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SOMMAIRE
Actualités professionnelles
Sécurité sociale
Signature de la COG 2008-2011 de la CRPCEN
Votre carrière
Complémentaire santé du régime général. L'accord soumis à signature jusqu'au 12 août
Maladie
Les assureurs veulent gérer les soins dentaires et optiques
Hausse de 3,4 % des dépenses du régime général sur les 12 derniers mois à fin juin
Négociations conventionnelles Uncam-médecins. Signature de "points d'étape" et rendez-vous en septembre
Négociations conventionnelles et défense du décret de compétence des infirmiers
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Principaux résultats sur le dispositif TEPA issus des déclarations de cotisations en Urssaf de mai 2008
Le rapport d'Olivier Fouquet sur la sécurité juridique en matière de cotisations et contributions sociales
Présentation en Conseil des ministres du projet de loi en faveur des revenus du travail
Retraites - personnes âgées
Retraite et Société n° 54. La réforme des retraites de 2003 : cinq ans après
Pour une retraite choisie. L'emploi des seniors
Famille
Développer l'offre d'accueil de la petite enfance
Risques professionnels
L'Afsset recommande le renforcement de la sécurité sanitaire pour les travailleurs exposés aux nanomatériaux
Actualités générales
Actualité santé
Le rapport Jégou sur la taxation de l'industrie du médicament
Tableau de bord tabac de juin 2008 de l'OFDT : forte hausse des forfaits versés par la CNAMTS
Actualité sociale
Report probable du RSA en 2010
Les bénéficiaires de l'AME en contact avec le système de soins
L'actualité des sites Internet
Admipedia, le wiki administratif et citoyen
Actualité du J.O.
Autres publications retenues
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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES
Sécurité sociale
Signature de la COG 2008-2011 de la CRPCEN
23/07/08 - Adoptée à l'unanimité par le Conseil d'administration, la deuxième Convention d'Objectifs et de Gestion de la Caisse de
Retraite et de Prévoyance des Clercs et Employés de Notaires a été signée avec l'Etat le 8 juillet. Les deux parties s'engagent autour
de trois objectifs : assurer la gestion pérenne et active du régime, améliorer de manière continue la qualité et l'offre de services
de la CRPCEN, mais aussi renforcer le pilotage de l'organisme. Les pans financier et juridique, l'offre de service et la gestion interne
sont ainsi couverts pour la période contractuelle de 2008 à 2011.
Par ailleurs, on sera heureux d'apprendre, par un communiqué du 22 juillet, que
la MSA "a déjà atteint 68 % des objectifs fixés par la Convention d'objectifs et de gestion 2006-2010". La restructuration de
son réseau est quasiment achevée avec aujourd'hui 43 entreprises contre 54 en 2005. Le régime agricole a développé, depuis la
signature de la COG, "des actions et dispositifs adaptés à l'évolution de leurs besoins : Plan Santé Sécurité au Travail, Instants
Santé, Ateliers bien vieillir, maisons de santé rurales… Et il "a tenu ses engagements envers les pouvoirs publics, notamment en
participant activement à la mise en oeuvre de la maîtrise médicalisée des dépenses et en contribuant à lutter contre les fraudes".
> Le texte intégral de la COG de la CRPCEN sur le site - 69 pages :
http://www.crpcen.fr/Medias/document/pdf/COG%202008-2011%20-%20version%20Internet.pdf
> Le communiqué de la MSA du 22 juillet:
http://www.msa.fr/front/id/msafr/S1096560610864/S1096560619083/S_Les-derniers-communiques
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Votre carrière
Complémentaire santé du régime général. L'accord soumis à signature jusqu'au 12 août
23/07/08 - La négociation de l'accord sur le régime complémentaire de couverture santé obligatoire des agents du régime général s'est
achevée le 10 juillet. L'Ucanss soumet à la signature des organisations syndicales ce protocole d'accord jusqu'au 12 août.
Selon la fédération CGT des personnels des organismes sociaux, il est impossible d'engager la consultation des syndicats "en
l'absence d'éléments fondamentaux permettant aux syndiqués de se faire une opinion sur le texte. En effet le texte transmis le 17 juillet
2008 est incomplet puisqu'il ne comporte toujours pas le montant des cotisations. Le montant qui nous a été communiqué résulte du
chiffrage de l'actuaire de l'Ucanss. Nous sommes, au 21 juillet, toujours dans l'attente du chiffrage des opérateurs (Ag2r, Médéric et
Unpmf)", indique la CGT qui ne veut pas prendre le risque de "délivrer un « chèque en blanc » aux opérateurs et à
l'Ucanss". Autre élément manquant : les garanties demandées concernant le devenir des mutuelles (et de leurs salariés) existant actuellement
dans les organismes de sécurité sociale. Le délai, fixé par l'Ucanss au 12 Août, pour la signature du texte ne pourra pas être tenu, prévient la
fédération.
Les deux unions de mutuelles du personnel de la Sécurité sociale (UNMOS et UNAMUPOS) dénoncent dans un
communiqué commun du 10 juillet la répartition des gestionnaires du futur contrat. "Le résultat de ce partage du marché est terrifiant.
Il détruit un grand nombre de mutuelles qui existent depuis des décennies à la grande satisfaction des collègues actifs et retraités",
écrivent les unions qui évoquent un "Yalta anti-mutualiste".
