle convention CNAM / opticiens
Circulaire Bachelot : l'Ordre des médecins s'insurge contre les entraves à la PDS
Les deux CPAM du Finistère ne seront plus qu'une début 2010
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Près de 300 000 créations d'emplois dans le secteur concurrentiel en 2007
Retraites - personnes âgées
Le Fonds de réserve pour les retraites a accumulé 34,5 milliards d'euros fin 2007
L'évaluation du montant des droits familiaux au programme de la réunion du COR du 13 février
Famille
Suppression de la déclaration de ressources aux CAF
Une nouvelle publication de l'Observatoire de la petite enfance
La CNAF intensifie sa politique de contrôle pour lutter contre les fraudes
Dépendance
Le secteur de la dépendance, ce sont « 400 000 emplois à créer à l'horizon 2015 »
Actualités générales
Actualité santé
La synthèse de première phase des états généraux de l'organisation de la santé
La FNORS publie ses indicateurs transversaux de santé publique dans les régions de France
Baisse du prix des médicaments dans les départements d'outre-mer : mise en oeuvre d'un plan étalé dans le temps
Cancer de l'utérus : l'âge de la vaccination remis en cause par l'Académie nationale de médecine
Campagne tarifaire 2008. Hôpitaux et cliniques demandent des tarifs moins serrés
Le premier rapport d'activité du Comité d'évaluation de la tarification à l'activité (T2A)
La dynamique du marché de l'automédication se confirme en 2007 !
Actualité sociale
La FNATH et l'AFM déplorent une mise en oeuvre trop lente de la loi handicap trois ans après sa promulgation
Évolution et portrait des bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés
Ntic / e-santé / e-administration
Un projet de loi étendant les possibilités de recours aux contrats de partenariat
Réforme du DMP. Les industriels du LESISS soutiennent les prises de position du CNOM
TIC et personnes fragilisées : Christine Lagarde salue le séminaire AAD du 6 février
Agenda
Santé, solidarité, éthique. Journée Bioéthique de la MGEN, mercredi 12 mars 2008
Ouvrages
Trois leçons sur l'Etat-providence
L'actualité des sites Internet
Martin Hirsch ouvre un blog sur le Grenelle de l'insertion
Éléments de diagnostic sanitaire en Île-de-France
Actualité du J.O.
Autres publications retenues
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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES
Sécurité sociale
Le point d'information trimestriel de Commission des comptes sur la situation financière du Régime général
11/02/08 - Sur l'ensemble de 2007 la situation financière du régime général est "sensiblement plus dégradée" qu'elle ne l'était
l'année précédente, prévient la CCSS dans son point d'information de février 2008. Comme chaque trimestre, on retrouve un certain
nombre d'indicateurs de recettes et dépenses du régime général ainsi qu'un bilan des créances du régime général sur l'État, sur la base
des dernières données connues. Ainsi, la masse salariale du secteur privé, sur laquelle repose la majeure partie des recettes du régime
général, progresse au 3e trimestre 2007 de 4,6 % en glissement annuel, alors que la croissance des encaissements est de 3,4 % sur la même
période. L'écart avec la tendance de la masse salariale s'explique par la montée des exonérations de cotisations. Côté dépenses, outre
les mauvais chiffres du risque maladie, la CCSS souligne qu'à fin 2007 les pensions de droit direct augmentent de 6,8 % en glissement
annuel et de 6,7 % sur une année complète mobile, soit une augmentation en volume de 4,9 % en glissement annuel, que les prestations
familiales versées par les CAF sont sages à + 2,9 % sur une année complète mobile. La dette de l'Etat vis-à-vis de la
Sécurité sociale a atteint 1,8 milliard d'euros au 31 décembre 2007 en dépit de l'apurement de 5,1 milliards intervenu le 5 octobre
dernier. Si l'Etat a soldé sa dette passée, la créance s'est en partie reconstituée l'an dernier en raison de l'insuffisance des
dotations budgétaires prévues par le gouvernement Villepin pour compenser les exonérations ciblées de cotisations (jeunes, DOM, etc.) et
rembourser à la Sécurité sociale des prestations relevant de l'Etat payées par cette dernière (AME, AAH, etc.). A signaler également la
plus-value de 1,1 milliard d'euros de recettes de CSG "capital" (revenus du patrimoine et de placement) pour le régime général
en 2007 par rapport à la prévision retenue dans le rapport à la CCSS de septembre 2007. Elle bénéficie principalement à la
CNAM (+ 930 millions) et dans une moindre mesure à la CNAF (+ 180
millions). La Commission des comptes n’a pas encore donné les chiffres précis du déficit
de la Sécu sur l’année passée qui devrait avoisiner les 11 milliards.
> Point d'information n° 8 - février 2008 :
http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/notesconj/conj200802.pdf
La CADES lance une nouvelle émission obligataire à 3 ans d'un montant de 2 milliards de dollars
14/02/08 - Gros succès le 13 février pour la Caisse d'amortissement de la dette sociale qui est parvenue à boucler en quelques heures
son premier emprunt en devise. L'organisme qui avait prévu de placer un emprunt d'un milliard de dollars en a finalement levé deux
(1,35 milliard d'euros), les banques centrales, notamment émergentes, ayant massivement souscrit. L'emprunt a été placé à échéance de
trois ans pour un taux de 2,625 %. Le moment était propice pour lancer l'opération compte tenu d'un retour à une plus grande visibilité
sur les taux dans la foulée des interventions des banques centrales. Il s'agit également de la première émission depuis la crise
financière de l’été 2007. La Cades a prévu d'émettre en 2008 environ 9 milliards d'euros, soit une somme proche de l'année dernière.
La prochaine étape de ce plan de financement devrait être le lancement d'un emprunt indexé sur l'inflation française avant le
traditionnel emprunt en euros. Tout ceci à périmètre constant, l'Etat pouvant élargir le rôle de la caisse au financement des dettes
actuelles de la Sécurité sociale.
> Communiqué de la Cades :
http://www.cades.fr/fr/actualite/commu/08-02-13.asp
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Votre carrière
Nouvelle réglementation sur le cumul d'emplois dans les organismes se sécurité sociale
14/02/08 - Dans une circulaire du 13 février 2008, l'UCANSS précise que certaines règles relatives au cumul d'emplois ont été modifiées
par la loi n°2007-148 du 2 février 2007 sur la modernisation de la Fonction Publique et le décret n°2007-658 du 2 mai 2007 relatif au
cumul d’activités des fonctionnaires. Au regard de ces dispositions, et en attendant le décret en Conseil d'Etat qui préciserait les
règles applicables pour les salariés des organismes de sécurité sociale, il convient d'appliquer les textes propres aux fonctionnaires.
Vu le nombre important d'interrogations sur le sujet, l'UCANSS a tenu à préciser l'application de cette nouvelle réglementation
dans une note technique rappelant le principe du non cumul d'emplois, les
dispositions particulières applicables aux salariés à temps partiel et les dérogations admises par les textes.
> Lettre circulaire de l'Ucanss du 13 février 08 et note technique en ligne :
http://dom-extra.ucanss.fr/ucanss/public/prod/tc.nsf/wmIndexLCU2008?OpenForm&Start=1&Count=30&Expand=1&Seq=2
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L'Assurance maladie
Roselyne Bachelot précise son "projet de loi sur l'accès aux soins" prévu pour l'été
15/02/08 - Interviewée par le Quotidien du médecin (15-02), la ministre de la Santé a indiqué que l'architecture du projet de loi est
globalement arrêtée. Il serait découpé en quatre parties consacrées aux soins de premier recours, aux
Agences régionales de santé, à l'hôpital et à la santé publique. Ce projet de
loi, que la ministre nomme "projet de loi sur l'accès aux soins" dans
l'entretien, doit être prêt cet été. La mise en place des ARS "sera la plus
grande réforme administrative depuis vingt cinq ans", a estimé Mme Bachelot.