> Le protocole d'accord établissant un régime complémentaire de couverture des
frais de santé au profit des salariés des organismes de Sécurité sociale - 24 pages :
http://www.orgasociaux.cgt.fr/upload/1216709743176218.doc
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L'Assurance maladie
Les assureurs veulent gérer les soins dentaires et optiques
21/07/08 - A quelques jours de l'annonce par le gouvernement d'un nouveau plan d'économies pour l'Assurance maladie, Gérard de la
Martinière, président de la puissante Fédération Française des Sociétés d'Assurances, lance un pavé dans la mare dans une interview
accordée le 19 juillet au Journal « Le Parisien », en prônant l'idée de confier aux compagnies d'assurances le remboursement des soins
dentaires et d'optique. "Si l'on veut préserver l'acquis de la protection sociale à la française, il faut recentrer la Sécurité
sociale sur les vrais enjeux de solidarité nationale. La Sécu doit se concentrer sur les maladies les plus graves", a-t-il déclaré
lors de cette interview. Les complémentaires santé "remboursent déjà en grande partie sans avoir leur mot à dire" des blocs
comme l'optique ou le dentaire. "Nous avons demandé si le gouvernement est prêt à évoluer dans ce sens, d'ici un ou deux ans, avec
transfert réel de responsabilités et liberté de négocier avec les prestataires de santé", a ajouté M. de la Martinière. "Si oui
: nous ferons des efforts", précisant toutefois qu'il était "un peu sceptique" concernant la réponse, "car
une nouvelle fois la réflexion se fait dans l'urgence". Il reproche enfin aux professionnels de santé "de ne défendre que leurs
intérêts corporatistes. Il est clair, par exemple, que l'industrie de la prothèse dentaire, celle de
l'optique ne veulent pas voir ouvrir le marché à l'assurance".
A 65 ans, Gérard de la Martinière va, après cinq ans d'exercice, céder en
septembre son siège de président au conseiller d'Etat Bernard Spitz.
>
« La Sécu doit se concentrer sur les maladies les plus graves » - le
Parisien du 19 juillet
Hausse de 3,4 % des dépenses du régime général sur les 12 derniers mois à fin juin
28/07/08 - Sur les douze derniers mois, les dépenses remboursées par le Régime général dans le champ de l'ONDAM sont en hausse de 3,4 % (en données
CJO) contre 3,3 % fin mai, 3,7 % fin avril et 4,1 % à fin mars. Le rythme annuel de progression des soins de ville reste stable à + 2,9 %,
comme fin mai, contre 3,4 % fin avril et 4,1 % à fin mars. En année complète mobile, les dépenses des établissements sont en
hausse à fin juin de 3 % pour le public, de 1,6 % pour le privé et de 8,7 % pour le médico-social (contre respectivement 3,2 %, 1,1 %
et 8,4 % à fin mai).
Sur les six premiers mois de l'année 2008, en données CJO, les remboursements de soins de ville progressent de + 1,6 % contre + 1,2 % à
fin mai 2008. L'activité des généralistes reste très modérée depuis le début de l'année. Les dépenses de laboratoires sont en net recul (- 2,1 % à
fin juin) et celles des auxiliaires médicaux encore dynamiques (+ 5,6 %). Les dépenses de transports s'accélèrent légèrement
(+ 2,9 % à fin juin 2008 contre + 2,6 % à fin mai) tout comme les versements d'indemnités journalières (+ 4,4 % contre + 3,1 %
le mois précédent). Enfin, les produits de santé évoluent à - 0,7 % sur les cinq premiers mois contre - 0,3 % le mois
précédent. Les dépenses de produits de santé sont stables sur le premier trimestre. L'impact des franchises médicales sur l'évolution des
dépenses de médicaments est de - 3,5 points.
Après le régime général, le RSI publie ses chiffres pour le
mois de juin. Des statistiques plutôt bonnes, puisque le ralentissement des
dépenses d’assurance maladie s’y confirme. Sur les douze derniers mois, en
effet, les remboursements du RSI progressent dans le champ de l’ONDAM de + 3 %
en données corrigées des jours ouvrés contre + 3,5 % à la fin du premier
trimestre. Contrairement à ce qui a été observé du côté de la CNAM en juin, le
ralentissement des remboursements des soins de ville s’accentue au RSI : + 3,5
% à la fin du premier semestre contre + 4,4 % à la fin du mois de mars.
> Communiqué de presse sur les dépenses de santé - 24 juillet :
>
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/PT_CONJ_N75_Vdef.pdf
> Régime social des indépendants. Le ralentissement des
dépenses d’assurance maladie se poursuit en juin 2008 :
http://www.le-rsi.fr/outils/presse/communiques_de_presse/pdf/20080728_CP_depenses_sante_juin%20_28juillet2008.pdf
Négociations conventionnelles Uncam-médecins. Signature de "points d'étape" et rendez-vous en septembre
29/07/08 - Commencées le 16 juillet, les négociations conventionnelles entre syndicats de médecins libéraux et l'Assurance maladie ont été menées
au pas de charge sur dix jours. Aucun accord n'a été trouvé sur la question de la démographie médicale et de la répartition des médecins en
régions lors de la 3e séance de négociations conventionnelles. L'Uncam a proposé un "contrat de santé solidarité" aux médecins des zones
"surdotées" qui devront s'engager à exercer une part de leur activité dans des zones "sous-dotées" (rurales ou banlieues).