Comme le préconise le récent rapport Ritter, la ministre s'est prononcée pour un
périmètre large de compétences pour ces futures entités régionales "avec la
médecine de ville, l'hôpital et le médico-social". "Je veux également que la
santé publique soit territorialisée, régionalisée dans certains domaines comme
celui de la prévention par exemple", a-t-elle précisé. Interrogée sur le rôle
des ARS dans la régulation des dépenses et des accords avec les professionnels
de santé, elle répond que "la politique conventionnelle sera toujours conduite
au niveau national. L'Etat et l'Assurance maladie, avec le réseau des caisses,
garderont leur identité, leur compétence mais je souhaite que les relations se
renforcent entre l'Etat et l'Assurance maladie. Je ne serais pas la ministre de
la Santé qui fermera le 14, avenue Duquesne. Je ne suis donc pas favorable, à
titre personnel, à une agence nationale de santé" .Concernant l'hôpital, la
ministre explique que "les règles de gestion et de gouvernance seront rénovées".
Elle souhaite par ailleurs "mutualiser les ressources" des hôpitaux, "ce qui
signifie des regroupements et pas des fermetures d'hôpitaux". Mme Bachelot n'
exclut pas de porter le prix de la consultation d'un généraliste de 22 à 23
euros "dès le deuxième semestre" 2008, à condition que l'ONDAM 2008 fixé à 3,2 %
soit respecté. Concernant la création du secteur optionnel, elle annonce que
"les discussions ont d’ores et déjà commencé". Enfin, elle fait part de ses
réserves sur l'idée d'un "bouclier sanitaire", tout comme Eric Woerth.
Auditionnée le 12 février par la mission d'étude et de contrôle de la Sécurité
sociale (Mecss) de l'Assemblée nationale, au sujet de "la prescription,
la consommation et la fiscalité des médicaments", la ministre de la Santé
Roseline Bachelot est revenue sur le problème des franchises médicales, qui
pourraient être remboursées aux patients les plus défavorisés. Elle a ainsi
évoqué "des mécanismes qui permettraient de faire appel au fonds dédié de
l'assurance maladie" (fonds d'action sociale) "pour les personnes en très grande
difficulté". Interrogée sur les difficultés d'accès aux soins, la ministre a
également jugé que d'autres facteurs entrent en ligne de compte, notamment
"les dépassements d'honoraires". "J'ai vraiment inscrit comme priorité de mon
action de les maîtriser", a-t-elle indiqué aux députés. Concernant
l'information des médecins sur le médicament, qui "doit d'abord être assurée par
les institutions publiques", la ministre envisage l'ouverture pour ... "fin
2009" d'une "base de données unique accessible gratuitement" à partir des
travaux respectifs de l'AFSSAPS, de la HAS et de l'Assurance maladie sur le
médicament. Quant aux médicaments admis au remboursement, elle espère qu'une "réflexion sur les critères de
la commission de la transparence" permettra "une plus grande sélectivité dans le
choix des médicaments remboursés".
> Le Quotidien du médecin des 14 et 15 février - interview reproduit dans la
revue de presse d'Espace généraliste :
http://www.espacegeneraliste.info/Revue-de-presse-du-15-Fevrier-2008#outil_sommaire_14
> Les comptes rendus de la MECSS - Travaux portant sur la prescription, la consommation et la fiscalité des médicaments :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-mecss/07-08/index.asp
Progression de 4 % des dépenses d'assurance maladie du RSI en 2007
11/02/08 - Le Régime Social des Indépendants présente à son tour le bilan 2007 des dépenses maladie de ses ressortissants. Les
dépenses de santé relevant du champ de l'ONDAM font apparaître une progression de 4 % (en données corrigées des jours ouvrés) sur
l'ensemble de l'année écoulée. Cette hausse des dépenses de santé et des frais médicaux s'inscrit dans des niveaux proches de ceux du
régime général (+ 4,1 % en 2007). Les soins de ville contribuent fortement à la croissance globale, avec + 5,1 % sur l'année 2007, tandis
que la progression des dépenses relatives aux établissements sanitaires reste très modérée : + 1,3 % pour le secteur privé et + 2,3 %
pour le public (chiffres provisoires). Les remboursements des consultations des généralistes, dont le tarif a été revalorisé cette année,
restent en forte croissance : + 8,5 % contrairement à ceux des spécialistes, + 0,6 %. Les produits de santé conservent un
rythme de croissance élevé : + 5,2 % pour les médicaments et + 11,1 % pour la L.P.P. A noter l'augmentation de la
population couverte pour sa santé par le RSI, soit plus de 4 % en 2007.
>
http://www.le-rsi.fr/actualites/progression_depenses_assurance_maladie.php
Bientôt une nouvelle convention CNAM / opticiens
19/02/08 - La commission paritaire nationale (CPN) de la convention CNAM, qui regroupe les organismes obligatoires d'assurance maladie,
l'Unom (Union nationale des Opticiens Mutualistes) et la Fnof (Fédération Nationale des Opticiens de France), vient d'annoncer qu'elle
porte à la signature des organisations d'opticiens une nouvelle convention qui remplacera celle du 14 octobre 2003. Ce texte approuvé le
28 janvier par le conseil de la CNAMTS a été transmis récemment aux différentes organisations d'opticiens. C'est un prolongement
conventionnel du décret du 14 avril 2007 qui a mis en oeuvre la réforme de la profession. Il clarifie et durcit ses dispositions.
"Il va plus loin que le décret, en précisant ses dispositions et en définissant des règles qualitatives de bonnes pratiques
professionnelles, de l'accueil du client à la réalisation de la prestation", a expliqué Frédéric Giraudet, en charge des
Conventions à la CNAM, au portail des décideurs de l'optique, Acuité. Retrouvez sur son site les principaux points du projet. Notons que
sa mise en oeuvre n'interviendra pas avant plusieurs mois. "Nous tablons sur une approbation finale dans le courant du troisième
trimestre 2008" pronostique M. Giraudet. En attendant, l'Uncam et les
opticiens se reverront le 11 mars pour finaliser le projet.
Dans les "indiscrétions" de la lettre protection sociale informations (13-02),
on apprendra la "fureur" des organismes d’assurance complémentaire apprenant par
la presse l'élaboration par la CNAM de ce projet de convention alors que le
"risque optique" a de bonnes chances de sortir bientôt de son domaine de prise en charge.
>
http://www.acuite.fr/articles.asp?REF=4534
Circulaire Bachelot : l'Ordre des médecins s'insurge contre les entraves à la PDS
15/02/08 - Suite à la communication d'une circulaire de Roselyne Bachelot aux préfets sur l'application de l'avenant 27, le Conseil national
de l'Ordre des médecins (CNOM) renouvelle sa vive inquiétude sur la préservation de la permanence des soins en France. Il dénonce "les
considérations strictement comptables ayant explicitement guidé la circulaire ministérielle", qui vise à ramener le nombre de secteurs de
garde sur le territoire national à 2000 contre 2500 aujourd'hui. "La re-sectorisation recherchée favorise les zones urbaines et les
associations spécialisées de médecins généralistes, aux dépens de secteurs démunis" des zones rurales, au mépris de leurs besoins
d’accès aux soins, dénonce le CNOM. "Les Conseils départementaux, dont l'avis est requis par la réglementation en matière de
re-sectorisation, ne pourraient pas accompagner le dispositif ainsi programmé", prévient le Conseil qui attend de la ministre de la Santé
que soit abandonné "ce dispositif aberrant de réduction des secteurs de garde". Il exige en outre que les pouvoirs publics
"permettent aux médecins, exerçant dans tous les départements dans lesquels un arrêté préfectoral d'extension de la permanence de soins
aux samedis après-midi a été pris, de bénéficier de l'avenant 27 de la Convention du 12 janvier 2005".
Par ailleurs, le CNOM publie, pour la 5ème année consécutive, les résultats de son enquête nationale sur la permanence des soins, assurée par
les médecins généralistes et les modalités de son organisation. L'enquête 2008 apporte un complément indispensable et un éclairage nouveau à la
suite du rapport Grall.
> Communiqué du CNOM :
http://www.conseil-national.medecin.fr/?url=presse/article.php&id=116&PHPSESSID=ae14096367ce3d559ef9490455bf3921
> La circulaire ministérielle du 8 février :
http://www.csmf.org/upload/File/Circulaires/2008/PDS_avenant27.pdf
> Intégralité de l'enquête sur l'état des lieux de la permanence des soins en janvier 2008 :
http://www.web.ordre.medecin.fr/actualite/pdsquestionnaire2008.pdf
Les deux CPAM du Finistère ne seront plus qu’une début 2010
16/02/08 - Les deux caisses de Brest (430 salariés) et de Quimper (330) ne seront plus qu’une début 2010. Une dépêche du Télégramme.com rappelle
que "les signes avant-gardistes à cette union ne manquent pas depuis quelques années : agent comptable commun, harmonisation de certaines
procédures, ratification d’une "charte de coopération". Cette fusion de deux caisses, la première du genre dans l'Assurance maladie,
est prévue début 2010, "au mieux le 1er janvier", se réjouit le directeur général de la CNAMTS venu
jusqu’à Brest pour l’événement. Dans les faits cette fusion ne pénalisera pas les assurés sociaux, ni les personnels, selon les responsables.
Pour ces derniers, "la mobilité ne se fait que sur volontariat, il n'y aura pas de plan
de licenciement individuel. Notre maillage va peut-être même grandir", assure-t-on.
>
Le Télégramme du 16 février
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Recouvrement - emploi - assurance chômage
Près de 300 000 créations d'emplois dans le secteur concurrentiel en 2007
15/02/07 - Au 31 décembre 2007, le nombre de salariés des secteurs "principalement marchands" dépassait les 16 millions de personnes
soit une hausse de 1,9 % par rapport à 2006, selon des chiffres provisoires de l'INSEE diffusés le 15 février par le ministère de l'Emploi.
La ministre de l'Économie et de l'Emploi, Christine Lagarde, s'est félicitée dans un communiqué "de la vigueur remarquable des créations
d'emplois en 2007 (+ 298 000)", saluant "un rythme inédit depuis l'an 2000". Par secteurs d'activité, la construction
et les services tirent l'emploi. Les économistes tablent sur un ralentissement en 2008. Les résultats définitifs seront publiés le 21 mars.
Le bulletin de la DARES indique que la durée hebdomadaire collective moyenne du travail est de 35,6 heures à la fin 2007. Un chiffre stable
depuis 2002 alors que la loi favorisant les heures supplémentaires est entrée en vigueur en octobre. Enfin, l'indice du salaire mensuel de base
brut (SMB), qui exclut les primes et les heures supplémentaires, progresse sur l'année 2007 de 2,6 %, alors que l'inflation augmente de 2,5 %.
Le pouvoir d'achat des ménages stagne (+ 0,1 point).
> DARES - Premières Informations Premières Synthèses 2008-08.2 - "Activité et conditions d'emploi et de la main-d’œuvre au
4ème trimestre 2007 : Résultats provisoires" :
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/2008.02-08.2.pdf
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Retraites - personnes âgées
Le Fonds de réserve pour les retraites a accumulé 34,5 milliards d'euros fin 2007
13/02/08 - Les actifs du Fonds de réserve pour les retraites (FRR) s'élevaient à 34,5 milliards d'euros au 31 décembre 2007, en
augmentation de 3,3 milliards d'euros par rapport à fin 2006, selon les résultats provisoires publiés le 12 février 2008. Pour une large
part (1,7 milliard), la hausse est due aux abondements de l'Etat - légèrement plus élevés que l’année précédente. Pour l’autre partie
(1,6 milliard), le gain reflète une performance du portefeuille de 4,8 %. Le contexte de marché - tout particulièrement le repli des
marchés boursiers en fin d'année 2007 - a pesé sur le résultat du FRR.
>
http://www.fondsdereserve.fr/IMG/pdf/resultats_provisoires_fin_2007.pdf
L'évaluation du montant des droits familiaux au programme de la réunion du COR du 13 février
14/02/08 - Dans le cadre de la préparation du prochain rapport du Conseil d'orientation des retraites qui sera consacré aux droits familiaux et
conjugaux, cette séance du 13 février a été consacrée à l'évaluation du montant des droits familiaux, au niveau global (dépenses des régimes) et
au niveau individuel (impact sur les pensions des intéressés). Ces droits ont été réévalués en vue du prochain rapport et afin de fournir des
indications sur les tendances futures. S'agissant des droits conjugaux, l'actualisation ne pose pas de difficultés. La part des réversions
devrait - à législation inchangée - diminuer constamment sur la période 2006-2050, cette diminution se ralentissant progressivement : de 13,6
% en 2006, cette part descendrait à 11,4 % en 2020 puis à 9,8 % à l'horizon 2050. La progression de l'activité féminine, particulièrement
marquée pour les générations du « babyboom » qui vont liquider leur retraite dans les prochaines années, explique cette tendance. S'agissant
des droits familiaux, l'évaluation des montants nécessite un travail bien plus complexe car les comptes des régimes n'isolent pas les dépenses
à ce titre. Le montant global des droits familiaux inclus dans les pensions de droits directs en 2006 est ainsi évalué à environ 14 milliards
d'euros, ce qui représente 7,9 % de la masse des retraites de droits directs, soit encore près de 6,8 % de la masse totale des retraites
(droits directs + droits dérivés). Les majorations de montants pour trois enfants et plus, présentes dans tous les régimes, demeurent
le droit familial le plus important. Ce droit représenterait en 2006 environ 3,5 % des dépenses du système de retraite. Ces résultats restent
provisoires, dans la mesure où le secrétariat général du COR n'a pas achevé à ce jour la validation des données fournies par les différents
régimes. De plus, l'exercice d'évaluation présente de nombreuses limites.
> Les huit documents de travail de la réunion du 13 février :
http://www.cor-retraites.fr/article327.html
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Famille
Suppression de la déclaration de ressources aux CAF
13/02/08 - Les ministres Xavier Bertrand et Eric Woerth ont présenté mardi 12 février lors d'une visite à la CAF du Val de Marne, à
Créteil, la mesure de suppression en 2008 de la déclaration de ressources aux Caisses d'allocations familiales et ses implications
concrètes dans le quotidien des usagers et des agents. Ainsi, cette année, les allocataires rempliront uniquement leur déclaration de
revenus au titre de l'impôt sur le revenu et la CNAF sera directement informée par l'administration fiscale des ressources des
allocataires sur la base des déclarations de revenus. Au cours de la visite, les ministres ont échangé avec les agents et allocataires présents
dans les locaux de la CAF sur les avantages de cette mesure de simplification : une formalité administrative pour les allocataires en moins,
libération du temps pour les agents des CAF leur permettant d'offrir un service encore meilleur aux familles, suppression du risque d'écart
entre les montants déclarés aux deux administrations, ce qui supprimera les rappels ou indus qui naissaient du
processus de vérification a posteriori. Cette mesure ne concernera toutefois que
85 % des quelque 9 millions d'allocataires remplissant une déclaration de
ressources. En effet, les bénéficiaires du RMI et de l'API continueront à
remplir également une déclaration trimestrielle pour l'obtention ou le
renouvellement de leurs droits à ces deux prestations. Par ailleurs, les
allocataires qui déclarent pour la première fois l'impôt sur le revenu devront
aussi remplir les deux déclarations la première année ; ils pourront, l'année suivante, bénéficier de ce dispositif simplifié.
Afin d'informer les usagers concernés par cette simplification administrative,
la CNAF et la Caisse centrale de MSA vont lancer une campagne de communication
qui se déroulera tout au long de l'année 2008.
>
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/communiques/suppression-declaration-ressources-aux-caf-7371.html
> L'information pratique sur le portail des CAF :
http://www.caf.fr/wps/portal/particuliers/suppressiondr
Une nouvelle publication de l'Observatoire de la petite enfance
15/02/08 - Piloté par la CNAF, l'Observatoire national de la petite enfance associe l'ensemble des services statistiques et d'études des
institutions impliquées dans les politiques de la petite enfance, ainsi que les services qui définissent ou mettent en oeuvre ces politiques
(DREES, INSEE, Education nationale, CCMSA). Découvrez sur le site de la CNAF la nouvelle lettre de l'Observatoire. Grâce à elle, vous pourrez
suivre les séances bimestrielles de l'Observatoire. Le résumé des interventions des chercheurs invités, le compte rendu des débats et les
brèves vous permettront d'être au cœur de l'actualité de la recherche sur la petite enfance. Le premier numéro est consacré à la séance
de l’Observatoire du 12 novembre dernier qui avait pour thème les stéréotypes liés au sexe dans la petite enfance.