Tous les syndicats ont rejeté le principe de mesures "désincitatives". L'Assurance maladie a également proposé aux médecins des
"contrats individuels" pour maîtriser notamment les dépenses de soins en ville. Mais la séance s'est conclue, comme la semaine dernière,
sans qu'un montant de rémunération forfaitaire des médecins n'ait été soumis par l'Assurance maladie. La question du secteur optionnel et la
maîtrise médicalisée des dépenses ont été discutées le 24 juillet. Un "point d'étape", document constituant une "base"
pour "entamer des négociations afin de mettre en oeuvre le secteur optionnel", a été signé par l'Uncam, l'Unocam, et 4 syndicats
médicaux (CSMF, MG-France, SML et Alliance, seule la FMF n'a pas signé). L'Uncam et l'Unocam ont proposé que les médecins qui adhéreraient à ce
secteur optionnel, s'engageraient à respecter des critères de qualité mesurables (à définir), d'assurer un minimum de 30 % de leur activité en
tarifs opposables (notamment CMU, AME, urgences, etc.) et de respecter un plafond maximal de dépassements par acte de 50 % du tarif Sécu. Pour la
part d'activité en tarifs opposables, les praticiens exerçant dans le cadre du secteur optionnel bénéficieraient d'une prise en charge d'une partie de leurs cotisations sociales
par l'Assurance maladie. Le remboursement de ces dépassements serait pris en charge sous certaines conditions par les complémentaires. Par
ailleurs, le choix du secteur par le médecin devrait être "réversible". Ces nouvelles mesures ne s'adresseraient
pour l'Assurance maladie qu'aux médecins de secteur 2 des spécialités chirurgie,
obstétrique et anesthésie, alors que les syndicats de médecins signataires
"souhaitent inscrire la démarche de création du secteur optionnel pour toutes
les spécialités confondues en procédant aujourd’hui à une première étape. Ils
revendiquent en application des accords du 24 août 2004 relatifs à la chirurgie
l’accès à ce nouveau secteur des spécialistes qui du fait de leur titres
auraient pu accéder au secteur 2". Au final, l'Assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux ne sont pas
parvenus à finaliser un accord global mais ils ont signé un second "point d'étape", document de 3 pages reprenant les propositions des
quatre séances de négociations qui "serviront de base à de prochaines négociations attendues début septembre", rapporte le Quotidien du
médecin (25-07). "Les partenaires conventionnels ont d'ores et déjà convenu de se revoir afin d'aboutir à la conclusion d'un ou de plusieurs
avenants conventionnels sur les thèmes suivants : la démographie médicale, l'amélioration des pratiques individuelles dans le cadre d'un contrat
individuel rémunéré à la performance, la poursuite de la maîtrise médicalisée, le développement de la prévention et le rééquilibrage de
rémunération entre les différentes spécialités".
Par ailleurs, le cabinet de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé vendredi 25 juillet qu'un communiqué de presse serait diffusé le
mardi suivant concernant les nouvelles mesures d'économie que le gouvernement entend prendre en matière de dépenses de santé,
rapporte une dépêche Afp. La ministre a reçu
tour à tour les organisations patronales et syndicales sur ce sujet ces deux dernières semaines.
>
http://actu.blog.quotimed.com/archive/2008/07/25/point-d-etape-pour-la-convention-et-rendez-vous-en-septembr.html
> Le point d'étape général :
http://www.gie-sml.fr/lesml/doc/point_d_etape general.pdf
> Le point d'étape sur le secteur optionnel :
http://www.gie-sml.fr/lesml/doc/point detape-secteur optionnel.pdf
Négociations conventionnelles et défense du décret de compétence des infirmiers
29/07/08 - Du côté des infirmiers, la séance de négociation du 22 juillet sur la régulation démographique s'est également soldée par un échec. Les
propositions de l'Uncam sont jugées "inacceptables" par le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil).
"Malgré d'importantes avancées obtenues dans la rédaction de l'avenant n° 1 portant sur la démographie de l'offre de soins et la
revalorisation tarifaire", L'ONSIL prévient dans un
communiqué qu'elle "ne peut, à ce jour, accepter ce texte en l'état" et demande notamment "la transparence sur l'arrêté fixant
les critères de zonage pour l'application des mesures démographiques, ainsi qu'une régulation démographique de l'offre de soins globale et
égalitaire (ssiad, had, etc.), une enveloppe de revalorisation tarifaire significative, (...) la reconnaissance des rôles de prévention,
éducation, surveillance par le biais d'une véritable consultation infirmière dans le cadre de notre rôle propre, un plan de sauvetage
du régime ASV, qui n'engage pas seulement les professionnels mais aussi l'Etat
et l'Assurance maladie". La vice-présidente du Sniil dénonce un projet d'avenant
"truffé de contraintes pour les professionnels". Côté revalorisations
tarifaires. face à la volonté de l’Uncam de repousser à mars 2009 le versement
de la deuxième tranche de revalorisations tarifaires attendue au 1er août, le
Sniil se montre catégoriquement opposé à un tel délai, tandis que les autres
syndicats se veulent "plus souples sur le calendrier" à condition qu’il y ait
des contreparties financières, rapporte le site
Espaceinfirmier.com..
Le montant de l'enveloppe supplémentaire proposé par l’assurance maladie jeudi
soir pour la deuxième tranche de revalorisation était de 200 millions d’euros en
année pleine -175 millions prévus initialement et 25 millions supplémentaires
pour compenser le retard dans le versement. Sans nouveau rendez-vous fixé, les
négociations risquent de se poursuivre cet été par courriers interposés pour une
éventuelle reprise à la rentrée.
Par ailleurs, dans un communiqué de presse commun du 21 juillet, une large intersyndicale infirmière (CFDT, CFTC, CNI, Convergence, FNI, FO, ONSIIL,
SNICS FSU, SNPI CGC, SUD, UNSA, UFMICT CGT) refuse la remise en cause du décret d'actes infirmiers par le ministère de la Santé. Ce
dernier "s'inscrit dans une logique de non négociation et de non concertation de la profession en remettant sur table un
projet qui vise à modifier par simple arrêté la liste des actes professionnels infirmiers", précise le communiqué. Les syndicats
dénoncent la méthode et exigent "avant toute ouverture de négociation le retrait de cet article du projet de loi" Patient Santé
Territoire, élaboré en plein été. Pour l'intersyndicale, un tel glissement risque de déboucher sur une déréglementation
de la profession permettant ainsi l'exercice de la profession infirmière par des nouveaux métiers moins qualifiés.
Les organisations syndicales signataires du communiqué ont également organisé une conférence de presse le 21 juillet.
> Le communiqué commun :
http://www.fni.fr/article.php3?id_rubrique=13&id_article=406
> Les organisations infirmières défendent en bloc leur décret de compétence - Dépêche APM du 26 juillet :
http://www.infirmiers.com/actu/detail_actu.php?id_news=1571
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Recouvrement - emploi - assurance chômage
Principaux résultats sur le dispositif TEPA issus des déclarations de cotisations en Urssaf de mai 2008
21/07/08 - Dans un communiqué de presse du 21 juillet, l'ACOSS nous fournit les données du
mois de mai sur les exonérations de la loi TEPA,
présentées sans redressement et ne prenant en compte qu'une faible part des TPE qui sont pour la plupart trimestrialisées. Ces réserves
dites, l'ACOSS estime que 55 % des entreprises mensualisées ont recouru durant le mois de mai aux exonérations de cotisations
permises par la loi TEPA, un chiffre qui reste très proche des mois précédents (53 % en janvier et 54 % en mars et avril en données
révisées). De même, le montant déclaré des exonérations TEPA au titre des salaires de mai 2008 (163 millions d'euros) et le nombre
d'heures supplémentaires déclarées (45 millions) sont sensiblement identiques aux quatre premiers mois de 2008.
Les résultats concernant le 1er trimestre 2008 ont été peu révisés par rapport au précédent communiqué. Le montant de cotisations
exonérées et le nombre d'heures supplémentaires effectuées augmentent de 1 %. La part des entreprises utilisatrices est de 38,9 % contre
38,4 %. Les exonérations TEPA sont davantage utilisées dans les départements ruraux que dans les zones urbaines. Le sud de
la France, particulièrement dans les Alpes, la Corse et le Massif central, continue à faire un usage important de la mesure.
> Communiqué de presse du 21 juillet :
http://www.acoss.urssaf.fr/index.php?option=content&task=blogcategory&id=161&Itemid=5532
Le rapport d'Olivier Fouquet sur la sécurité juridique en matière de cotisations et contributions sociales
23/07/08 - Éric Woerth a reçu le 22 juillet le rapport du groupe de travail présidé par Olivier Fouquet, président de section au Conseil
d'État, sur les relations entre les cotisants et les Urssaf et les moyens de les sécuriser encore. Le ministre du Budget avait demandé
des propositions pour renforcer la sécurité juridique des entreprises et travailleurs indépendants dans leurs relations avec les
organismes de recouvrement et mieux prévenir les abus, notamment en examinant les conditions de développement du rescrit fiscal et la
mise en place d'une procédure d'abus de droit adaptée à la sphère sociale.
A travers ses auditions, le groupe de travail, constitué de juristes, universitaires, conseils des entreprises et de représentants de
l'ACOSS, a constaté l'amélioration sensible des relations entre les Urssaf et les cotisants dans la période récente. La
loi de modernisation de l'économie, qui vient d'être adoptée
le 23 juillet, va étendre le champ du rescrit social. Toutes les demandes relatives
aux exonérations de cotisations de sécurité sociale pourront bientôt faire l'objet de demandes de rescrit auprès des Urssaf. Le groupe de
travail salue ces évolutions positives mais considère que l'enjeu principal en matière de sécurité juridique réside maintenant dans la
stabilité et la prévisibilité du droit relatif aux cotisations de sécurité sociale.
Le rapport formule 57 propositions. Afin de stabiliser la norme relative aux cotisations de sécurité sociale, il préconise au législateur
de fixer une durée de vie aux nouvelles exonérations et de valider en loi de financement les exonérations et réduction d'assiette
prévues dans les lois ordinaires. Le rapport recommande aussi de renforcer la concertation publique suffisamment
tôt avant le dépôt de la loi de financement. Pour parfaire les relations entre cotisants et organismes de recouvrement,
il recommande la création d'une documentation administrative consolidée opposable consultable sur Internet et la publication des
réponses aux rescrits quand leur anonymisation est possible. Afin de sécuriser encore le déroulement des contrôles, le statut de la
Charte du cotisant contrôlé serait renforcé et une démarche de certification des procédures de contrôle des Urssaf pourrait
être lancée. Enfin, le rapport recommande de refondre la procédure d'abus de droit, adoptée en loi de financement de la sécurité sociale
pour 2008, afin de reprendre la notion de fraude à la loi consacrée par la jurisprudence
communautaire et de l'harmoniser avec la sphère fiscale.
> Rapport Fouquet - "Cotisations sociales : Stabiliser la norme, sécuriser les relations avec les URSSAF et prévenir les abus". (60 pages) :
http://www.bercy.gouv.fr/directions_services/sircom/impot_fiscalite/080722_rapport_fouquet.pdf
Présentation en Conseil des ministres du projet de loi en faveur des revenus du travail
24/07/07 - Lors du Conseil des ministres du 23 juillet, le ministre du Travail Xavier Bertrand a présenté un projet de loi "en
faveur des revenus du travail". Ce texte, préparé conjointement avec la ministre de l'Economie et le secrétaire d'État chargé de
l'emploi, met en place un cadre favorable au soutien des revenus du travail en promouvant l'intéressement (crédit d'impôt pour les
entreprises qui concluront un accord), en instaurant le libre choix du salarié quant à l'usage des sommes issues de la participation aux
résultats, en modernisant la fixation du SMIC (création d'une commission indépendante d'experts, date de revalorisation annuelle avancée
à compter de 2010 au 1er janvier), en conditionnant les allègements de cotisations patronales aux négociations salariales d'entreprise et
en ajustant le calcul de ces allégements en prenant en compte le niveau du salaire minimum conventionnel de branche. Ainsi, le projet de
loi prévoit que le montant des allègements de cotisations patronales sera réduit de 10 % si l'entreprise qui en bénéficie n'ouvre pas
une négociation annuelle obligatoire (NAO) sur les salaires lorsqu'elle y est légalement tenue (c'est le cas pour 25 % des entreprises).
Ce montant sera également réduit lorsque le premier niveau de la grille salariale de branche sera resté inférieur au SMIC au cours des
deux années précédentes. Malheureusement, aucune mesure n'est prévue dans le texte pour les entreprises où la négociation n'aboutit pas.