> Le numéro 1 :
http://www.caf.fr/pdfj/LettreObservatoireN1.pdf
La CNAF intensifie sa politique de contrôle pour lutter contre les fraudes
17/02/08 - Dominique Libault, directeur de la Sécurité sociale et Philippe
Georges, directeur général de la CNAF ont tenu un point presse sur la politique
de contrôle pour lutter contre les fraudes le vendredi 15 février 2008. Depuis
deux ans, la Caisse nationale des allocations familiales a lancé un programme
anti-fraudes et veut l'intensifier en 2008 grâce à des outils nouveaux de
contrôles, a expliqué Philippe Georges, en réunissant pour l'occasion à Paris
les 123 "référents fraude" des différentes CAF de France. Cette année, le
"répertoire national des bénéficiaires" (RNB) est ainsi mis en place, prélude au
futur "répertoire national commun de la protection sociale". Il se substitue aux
fichiers individualisés des 123 caisses et permettra de signaler automatiquement
les doubles affiliations. Après autorisation de la CNIL, la CNAF va créer une
"base d'information nationale sur la fraude" destinée à faciliter la
connaissance des dossiers frauduleux et qui sera partagée avec les autres
organismes. Cette année aussi seront mis en place les échanges automatisés de
données, avec l'administration fiscale notamment. Les CAF pourront également
bénéficier d'une "extension du droit de communication", au même titre que le
fisc, avec EDF, GDF, les opérateurs de téléphonie, les employeurs ou les banques
qui devront fournir aux contrôleurs les informations demandées. Enfin, le futur
accord d'intéressement qui va être signé avec les partenaires sociaux intégrera
des critères d'évaluation de l'action contre la fraude, a précisé Philippe Georges.
Pour Dominique Libault, le récent décret permettant la prise en compte du niveau
de vie dans l'attribution de certaines prestations sociales, et notamment le
RMI, "ne concernera que des situations totalement marginales", et "n'est pas
destiné à être utilisé systématiquement". En 2006, quelque 40 millions
d'opérations de contrôles ont été menées, contre 30 millions en 2005, soit 3 654
fraudes recensées, contre 2 295 en 2005, pour un montant de 35,1 millions
d'euros. Une fraude avérée sur deux fait l'objet de plainte pénale et une sur
quatre aboutit à une poursuite devant les tribunaux pour faux et usage de faux
ou escroqueries, a précisé Daniel Buchet, le "monsieur fraude" de la CNAF. En
2006, 200 peines d'emprisonnement ont été prononcées, indique Philippe Georges,
qui note une "amélioration de la prise en compte des fraudes par les parquets".
Le bilan pour l'année 2007 sera connu en avril.
> Dossier de presse de la CNAF - 13 pages :
http://www.annuaire-secu.com/pdf/point-presse-cnaf-150208.pdf
>
http://www.challenges.fr/20080211.CHA7398/fraudes_la_cnaf_renforceses_controles.html
>
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080215/tfr-social-famille-rmi-secu-fraudes-b7b6525_1.html
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Dépendance
Le secteur de la dépendance, ce sont « 400 000 emplois à créer à l'horizon 2015 »
15/02/08 - Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, a présenté le 12 février ses priorités et ses objectifs pour l'élaboration
d'un plan des métiers au service des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes. Rappelons que les plus de 75 ans
représenteront 13,3 % de la population en 2015, contre 8 % aujourd'hui. Pour répondre aux besoins croissants, il est
nécessaire d'identifier les besoins, de recruter et former de nouveaux professionnels,
de valoriser les métiers de la dépendance. La méthode
repose sur les compétences des régions qui ont depuis 2005 responsabilité de la définition et de la mise en oeuvre de la politique de
formation des travailleurs sociaux, dans le cadre du schéma des formations sociales. L'Etat souhaite contractualiser avec les régions et
leurs partenaires. Dans cette perspective, il s'apprête à signer une convention expérimentatrice avec le Nord Pas de Calais. Les autres régions
pressenties sont l'Alsace et le Centre. Pour accompagner ces expérimentations, un comité de pilotage sera créé au niveau national. Dans un
entretien aux Echos (12-02), la secrétaire d'Etat estime à "400 000" les besoins dans le secteur de la dépendance "à l'horizon 2015".
La moitié d'entre eux correspondrait aux remplacements des départs en retraite et l'autre moitié à des créations d'emplois. "Ces besoins
croissants sont liés à l'augmentation du nombre de personnes âgées et aux mesures nouvelles décidées pour y faire face, telles que la création
de places en maisons de retraite ou de soins à domicile", explique Valérie Létard.
Par ailleurs, Xavier Bertrand et Valérie Létard ont confié à Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle, une mission de réflexion et
de propositions sur l'accueil familial des personnes âgées et handicapées qui constitue une forme d'accueil de proximité et une véritable
alternative au placement en établissement.
> "Vers des plans régionaux des métiers au service des personnes handicapées et
des personnes âgées dépendantes" - Le dossier de presse :
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_PH-PA.pdf
Le
discours de la ministre
> Interview de Valérie Létard dans Les Echos :
http://www.lesechos.fr/journal20080212/lec1_france/4685957.htm?xtor=EPR-1000
> La lettre de mission à Valérie Rosso-Debord :
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/Lettre_de_mission_Valerie_ROSSO-DEBORD.pdf
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ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé
La synthèse de première phase des états généraux de l'organisation de la santé
12/02/08 - La première phase des états généraux de l'organisation de la santé (EGOS ) s'est achevée le 8 février lors d'une
grand-messe organisée à Paris. En clôture de cette première journée de restitution nationale des EGOS, centrée sur la "médecine
générale de premier secours", à laquelle ont participé plusieurs centaines d'invités (élus, professionnels de santé, patients,
représentants syndicaux et jeunes médecins), Roselyne Bachelot a annoncé les mesures qu'elle propose pour améliorer la répartition des
professionnels de santé sur le territoire. Elle a repris à son compte la plupart des mesures assez consensuelles discutées depuis trois
mois. Ainsi, elle préconise que le métier de médecin généraliste de premier recours soit enfin défini dans le code de santé publique
avec l'ensemble de ses activités et missions, que la formation initiale soit adaptée, la filière de médecine générale renforcée, et
le diplôme d'études spécialisées revalorisé. Elle souhaite parallèlement promouvoir un recrutement plus interrégional et moduler le
numerus clausus en fonction des besoins des régions et de la démographie médicale dans une "stratégie pluriannuelle". Les
autres pistes reprises portent sur le principe d'un guichet unique régional d'information et d'aide à l'installation des
professionnels de santé, le regroupement des professionnels sous toutes ses formes, l'aide à la création de maisons
de santé pluridisciplinaires (une centaine dès cette année, dixit Mme Bachelot au quotidien Le Monde),
de contrats territoriaux d'installation signés entre les étudiants en médecine,
l'assurance maladie et les collectivités territoriales, la facilitation de l'exercice en cabinets
secondaires (ou l'exercice à temps partiel) en complément d'un temps partiel hospitalier, ... Mais pas question de remettre en cause
"les principes fondamentaux de la médecine libérale", a rassuré la ministre. Les mesures de régulation dans les zones
surmédicalisées ne sont donc pas à l'ordre du jour, sauf "dans des cas très spécifiques".
La limitation des dépassements d'honoraires, réclamée par Nicolas Sarkozy, n'a pas été abordée.
Retrouvez sur le site du Quotidien du médecin la synthèse des travaux du groupe permanent de concertation n° 1. Ce document rappelle le
contexte, les objectifs, la méthode et surtout les mesures proposées par le groupe (formation initiale, aides à l'installation, modes
d'exercice et de rémunération, régulation dans les zones surdotées, PDS...). Les EGOS se poursuivent avec les travaux du deuxième groupe
incluant cette fois-ci les médecins spécialistes et les professions paramédicales.
Les conclusions générales des EGOS, le 2 avril,
fixeront le cadre des négociations conventionnelles et inspireront le projet de loi sur la modernisation de la santé.