Les allègements concernés sont la réduction générale de cotisations patronales et cinq autres exonérations qui remplacent
dans les faits la réduction générale dans certaines zones territoriales : création d'emploi dans les zones de revitalisation rurale
et les zones de redynamisation urbaine, emplois dans les zones franches urbaines, entreprises implantées dans les bassins d'emploi à
redynamiser, entreprises implantées dans les DOM. La conditionnalité entre en vigueur le 1er janvier 2009,
c'est-à-dire que le respect de la NAO sur les salaires sera pris en compte à partir de l'année civile 2009.
> Le projet de loi avec l'exposé des motifs :
http://www.senat.fr/leg/pjl07-489.html
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Retraites - personnes âgées
Retraite et Société n° 54. La réforme des retraites de 2003 : cinq ans après
21/07/08 - La revue de recherches sur la retraite et le vieillissement publiée par la CNAV, Retraite et Société, publie dans son dernier
numéro un nouveau bilan de la réforme Fillon sur les retraites, cinq ans après son adoption, qui s'appuie sur les éléments statistiques
à présent disponibles ainsi que sur les travaux de recherche en cours sur la question, en particulier au sein de la Caisse nationale.
Différents articles analysent les effets des mesures mises en oeuvre, principalement dans le régime général, mais aussi dans le RSI et le
régime agricole. Le principe de l'allongement de la durée d'assurance en rapport avec celui de l'espérance de vie pose la
question de l'allongement effectif de la durée d'emploi, et plus particulièrement de l'emploi en fin de vie active. Annie
Jolivet (Ires) dresse un bilan global pour l'instant "peu encourageant" des différentes mesures en faveur de l'emploi des seniors inscrites
dans la loi de 2003 et appelle à une réflexion sur les indicateurs retenus et sur la conception et l'application des différentes mesures.
Christophe Albert, Jean-Baptiste Oliveau et Nathanaël Grave analysent l'incitation à reculer l'âge de départ en évaluant l'incidence de
la surcote depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2004. Les données disponibles 2004 à 2007 conduisent "à relativiser
ses effets sur le prolongement de l'activité". Le recours limité au dispositif s'expliquerait par la faiblesse de trois facteurs : le taux
d'emploi aux âges élevés, la volonté des employeurs de conserver leurs seniors, et l'information globale sur le
mécanisme. Christophe Albert montre à quel point le dispositif de retraite anticipée pour longue carrière a rencontré un vif
succès. Sabrina Aouici, Séverine Carillon et Corinne Mette présentent les résultats d'une enquête qualitative réalisée par la CNAV
en 2007 sur la perception des marges de choix du départ à la retraite. Catherine Bac, Isabelle Bridenne et Julie Couhin analysent les
effets théoriques de la réforme du minimum contributif, puis ses effets réels qui apparaissent "bien limités". Revenant aux origines de
la réversion et à sa logique, Lucy apRoberts s'interroge sur ses dernières évolutions, "la réforme récente ayant quelque peu brouillé la
vision du dispositif en faisant de la pension de réversion plutôt une prestation de veuvage, dont le montant peut, dans certains cas,
évoluer dans le temps". Enfin, l'objectif d'assurer un « haut niveau de retraite » doit être apprécié au regard
de l'évolution des pensions au cours du temps. À partir de données de la CNAV, Isabelle Bridenne et Cécile Brossard nous proposent une
étude comparative du niveau des pensions après la réforme de 1993, qui met en exergue une baisse de 9 % en 2003 pour l'ensemble des
retraités du régime général. Cet écart s'accroît avec les générations au fur et à mesure de la montée en charge de la réforme. La
question du niveau des pensions des retraités est essentielle, et elle pourrait devenir cruciale lors des prochains rendez-vous, lorsque
les effets combinés des réformes de 1993 et 2003 joueront à plein. "Si des mesures feront l'objet d'un ajustement en 2008, il est
clair que l'essentiel de l'effort doit porter sur la formation, l'adaptation des conditions d'emploi des seniors et l'apport de diverses
formes d'appui-conseil aux branches et aux entreprises", peut-on lire dans le résumé de la revue. Ce piètre bilan dressé par la CNAV
tombe en plein dans les discussions du "rendez-vous 2008" sur les retraites lancée entre le gouvernement et les partenaires
sociaux. L'âge moyen, de départ à la retraite est passé de 61,4 ans en 2003 à 60,7 ans en 2006.
> Le sommaire et les résumés des articles :
http://www.cnav.fr/4_5ret_soc/flash-actu/RS54%20presentation.pdf
> Dossier de presse :
http://www.cnav.fr/4presse/actus/pdf/CP 2008/DP retraite et société 54.pdf
> Surcote : les raisons d'un échec relatif. Lire l'article :
http://www.cnav.fr/4_5ret_soc/numeros_parus/Art surcote.pdf
Pour une retraite choisie. L'emploi des seniors
22/07/08 - Le Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP), placé sous la tutelle du ministère de la Recherche, a
pour mission d'assurer une interface entre le monde académique et les décideurs publics et privés. Il vient de rendre public un document
de travail réalisé par ses chercheurs sur l'emploi des seniors. "Le système français incite aujourd'hui encore fortement à ne pas
reporter son départ à la retraite sitôt atteint le taux plein. Il impose en effet une forte taxe à la prolongation d'activité qui
correspond à des cotisations supplémentaires (taxe explicite) et à des années en moins de versement de la pension (taxe implicite)",
avec pour conséquence une retraite qui ne peut être véritablement choisie. Les chercheurs du CEPREMAP plaident "pour la disparition
de cette taxe à la prolongation d'activité", afin d'"augmenter le taux d'emploi des 60-65 ans, mais également, de façon plus
indirecte, celui des quinquagénaires en retardant les effets de bord sur le marché du travail qui pénalisent l'emploi de la génération la
plus proche de la retraite". Si le rendement des politiques d'incitation des individus à retarder leur départ à la retraite peut
être important, encore faut-il choisir les bons instruments et cibler les bons objectifs, adaptés à la situation française, note
le document de travail. À cet égard, "la surcote actuarielle limite intrinsèquement son efficacité : l'existence d'une forte
hétérogénéité d'espérance de vie fait peser un risque d'antisélection que le système de retraite par répartition n'est pas en mesure de
bien gérer". Et les chercheurs de proposer de la remplacer par "une surcote en capital qui consiste à restituer
sous forme d'un capital (et non d'une rente) le montant des sommes dont profitent les caisses de retraite du fait de la prolongation
d'activité". Une mesure qui "n'implique aucun coût, même transitoire", et qui "permettrait de ne pas pénaliser
les travailleurs dont l'espérance de vie est la plus faible". L'étude propose également une plus grande liberté dans le cumul
emploi-retraite, passant par l'autorisation de la poursuite d'activité au sein de la même entreprise, sans rupture de contrat et par une
suppression des plafonds de cumul. Enfin, les chercheurs soulignent que la politique d'incitation actuelle n'est pas ciblée exclusivement
sur l'objectif d'emploi. Elle souhaite aussi "maintenir une taxe permettant de contribuer à la viabilité financière du système de
retraite". "Tant que l'emploi des seniors est en panne, l'urgence est de pousser au report d'activité, et non de constituer des surplus
budgétaires", écrivent les chercheurs. Ainsi, "une réforme des retraites qui introduirait de fortes incitations à travailler plus
longtemps produirait un double dividende. Elle inciterait à travailler au-delà de l'âge du taux plein,
tout en fournissant un puissant mécanisme pour stimuler l'emploi avant cet âge".
>
http://www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS12.pdf
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Famille
Développer l'offre d'accueil de la petite enfance
24/07/08 - Le Premier ministre a confié le 12 février 2008 à la députée UMP Michèle Tabarot une mission de réflexion portant sur le
développement de l'offre d'accueil de la petite enfance, ayant vocation à alimenter les objectifs fixés par la prochaine
convention d'objectifs et de gestion entre l'Etat et la CNAF pour les années 2009 à 2012, mais aussi à préparer la mise en oeuvre du
droit opposable promis par le chef de l'Etat d'ici à 2012. La députée a remis son rapport le 23 juillet au Premier ministre, en présence
de Xavier Bertrand et de Nadine Morano. Pour Michèle Tabaro, "le constat d'une insuffisance quantitative de l'offre est
unanime. Dans le cadre de la mise en oeuvre d'un dispositif plus efficace pour la garde d'enfant, le besoin d'accueil non satisfait est
évalué entre 200 000 et 400 000 places, inégalement répartis sur le territoire. L'objectif de répondre aux différents besoins à l'horizon
2012 nécessite des décisions politiques majeures afin d'apporter une réponse suffisante en quantité, en rapidité et en
qualité". Ses préconisations sont centrées sur "le développement de modes de garde innovants, souples et adaptés aux besoins
des enfants et des familles".
Michèle Tabarot propose une mise en place du droit opposable "par étapes". Dans un premier temps (2009-2012), elle propose de
développer sur l'ensemble du territoire l'offre de garde destinée prioritairement aux enfants âgés de 2 à 3 ans, en créant des
"jardins d'éveil" dans les structures existantes et les écoles maternelles, libérant ainsi des places en crèche pour les tout-petits. A partir de 2012, la garde sera rendue effective pour l'ensemble des enfants âgés de 2 à 3 ans, puis, à partir de 2015, le droit
de garde pourrait être ouvert progressivement à l'ensemble des enfants, en fonction de l'évolution de l'offre d'accueil. Pour accompagner
les familles dans leur effort de recherche, elle propose la mise en place d'un numéro d'appel téléphonique unique et la mise en
place d'un site internet. Des expérimentations sont actuellement réalisées par la branche famille, la CNAF prévoyant par exemple la
généralisation à l'ensemble du territoire du site internet « mon-enfant.fr » développé par la CAF du Bas-Rhin à partir du 4ème trimestre
2008. Les communes et les intercommunalités devraient être responsables de la mise en oeuvre du droit de garde et la CNAF devrait être
garante d'une répartition équilibrée de l'offre sur le territoire. Ses autres propositions portent sur l'incitation au développement de
crèches et de services de garde d'entreprise, le regroupement d'assistantes maternelles au sein de maisons d'assistantes maternelles, un
nouveau congé parental plus court et mieux rémunéré, partagé entre les parents, l'implication des seniors dans la garde d'enfants, et
l'assouplissement des conditions d'encadrement des lieux d'accueil de la petite enfance.
Le Premier ministre a indiqué que les ministres engageront dès la rentrée une concertation sur les différentes propositions du rapport
afin de pouvoir le mettre en œuvre le plus rapidement possible.
> Le rapport Tabarot sur le développement de l'offre d'accueil de la petite enfance et ses annexes (247 pages):
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000479/0000.pdf
> A lire également la Note de veille du Centre d'analyse stratégique n° 107 avec une analyse portant
sur le "droit d'accueil du jeune enfant : une double exigence qualitative et quantitative" - juillet 208 :
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/NoteVeille107.pdf?IdTis=XTC-DFKX-5RTQA-DD-A8HC-JW4
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Risques professionnels
L'Afsset recommande le renforcement de la sécurité sanitaire pour les travailleurs exposés aux nanomatériaux
23/07/08 - Saisie en juin 2006 par ses trois ministères de tutelle (Santé, Ecologie, Travail), l'Agence française de sécurité sanitaire
de l'environnement et du travail (Afsset) vient de publier un avis sur les nanomatériaux et la santé au travail, dans lequel elle formule
des recommandations pour renforcer la sécurité sanitaire des personnels de l'industrie et de la recherche. L'utilisation des nanomatériaux
est aujourd'hui en plein essor du fait de leurs propriétés physiques, chimiques ou biologiques particulières leur conférant de
nombreuses applications innovantes notamment dans le secteur industriel, mais également dans celui de la santé (médicaments par exemple).