> Dossier de presse :
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-sante/dossiers-presse/etats-generaux-organisation-sante.html
> Le discours de Roselyne Bachelot :
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Le_discours_de_Roselyne_Bachelot-Narquin_EGOS_080208.pdf
> Document de travail :
http://www.quotimed.com/DocumentRoot/qdm/Iss14305/Pag111806/PDF_98037.pdf
>
"Roselyne Bachelot : "Inciter les médecins à exercer dans les zones en déficit"
- le Monde du 8 février
> Voir également le tour d'horizon effectué par la lettre "Pratiques en santé"
des démarches des URCAM dans le cadre de la création de maisons de santé pluridisciplinaires :
http://www.pratiquesensante.info/index.php?option=com_content&task=view&id=787&Itemid=48
La FNORS publie ses indicateurs transversaux de santé publique dans les régions de France
11/02/08 - Les données régionales présentées dans ce document de la Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé, qui
reposent pour une majeure partie sur la base de données SCORE-santé, forment un ensemble d'indicateurs transversaux venant éclairer les
objectifs de santé publique figurant en annexe de la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004. L'analyse de
ces indicateurs vise à présenter les caractéristiques générales dans lesquelles les différentes politiques et actions de santé publique
sont conduites. Sont ainsi abordés les éléments démographiques et socio-économiques caractérisant les régions de France ainsi que les
principaux indicateurs de santé : espérance de vie, grandes causes de mortalité, mortalité prématurée et principales causes de
morbidité aux différents âges de la vie.
http://www.fnors.org/fnors/ors/travaux/syntheseindicateurs.pdf
Baisse du prix des médicaments dans les départements d'outre-mer : mise en oeuvre d'un plan étalé dans le temps
18/02/08 - Le prix des médicaments outre-mer est plus important qu'en métropole (surcoût de l'ordre de 35 %) et cette majoration n'est pas
totalement justifiée par la chaîne de distribution de ces produits. Le Premier ministre avait annoncé le 5 janvier, dans une interview diffusée
sur RFO Martinique, qu'une première baisse de 3 % du prix des médicaments interviendrait en mars 2008 dans les DOM (voir lettre 282).
Roselyne Bachelot, ministre de la santé, et Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'outre-mer, confirment dans un communiqué le 12 février
avoir engagé la concertation avec les professionnels de ce secteur pour examiner avec eux les modalités d'une baisse les prix des médicaments
outre-mer "suffisamment significative". "Cette concertation, qui a eu lieu au plan local
comme au niveau national, a abouti de façon positive", indiquent les ministres.
"Elle se traduira par la mise en oeuvre d'un plan étalé dans le temps". Ainsi,
"la baisse du prix des médicaments sera tout d'abord adaptée en fonction de la
spécificité de chaque département ultramarin et de la situation particulière des
professionnels du médicament". Ils confirment les chiffres avancés début janvier
par François Fillon, soit "une première baisse de 3 % du prix public TTC aux
Antilles et à la Réunion", un effort réparti sur la marge des grossistes (70 %)
et sur celle des pharmaciens (30 %). La modification tarifaire entre en
vigueur le 15 mars pour les grossistes, et le 15 mai pour les officinaux. Les collectivités locales seront
sollicitées au travers d'une baisse de la fiscalité sur ces produits permettant
ainsi de limiter la baisse des marges pour les professionnels de ce secteur.
Dans un second temps, une mission de l'IGAS sur l'organisation du marché de la
distribution et la constitution des prix des médicaments sera diligentée dans
tous les départements ultramarins, en concertation avec les professionnels. La
situation particulière de la Guyane sera étudiée à cette occasion. "A l'issue de
cette mission, une nouvelle baisse pourra le cas échéant être envisagée".
Les pharmaciens domiens comptent réagir par l’arrêt du tiers-payant, le passage
en mode dégradé et peut-être le déconventionnement. A la Réunion, ils prévoient
d’attaquer cet arrêté en référé devant le Conseil d’Etat.
Par ailleurs, le gouvernement baisse les prix de plusieurs médicaments vedettes
en France métropolitaine. Les prix du Mopral, du Zocor et de plusieurs autres médicaments
très largement prescrits, qui ont perdu la protection de leur brevet, vont baisser de 10 % en juin, ceux de leurs
versions génériques de 4 %. Ces mesures destinées à réduire le déficit de
l'assurance maladie ont été décidées lors d'une réunion du Comité économique des
produits de santé (CEPS) avec les différents acteurs du secteur la semaine dernière,
annonce le quotidien Les Echos (12-02). Au total, les revenus des laboratoires
devraient être amputés de 72 millions d'euros : 50 millions pour les médicaments de marque et 22 millions pour les génériques.
Au-delà de ces baisses de prix touchant le répertoire générique, n'oublions pas
qu'une diminution tarifaire beaucoup plus large interviendra avec la parution de
l'arrêté instaurant une nouvelle marge pour les grossistes-répartiteurs. Dès la
publication de cet arrêté, très vraisemblablement avant la fin du mois de
février, tous les médicaments dont le prix est au moins égal à 0,82 euro (PFHT)
verront leur prix diminuer, prévient le Quotidien du pharmacien (18-2). Mais,
pour éviter des valses de vignettes à répétition, le CEPS a décidé de faire
coïncider l'ensemble de ces baisses de prix.
> Communiqué du 12 février :
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-sante/communiques/baisse-du-prix-medicaments-departements-outre-mer.html
> "Le gouvernement baisse les prix de plusieurs médicaments vedettes" :
http://www.lesechos.fr/info/sante/4685813.htm
> Arrêté du 7 février 2008, JO du 15/02/08,
fixant les coefficients de majorations applicables aux prix de vente des
médicaments dans les départements d'outre-mer
> Liste des spécialités concernées :
http://www.quotimed.com/DocumentRoot/qph/Iss14414/Pag112378/PDF_98264.pdf
Cancer de l'utérus : l'âge de la vaccination remis en cause par l'Académie nationale de médecine
13/02/08 - Depuis sa commercialisation en novembre 2006, plus de 435 000 doses
de Gardasil, vaccin destiné à prévenir le cancer du col de l'utérus et remboursé
par l'Assurance maladie, ont été délivrées en France. Alors que la vaccination
des jeunes filles a été fixée à 14 ans pour être prise en charge par la Sécurité
sociale, l'Académie nationale de médecine, dans un rapport présenté mardi 12
février, recommande de "reconsidérer l'âge de la primo-vaccination", rapporte Le
Monde (13-02). Le quotidien cite le Pr Pierre Bégué, membre de l'Académie et
coordonnateur de l'étude, qui déclare : "Nous sommes le seul pays à avoir choisi
14 ans. L'âge de 11-12 ans retenu ailleurs permet une efficience maximale,
notamment au regard de la durée de protection vaccinale, actuellement évaluée à
cinq ans". Le Monde relève par ailleurs que "l'Académie s'interroge sur
l'intérêt de la vaccination de rattrapage conseillée "pour les jeunes femmes de
15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard dans
l'année suivant le début de leur vie sexuelle". L'efficacité diminuant fortement
au-delà de 19 ans, "une étude de cette population, suivie d'un message
approprié, serait nécessaire". Le Monde observe que ce message "devrait
notamment porter sur l'importance de maintenir le dépistage par frottis, et ce,
même si l'on est vaccinée. Car, dans le meilleur des cas, le Gardasil ne couvre
que 70 % des papillomavirus responsables des cancers du col de l'utérus". Enfin,
"le rapport pointe aussi l'importance des messages de prévention. […] Quant à
l'opportunité de mener une campagne de vaccination dans les collèges, il n'en
est, pour l'heure, pas question. L'épisode de la vaccination systématique contre
l'hépatite B interrompue en milieu scolaire en 1998 à cause d'un éventuel risque
de survenue de sclérose en plaques laisse un cuisant souvenir".
>
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/12/cancer-de-l-uterus-l-age-de-la-vaccination-remis-en-cause_1010355_3224.html
Campagne tarifaire 2008. Hôpitaux et cliniques demandent des tarifs moins serrés
13/02/08 - Alors que les arbitrages ministériels sur l'évolution des tarifs en 2008 des établissements hospitaliers sont attendus très
prochainement, hôpitaux et cliniques sont "main dans la main. Ça n'arrive pas tous les jours", souligne Le Figaro (13-02). La
Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), la Fédération des établissements privés non lucratifs
(Fehap) et celle des centres de lutte contre le cancer (CLCC) ont envoyé une lettre commune, le 11 février, au ministère de la Santé pour lui
demander de lâcher du lest lors de cette fixation, rapporte le quotidien. Estimant que l'activité hospitalière augmentera de 1,7 % en volume
cette année, un chiffre contesté par les fédérations hospitalières, le ministère prévoirait une hausse des tarifs des établissements à compter
du 1er mars 2008 qui ne dépasserait pas 1 % (de 0,4 % à 1,7 % selon les spécialités). Les fédérations réclament en outre un indice des
coûts hospitaliers.
La FHF estime, par ailleurs, insuffisante la hausse, actuellement envisagée par les pouvoirs publics, de 6 % des « Migac »,
destinés à financer les missions non payées à l'acte (soins aux détenus,
urgences, dépistage gratuit, prévention…). La FHF évalue à au moins 10 % la
progression de cette enveloppe cette année compte tenu notamment des besoins de
financement nouveaux liés à la mise en place des différents plans de santé
publique annoncés par les pouvoirs publics (plan Alzheimer, plan solidarité
grand âge, plan urgences, plan maladies rares, plan douleur, plan addictions…). Cette enveloppe d'un montant de plus
de 6 milliards d'euros représente 12 % du budget MCO
du public. Alors que le privé en est presque exclu, la FHP estime qu'elle sert en
réalité à boucher les trous des hôpitaux peu productifs, et crie à l'iniquité.
"Optimisons d'abord cette enveloppe avant de la faire croître", plaide le
délégué général de la FHP, considérant que le principe même de ces Migac "va à
l'encontre de la convergence des tarifs visée par la tarification à l'activité".
>
http://www.lefigaro.fr/assurance/2008/02/13/05005-20080213ARTFIG00305-hopitaux-et-cliniques-demandent-des-tarifs-moins-serres-.php
> "Tarifs 2008 : la FHP exprime son mécontentement et se mobilise" - communiqué du 12 février
http://www.fhp.fr/index.php?ID=&LangueID=1&ThemeID=4&RubID=27
> "Hôpital : les missions d’intérêt général sacrifiées"
http://www.fhf.fr/actualite/communiques-fiche.php?id=357
Le premier rapport d’activité du Comité d’évaluation de la tarification à l'activité (T2A)
14/02/08 - Le Comité d'évaluation de la T2A réunit les acteurs concernés par cette réforme tarifaire : représentants des fédérations
d'établissements de santé, de l'assurance maladie, de l'État ainsi que des agences techniques comme l'ATIH, ou d'analyse comme la MEAH, experts.
Ce premier rapport d'activité retrace les grandes phases qui ont marqué la réflexion et l'activité de ce comité depuis sa création en 2004. Il
apparaît aujourd'hui prématuré d'imputer à la T2A d'éventuelles évolutions observées, notamment parce que cette réforme tarifaire suit une
montée en charge progressive. En revanche, l'importance d'établir un état des lieux en amont de la réforme a été mise en avant. Cet état des
lieux se veut un point de repère servant à comprendre le chemin qu'auront parcouru les établissements à chaque nouveau résultat dans les travaux
d'évaluation. Ainsi, les premiers résultats relatifs à un effet codage, comprenant le DRG-creep (optimisation tarifaire du
codage des séjours), la démarche devant permettre de construire des indicateurs de productivité hospitalière ainsi qu'un point zéro sur la
situation économique et financière du secteur hospitalier jusqu'en 2005 sont plus particulièrement développés dans ce premier rapport.
> Le rapport de 92 pages publié dans la série Études et Recherches de la DREES - février 2008 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/serieetudes/pdf/serieetud76.pdf
La dynamique du marché de l’automédication se confirme en 2007 !
14/02/08 - C'est l'Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa) qui l'annonce lors d'une
conférence de presse le 14 février. Le marché de l’automédication a progressé de 4,4 %
en valeur à 1,9 milliard d'euros en 2007 en France (+ 4,1 % en unités). Ce qui représente 13,2 % en unités et
6,1 % en CA du marché total (contre 14 % en Allemagne et 15,1 % en Espagne).
"Alors qu'en 2006 la vague de déremboursements avait contribué à la croissance à
hauteur d'un tiers (ce marché avait crû de 8,8 %), l'évolution du marché 2007
s'explique principalement par une reprise d'une dynamique propre, dynamique
portée par une forte pathologie hivernale", a commenté l'Afipa. Au
hit-parade des médicaments les plus vendus, on trouve ainsi Actifed, Humex et
Oscillococcinum (états grippaux), Fluocaril (soins dentaires), Nicorette et Niquitin (tabagisme)... Contrairement
aux idées reçues, les prix sont restés stables (+ 0,3 % en 2007), avec un prix
moyen de la boîte qui ressort à 4,56 euros ( 4,54 en 2006), se félicite l'Afipa.
Mais cette relative stabilité générale des prix masque des hausses
spectaculaires pouvant aller jusqu'à 300 % après déremboursement d'un médicament
(comme l'antitussif Pneumorel + 294 %), rapporte Le Figaro (15-02). Le quotidien
donne la parole au président de l'Afipa, Vincent Cotard, qui admet que ces
hausses sont parfois le fait de labos indélicats, mais elles seraient surtout
dues au niveau très bas des prix réglementés poussant les laboratoires au
rattrapage des prix européens. "Il faut mieux contrôler les dérapages", estime
le président qui appelle à la mesure pour ne pas tuer dans l'oeuf un marché en
plein essor. Les prévisions des industriels pour 2008 sont au beau fixe, en
particulier grâce à l'autorisation donnée par le gouvernement aux pharmaciens de
mettre ces médicaments en libre accès devant le comptoir qui pourrait devenir
effective au printemps. Roselyne Bachelot a indiqué que la liste définitive des
produits autorisés devrait être publiée en avril. Les industriels - AFIPA et
LEEM, sont satisfaits de l'avancement du projet et espèrent une mise en oeuvre
au plus tôt en avril 2008.
> Communiqué de 14 février :
http://afipa.org/index/informations/cp_afipa_14-02-08.pdf
> Automédication : le rappel à l'ordre - Le Figaro du 15 février
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Actualité sociale
La FNATH et l'AFM déplorent une mise en oeuvre trop lente de la loi handicap trois ans après sa promulgation
12/02/08 - Trois ans après sa promulgation et deux ans après son entrée en vigueur, la loi pour l'égalité des droits et des chances, la
participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005 n'a pas encore changé significativement le quotidien des 5
millions de handicapés et leurs familles. Selon une enquête BVA/Association française contre les myopathies (AFM), un handicapé sur deux
trouve que "les problèmes subsistent dans le domaine des démarches à faire pour une aide technique ou un logement". Une même
proportion affirme que ses ressources financières se sont détériorées et 42 % ont toujours un reste à charge dans les dépenses engagées
pour compenser le handicap (aide technique, humaine ou animalière, adaptation de l'habitat ou du véhicule). Pour 65 %, le niveau de ce
reste à charge est jugé "inadmissible". En conséquence, l'AFM demande que la législation "aille jusqu'au bout de ses
ambitions", à savoir des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) plus opérationnelles, garantissant une égalité de
traitement d'un département à un autre, et une "véritable mise en oeuvre du droit à compensation en réponse au projet de vie de
la personne, dans un esprit d'évaluation individualisé et sans logique de plafonds financiers". "Il est inacceptable que des
dossiers fassent l'objet d'approche différente d'une région à l'autre, ou que des situations d'urgence restent en plan, alors qu'il
existe des procédures spécifiques prévues par le législateur", explique Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM.
Pour la FNATH, "trois ans après, le recul est maintenant suffisant pour apprécier les dysfonctionnements ou imperfections de
l'application de cette loi. Il est nécessaire de les corriger au plus vite. La conférence nationale du handicap prévue pour le printemps
prochain mais aussi le grand chantier sur l'accompagnement des personnes dépendantes doivent le
permettre". Les associations, mécontentes et déçues, appellent à manifester le 29 mars devant l'Elysée.
La secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, a confirmé au Parisien (11-02) que la "conférence nationale du handicap"
se tiendrait "avant l'été" et qu'elle traitera notamment du sujet de "l'inégalité territoriale" en matière de prise
en charge des handicapés. La prestation compensatoire du handicap, qui finance les aides techniques, humaines ou animalières (chiens
d'aveugles), est "aujourd'hui accordée à 20 000 handicapés adultes". "Dès avril 2008, nous ouvrirons le même type de
prestation pour 6 000 enfants lourdement handicapés" a-t-elle ajouté.