Autrefois confinés dans les laboratoires, ils sont désormais présents dans le monde de l'industrie. Selon les conclusions du rapport
d'expertise collective, "l'existence de dangers potentiels pour l'homme et l'environnement liés à la toxicité, l'écotoxicité et
au risque d'explosion ne peut être écartée". Les experts recommandent de renforcer les mesures de prévention des expositions en
milieu de travail. Un guide de bonnes pratiques liées à l'exposition des travailleurs est proposé aux employeurs. L'Afsset préconise un
regroupement à l'échelle nationale des experts afin d'améliorer le partage des connaissances dans le domaine de la sécurité des
nanomatériaux, recommande de créer une base de données afin d'améliorer les connaissances sur les principales utilisations de
nanomatériaux sur le territoire français, et encourage vivement la création d'une campagne d'information et de sensibilisation auprès
des entreprises et des laboratoires dont le personnel est potentiellement exposé aux nanomatériaux.
> "Les nanomatériaux, sécurité au travail" - Avis, rapport d'expertise et annexes - Afsset - 239 pages - juillet 2008 :
http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/347346984913360382167252308169/afsset-nanomateriaux-2-avis-rapport-annexes.pdf
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ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé
Le rapport Jégou sur la taxation de l'industrie du médicament
26/07/08 - Le sénateur Jean-Jacques Jégou (Union centriste), rapporteur spécial de la mission « Santé », a rendu public le 22
juillet son rapport d'information sur la taxation de l'industrie du médicament. Il préconise de simplifier
les taxes en vigueur (pas moins de 13 taxes spécifiques (7 affectées à l'AFSSAPS, 2 à la HAS et 4 affectées aux organismes de sécurité
sociale pour un montant d´environ 745 millions d´euros) et d'éviter de les modifier tous les ans, comme c'est le cas actuellement. Sans
remettre en question le rendement global de ces prélèvements, la mission sénatoriale propose de "replacer l'instrument fiscal dans
un cadre pluriannuel, afin de donner plus de sécurité et de visibilité aux entreprises". Une recommandation qui rejoint
celle des députés de la MECSS (voir lettre 299) qui proposaient dans leur rapport sur "la prescription, la consommation et la
fiscalité des médicaments" de stabiliser ou rendre plus structurante les taxes sur les labos affectées à l'assurance maladie. Cette
meilleure visibilité suppose également "un meilleur pilotage global de notre système de régulation du secteur du médicament" qui
devra se faire au sein du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) élargi à l'Uncam et aux réunions plus régulières. Une meilleure
cohérence des outils de régulations devra également être recherchée. La mission suggère "d'orienter davantage la fiscalité vers
l'innovation et le bon usage du médicament", avec trois pistes : scinder la clause de sauvegarde, moduler la taxe sur le chiffre
d'affaires en fonction de l'investissement dans des secteurs de recherche stratégiques pour notre économie, renforcer le rôle de la taxe
sur la promotion du médicament, "afin de trouver un meilleur équilibre entre l'action des laboratoires et celle menée par l'Etat, dans une
logique de maîtrise des finances publiques". Le rapport propose également "une maîtrise volontariste des dépenses de médicament" par un
"déremboursement plus systématique et rapide des médicaments à SMR insuffisant", une "baisse de prix
progressive, régulière et préalablement définie des princeps, comme des génériques, après la perte de protection liée au brevet",
une "généralisation du dispositif de « tiers-payant contre générique », qui a fait ses preuves", une "action résolue sur
les prescriptions, afin d'éviter des glissements médicalement injustifiés vers des médicaments plus coûteux". Enfin, il souligne les
questions connexes à prendre également en compte : l'optimisation du circuit de distribution du médicament et la situation des organismes
complémentaires. En annexe, un document donne d'intéressants éléments de comparaisons internationales.
> Le rapport de Jean-Jacques Jégou fait au nom de la commission des Finances du Sénat - 256 pages :
http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-427-notice.html
Tableau de bord tabac de juin 2008 de l'OFDT : forte hausse des forfaits versés par la CNAMTS
25/07/08 - L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies vient de publier son dernier tableau de bord mensuel des indicateurs relatifs
au tabac et au tabagisme en France qu'il réalise à la demande de la MILDT. Les chiffres du premier semestre 2008 sont à présent connus. A
retenir : la grande stabilité des ventes de cigarettes sur les quatre dernières années, même si on constate une légère baisse de la consommation
de 5 % en 2008 par rapport à 2007 (correspondant à une hausse de même ampleur du prix du tabac), une vente de médicaments d'aide à l'arrêt du
tabac en baisse de 25,4 % sur un an (le Champix tirant bien son épingle du jeu avec une progression de 41 %), une baisse de 10,8
% du nombre moyen de nouveaux patients dans les consultations de tabacologie, mais une hausse spectaculaire du nombre de forfaits de 50 euros
versés par la CNAMTS. Ainsi, 293 237 forfaits de prise en charge ont été versés par l'Assurance maladie au 1er semestre 2008 contre 198 578 un an
auparavant (+ 69,7 %).
http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/donneesnat/tabtabac.html
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Actualité sociale
Report probable du RSA en 2010
23/07/08 - L'hypothèse de lancer le Revenu de solidarité active en début d'année civile est sérieusement envisagée par Bercy et par la
commission des Finances de l'Assemblée nationale, en raison de son coût d'abord (un milliard et demi d'euros à trouver), mais aussi des
délais techniques et administratifs de mise en oeuvre de ce dispositif complexe. Lors de la présentation de la programmation des
dépenses de l'État pour les trois prochaines années (2009-2011), le 15 juillet, le ministre du budget a expliqué que le RSA n'y
était pas abordé "pour la simple raison que ses modalités, et donc a fortiori son financement, ne sont pas encore arrêtées".