> Retrouvez l'ensemble des résultats du baromètre AFM-BVA :
http://www.afm-france.org/e_upload/ppt/barometre-afm.ppt
> Communiqué AFM :
http://www.afm-france.org/ewb_pages/a/actualite_16820.php
> Communiqué de la FNATH :
http://www.fnath.org/userfiles/Loi%20handicap%20anniversaire%2008_02_11.doc
> Valérie Létard: « Il y a eu des avancées » - Entretien avec Le Parisien 11 février :
http://www.leparisien.fr/home/info/vivremieux/articles.htm?articleid=296048080
Évolution et portrait des bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés
15/02/08 - L'AAH, versée en cas de handicap et sous certaines conditions, demeure une prestation assez méconnue malgré un
effectif en constante progression, souligne le dernier numéro de L'e-ssentiel,
publication de la CNAF. Entre 1994 et 2004,
le nombre de bénéficiaires est passé de 536 000 à 741 000 en France
métropolitaine. Cette progression de 28 % provient des nouvelles entrées dans le
dispositif mais aussi de la faiblesse des sorties. Durant cette période, la
structure par âge des allocataires de l'AAH s'est déformée de façon
significative avec une population qui a vieilli. En majorité isolés, les
bénéficiaires de l'AAH sont en général très éloignés du marché de l'emploi
(inactifs, ou en emploi précaire), et 60 % d'entre eux ne vivent que des
prestations sociales. Si la grande majorité des bénéficiaires est déclarée en
incapacité forte (taux supérieur ou égal à 80 %), la part de ceux ayant un taux
d'incapacité inférieur à 80 % s'est accrue de neuf points en dix ans, atteignant
environ 30 % en 2004. Leur répartition sur le territoire métropolitain présente
de fortes disparités, à relier aux disparités existantes au niveau des
établissements pour adultes handicapés. La Lozère affiche le taux maximum
d'allocataires percevant la prestation (20 %) mais aussi un taux d'équipement le
plus élevé. A l'inverse, les départements franciliens font partie du quart des
départements les moins bien équipés, tous types d'établissements confondus. Ce
qui engendre donc des mouvements géographiques d'adultes handicapés en fonction
de l'offre existante. Les différences de pratiques entre les COTOREP selon les
départements sont également mises en avant. Selon les derniers chiffres, 745 000
personne bénéficiaient au 31 décembre 2006 de ce minimum social dont 70 % avec
un taux d'incapacité supérieur ou égal à 80 %. Parmi ces derniers, 21 %
perçoivent la majoration pour vie autonome et 9 % la garantie de ressources pour
personne handicapée.
> CNAF - L'e-ssentiel n° 70 - février 2008 :
http://www.caf.fr/web/WebCnaf.nsf/VueLien/E-SSENTIEL70?opendocument
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NTIC - e-santé - e-administration
Un projet de loi étendant les possibilités de recours aux contrats de partenariat
14/02/08 - La ministre de l'Economie Christine Lagarde a présenté au dernier Conseil des ministres un projet de loi relatif aux contrats
de partenariat visant à "développer" les partenariats public-privé (PPP). Ces contrats créés en 2004 permettent aux acteurs publics
(Etat et collectivités territoriales) de déléguer au secteur
privé la construction, la gestion et parfois l'exploitation d'équipements publics. "C'est un volet extrêmement important pour (...)
faire en sorte que les leviers d'investissement en France soient beaucoup plus développés en associant à la fois les investissements
publics et les investissements privés", a expliqué le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, lors du compte-rendu du conseil
des ministres. Le projet de loi vise, selon M. Wauquiez, à rendre "plus simples et plus attractifs" les PPP notamment en
"assouplissant un peu les critères d'urgence". Ainsi, jusqu'à présent, le recours à ces contrats était limité à des situations
spécifiques, telles que l'urgence et la complexité du projet. Le projet de loi ajoute deux nouvelles possibilités de recours à ce
contrat : lorsque l'intérêt économique et financier de recourir au contrat de partenariat est démontré à l'issue d'une évaluation
des différents modes d'action dont dispose la personne publique pour répondre à ses besoins" ; "à titre expérimental et pour une
période limitée (jusqu'au 31 décembre 2012), dans des domaines d'action où les besoins immédiats sont avérés". Sont notamment
concernés les projets répondant aux besoins de la santé précisés à l'article L. 6148-2 du code de la santé publique. Le régime
juridique et fiscal applicable aux contrats de partenariat est aménagé afin de le rendre plus attractif. En particulier, le projet de loi
met en oeuvre un principe de neutralité fiscale entre contrats de partenariat et marchés relevant du code des marchés publics.
On recense 10 milliards d'euros de contrats PPP déjà engagés ou validés. Un développement jugé jusqu'à présent insuffisant. Au Royaume-Uni,
élève modèle des PPP, ces derniers représentent 15 % de l'investissement public. Ce projet de loi "va constituer le premier volet de la
réponse" à la demande du chef de l'Etat de stimuler ce type de contrats, explique Bercy. Le texte devrait être soumis au Parlement en avril.
> Communication :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/conseils_ministres_35/conseil_ministres_13_fevrier_1272/
> Le projet de loi relatif aux contrats de partenariat déposé le 13 février au Sénat :
http://www.senat.fr:80/dossierleg/pjl07-211.html
Réforme du DMP. Les industriels du LESISS soutiennent les prises de position du CNOM
14/02/08 - Dans un communiqué auquel est annexé un courrier adressé au président du Conseil de l'Ordre des médecins, la fédération LESISS salue
les prises de position de l'instance ordinale exprimées à l'issue de la publication du rapport Door sur le DMP. Le représentant des industries
spécialisées apporte notamment son soutien concernant les pré-requis exprimés par le CNOM en matière de simplicité d'emploi,
d'interopérabilité et de politique de sécurité dans la mise en oeuvre de dossiers médicaux électroniques communicants. Soulignant que la
tenue de ces dossiers relève d'un impératif déontologique au bénéfice des patients, les auteurs du communiqué rappellent qu'elle implique la
responsabilité des praticiens, notamment en matière de conformité des outils permettant d'assurer la confidentialité des données de santé. A
l'heure de vifs échanges entre les partisans des outils de messagerie sécurisés simples mais non conformes à la réglementation, et ceux qui
prônent l'usage exclusif de dispositifs homologués, cette implication de l'Ordre vient à point nommé. A cet égard la Fédération LESISS rappelle
qu'elle se tient prête à répondre à la proposition exprimée par le Conseil de l'Ordre dans sa récente prise de position, afin de nouer des
partenariats institutionnels actifs aux plans national et régional. Ce rapprochement entre l'instance ordinale et le représentant des
industriels spécialisés facilitera sans doute grandement les arbitrages des institutions en charge de la gouvernance des systèmes d'information
de santé.
> Communiqué du CNOM - "Pas de réforme du DMP sans concertation avec l'Ordre des médecins" :
http://www.conseil-national.medecin.fr/?url=presse/index.php
> Communiqué LESISS :
http://www.lesiss.org/publications/200702cnom
TIC et personnes fragilisées : Christine Lagarde salue le séminaire AAD du 6 février
16/02/08 - Annoncé en fin d'année dernière (voir ma Lettre n° 275), le séminaire « Enjeux du développement des TIC santé auprès des
citoyens fragilisés : les opportunités européennes » s'est tenu le 6 février au Centre de conférences de Bercy. Preuve du
remarquable succès de cette première opération de mobilisation des acteurs économiques impliqués dans le domaine des TIC au service de
l'autonomie, la ministre de l'Économie en a salué l'organisation dans un communiqué. Remerciant les industriels et les chercheurs associés qui
ont animé des ateliers autour d'initiatives particulièrement innovantes, Christine Lagarde souhaite que ces initiatives soient poursuivies et
portées dans le cadre du programme européen Ambiant Assisted Living pour favoriser le développement de l’aide à l'autonomie grâce aux
technologies innovantes. Ces technologies, souligne la ministre, sont d'autant plus stratégiques qu'elles concernent un nombre croissant de
citoyens fragilisés en vue de prendre en charge leur état de santé, garder un lien social ou se faire aider. Le programme, présenté par de
nombreux experts en tribune devant une salle comble de plus de 300 congressistes, a illustré le potentiel des acteurs économiques de ce secteur.