Une réunion d'arbitrage à laquelle ont participé, le 22 juillet à l'Elysée, le chef du gouvernement, François Fillon, et plusieurs
ministres, n'a débouché sur "aucune décision formelle, que ce soit sur le calendrier ou sur le périmètre de cette nouvelle
prestation", rapportent Les Echos. "Les décisions définitives ont été repoussées à la fin du mois, dans le cadre des derniers
arbitrages du projet de budget 2009. Mais, selon plusieurs participants, la question est désormais de savoir si le RSA entrera en vigueur
le 1er octobre 2009 ou le 1er janvier 2010". Un report qui peut sembler de peu de portée, sauf pour Martin Hirsch.
http://www.lesechos.fr/journal20080723/lec1_france/4754429.htm
Les bénéficiaires de l'AME en contact avec le système de soins
25/07/08 - La DREES a mené une enquête au premier trimestre 2007 en Île-de-France afin de mieux connaître les conditions d'existence, l'état de
santé et le recours aux soins des bénéficiaires de l'aide médicale de l'État (AME) en contact avec le système de soins. Il s'agit d'une population
composée à 70 % de jeunes adultes âgés de 20 à 39 ans, ayant un niveau scolaire élevé et dont la majorité réside en France depuis moins de
cinq ans. Soumis à des conditions d'existence précaires, les bénéficiaires de l'AME sont nombreux à percevoir leur état de santé comme dégradé.
Leur renoncement à des soins de base pour des raisons financières et le refus des professionnels de santé témoignent des obstacles qu'ils ont dû
affronter avant d'accéder aux soins. Ces difficultés surmontées, les bénéficiaires de l'AME entrés dans le dispositif semblent bénéficier d'une
continuité de suivi. Toutefois, 15 % des patients vus en consultation et la moitié des patients hospitalisés avaient, selon les médecins,
un besoin de soins urgents.
> DREES - Études et résultats n° 645, juillet 2008 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er645.pdf
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L'actualité des sites Internet
Admipedia, le wiki administratif et citoyen
26/07/08 - Philippe Batreau, fondateur de l'Association des internautes territoriaux (AIT) et gestionnaire du site historique Adminet.fr,
a annoncé, le 16 juillet dernier, la naissance d'Admipedia. Ce wiki participatif sur l'administration, l'accès aux données publiques, les
institutions, comprendra à terme des dossiers thématiques, un répertoire des services administratifs, et des informations sur le web
administratif et citoyen. Il fonctionne sur les mêmes principes que le célèbre Wikipédia, grâce à des contributeurs bénévoles issus
du monde du secteur public. L'enjeu est qu'Admipedia puisse "être utilisé et réutilisé par des sites administratifs, publics, de
collectivités territoriales, citoyen ou tout internaute pour qui son contenu répond à un besoin". D'autres wikis
à vocation professionnelle sont disponibles autour de l'administration publique comme
JurisPedia, une initiative universitaire pour le "droit
partagé" ou Bibliopedia,
site collaboratif pour bibliothécaires, documentalistes et archivistes francophones.
A noter également l'ouverture officielle, le 24 juillet, de l'encyclopédie
collaborative de Google, baptisée Knol, pour "knowledge" (connaissance en anglais). A mi-chemin entre les blogs et les
publications collectives, cette création entend investir un domaine jusqu'alors largement dominé par Wikipédia, en utilisant un nouveau modèle
économique. Les contributeurs volontaires qui signent les articles de leur nom peuvent, s'ils le souhaitent, afficher des liens sponsorisés sur
les pages de leurs articles dont les revenus seront partagés entre Google et les auteurs.
> Le wiki : http://admipedia.adminet.fr/wiki/Accueil
> source Localtis.info
> Les meilleurs wikis pour partager un savoir collaboratif - Archimag :
http://archimag.com/fr/accueil-archimag/magazines/archimag-n211/les-meilleurs-wikis-pour-partager-un-savoir-collaboratif.html
> L'encyclopédie collaborative Knol :
http://knol.google.com/
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Sélection de textes réglementaires - JO et circulaires
Sécurité sociale
- Décision du 22 avril 2008, JO du 23/07/08, pour la mise en oeuvre par la Caisse des dépôts et consignations d'un portail internet
sécurisé dénommé « Portail e-services » pour la dématérialisation des échanges avec les employeurs des trois fonctions publiques, dans
le cadre de sa mission réglementaire de gestionnaire d'organismes de retraites
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019233645&dateTexte=
- Arrêté du 16 juillet 2008, JO du 24/07/08, relatif au service commun pour la gestion mutualisée d'un fonds d'aides aux vacances
fixe la liste des organismes adhérents au service Vacaf, outil au service des Caisses d'allocations familiales
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019237635&dateTexte=
- Décret n° 2008-732 du 24 juillet 2008, JO du 26/07/08, relatif au versement fractionné de la
cotisation d'assurance maladie des étudiants (versement en trois fois de la cotisation forfaitaire)
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019246343&dateTexte
- Décret n° 2008-731 du 24 juillet 2008, JO du 26/07/08, relatif à la
procédure d'admission en non-valeur des créances d'organismes de sécurité sociale
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019246189&dateTexte=
Santé - social
Nominations - Accords - Indiscrétions
- Edouard Couty va être nommé président du Haut conseil des professions paramédicales (HCPP), instance remplaçant l'ancien Conseil
supérieur des professions paramédicales (CSPP) qui devrait être installée en septembre, soit
plus d'un an après la parution au JO du décret fixant ses missions, selon
l'Agence
de presse médicale.
- Les rendez-vous de concertation entre la
ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et les confédérations syndicales au
sujet du projet de loi "Patients, santé, territoires" ont été reportés du 24
juillet au 2 septembre 2008.
Communiqué de presse du CISS : "Loi Santé, Patients, Territoires : A quoi joue
Matignon ?"
http://www.leciss.org/communiques-de-presse/back/1/article/loi-sante-patients-territoires-a-quoi-joue-matignon.html
Projets de loi
Agenda
Autres publications et informations retenues
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