Le soutien ostensible apporté par Bercy est de ce point de vue de bon augure pour l'émergence d'un marché au service de la collectivité et
témoigne de la prise de conscience par l'Etat de l'importance de ces technologies. Il ne reste qu'à espérer que le dynamisme
affiché par les services de Bercy servira d'aiguillon aux institutions en charge de la gouvernance des TIC de santé.
> Communiqué du 6 février - "Christine Lagarde salue l'organisation d'une journée de mobilisation pour développer l'aide à
l'autonomie à domicile" :
http://www.minefe.gouv.fr/discours-presse/discours-communiques_finances.php?type=communique&id=1182&rub=1
> Journée DGE/CGTI du 6 février 2008 -
Programme et video des conférences
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Agenda
Santé, solidarité, éthique. Journée Bioéthique de la MGEN, mercredi 12 mars 2008
14/02/08 - Dans le cadre des « Journées Bioéthique de la MGEN », une nouvelle rencontre aura lieu le 12 mars 2008 sur le thème
« Santé, solidarité, éthique ». La journée, ouverte par Didier Sicard, président du Comité national d'éthique, permettra de débattre
sur les choix et les déterminants d'une politique de santé. La réflexion sera prolongée et illustrée par trois exemples : les
contraintes économiques et budgétaires de l'hôpital, l'innovation thérapeutique et les dons d'organes. Parmi les intervenants : le
Professeur Jean-François Mattei, Jean-Marie Spaeth, président du GIP SPSI, ou encore Carine Camby, directrice générale de l'Agence de la
biomédecine) et Jean-Paul Moatti, directeur recherche à l'INSERM. Lieu de l'évènement : MGEN - 3 square Max-Hymans,
Paris XV°. Si l'accès est libre, la réservation est obligatoire au 01.43.21.45.46 ou mgen@presidence.fr, le nombre de places étant limité.
> Programme et inscription :
http://www.annuaire-secu.com/pdf/MGENbioethique120308.pdf
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Ouvrages
Trois leçons sur l'Etat-providence
19/02/08 - Est-il aujourd'hui possible de trouver les nouveaux compromis qui permettraient à la fois de trouver les ressources nouvelles et
de redéfinir les missions de l'Etat providence au XXIe siècle ? Le grand sociologue Gosta
Esping-Andersen nous propose dans ces « Trois leçons sur l'Etat-providence »
une véritable révolution sociale et politique dans l'approche de cette question.
Plutôt que de réparer les situations les plus difficiles ou de remplacer les
revenus perdus, elles proposent une perspective dynamique prenant en compte les
trajectoires des individus, leurs aléas dans l'économie de la connaissance, et
l'émergence de nouvelles inégalités entre les genres, les générations et les
groupes sociaux propres aux sociétés post-industrielles. Cette approche montre
que les politiques sociales ne peuvent plus se contenter d'être des dispositifs
d'indemnisation, mais qu'elles doivent porter une stratégie collective
d'investissement social. Grâce au nouvel Etat-providence, chacun doit bénéficier
au plus tôt des atouts qui lui garantiront sécurité et réussite tout au long de
la vie. Dans cette perspective, ce sont les femmes et les enfants d'abord qui
devraient attirer notre attention. Garantir une réelle égalité hommes femmes,
permettre à tous d'acquérir les compétences nécessaires à l'économie de la
connaissance, tels sont les nouveaux défis pour l'Etat providence, si l'on veut
qu'il soit en outre capable de financer les retraites ou les dépenses de santé à
l'avenir. Il s'agit en somme de préparer plutôt que de réparer, de prévenir, de
soutenir, d'armer les individus et non pas de laisser fonctionner le marché,
puis d'indemniser les perdants.
Spécialiste de l'État-Providence, Gosta Esping-Andersen est actuellement
Professeur à l'université Pompeu Fabra de Barcelone. Il a notamment publié Les
Trois Mondes de l’État-Providence (PUF, 2007) qui s'est imposé comme une
référence internationale. Bruno Palier, chercheur du CNRS et enseignant à
Sciences-Po Paris, spécialiste des réformes des systèmes de protection sociale en Europe, présente ces « Trois leçons ».
Parution le 14 février 2008 - Editeur Seuil - Collection La république des idées
>
http://www.amazon.fr/Trois-le%C3%A7ons-sur-l%C3%A9tat-providence/dp/2020970988
> Le site de la République des Idées propose un texte de présentation du livre
par Bruno Palier :
http://www.repid.com/spip.php?article497
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L'actualité des sites Internet
Martin Hirsch ouvre un blog sur le Grenelle de l'insertion
15/02/08 - Martin Hirsch, le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, a
annoncé la mise en ligne le 15 février de ce blog du Grenelle de l'insertion, à l'occasion d'un face à face avec les militants organisé par l'UMP. "Il s'agit d'impliquer
directement toutes les personnes concernées", partenaires sociaux, Medef, syndicats, collectivités, associations et le public, a expliqué
M. Hirsh. C'est lui-même qui alimentera régulièrement ce blog qui s'inscrit
"dans le processus du Grenelle" pour informer le public de l'avancée des
travaux, susciter le débat et connaître les rencontres qui vont rythmer le
Grenelle de l'insertion jusqu'à fin mai. "Il faut traiter le problème avec
l'ensemble des interlocuteurs qui pendant longtemps ont dit : la politique de
réduction de la pauvreté, ça nous concerne pas (..), et construire les
politiques sociales avec les usagers", a-t-il expliqué.
>
http://www.grenelle-insertion.fr/
Éléments de diagnostic sanitaire en Île-de-France
16/02/08 - Fruit d'un travail déjà ancien et d'une large et riche collaboration, les "Eléments de Diagnostic Sanitaire Régional
d'Île-de-France", antérieurement diffusés par CD Rom, sont désormais mis à jour en ligne et en temps réel sur un
site dédié de l'URCAM. Cet outil d'information se veut aussi un outil de travail et d'échanges entre acteurs régionaux du domaine.
>
http://www.urcamif.assurance-maladie.fr/Elements-de-diagnostic-sanitaire-2007.14577.0.html
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Sélection de textes réglementaires - JO et circulaires
Sécurité sociale
- Décret n° 2008-121 du 7 février 2008, JO du 10/02/08, relatif à la protection contre les accidents du travail et les maladies
professionnelles des personnes bénéficiaires du contrat d'appui au projet d'entreprise pour la
création ou la reprise d'une activité économique
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018090040&dateTexte=
- Arrêté du 24 janvier 2008, Jo du 12/02/08, fixant le coefficient de majoration pour l'année 2008 de la durée des services pour le
calcul des avantages vieillesse dans le régime de sécurité sociale des mines
http://www.legifrance.gouv.fr:80/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018093603&dateTexte
- Arrêté du 30 janvier 2008, JO du 13/02/08, portant modification de l'arrêté du 30 novembre 2001 pris en application du décret
n° 2001-859 du 19 septembre 2001 modifié relatif à l'application du plan comptable unique des organismes de sécurité sociale
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018111348&dateTexte=
- Décret n° 2008-128 du 12 février 2008, JO du 14/02/08, relatif à la modernisation du fonds social de l'assurance maladie des
exploitants agricoles
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018118156&dateTexte=
- Décret n° 2008-138 du 13 février 2008, JO du 15/02/08, modifiant le décret n° 98-312 du 23 avril 1998 modifié relatif à la
mise en oeuvre d'un dispositif modifié de préretraite dans les DOM concernant certains chefs d'exploitation agricole
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018122643&dateTexte=
- Décret n° 2008-143 du 14 février 2008, JO du 16/02/08, fixant le taux de la
cotisation d'assurance volontaire maladie-maternité-invalidité et de la
cotisation d'assurance volontaire accidents du travail et maladies
professionnelles dues par les travailleurs salariés expatriés affiliés à la Caisse des Français de l'étranger
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018125305&dateTexte= -
Arrêté du 6 février 2008, JO du 16/02/08, relatif aux modalités d'exercice du
contrôle financier sur l'Ecole nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S)
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018125400&dateTexte=
Santé - social
Nominations - Accords - Indiscrétions
- Pour la 2ème année consécutive, les comptes de la CNAF ne seraient pas certifiés par la Cour des comptes (source : Snfocos)
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Autres publications et
informations retenues
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