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SOMMAIRE
Actualités professionnelles
Sécurité sociale
L'objectif du retour à l'équilibre de la Sécu en 2012 abandonné
Votre carrière
Salaires des personnels du régime général. Nouvelle fin de non-recevoir du COMEX
Maladie
Les dépassements d'honoraires excessifs bientôt sanctionnés par les CPAM
Augmentation de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé pour les seniors
Synthèse du rapport d'évaluation du dispositif des franchises médicales
Les données 2007 du codage de la biologie médicale
Convention médicale. Les spécialités techniques au menu des négociations conventionnelles du 12 novembre
Roselyne Bachelot précise le calendrier du suivi des dépenses hospitalières exécutées en ville
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Seconde séance de négociation de l'assurance chômage. Les partenaires sociaux étudient la filière unique
Retraites
La retraite des députés, le plus avantageux des régimes
Dépendance
Dépendance : le regard des 70 ans et plus
International
Deux nouveaux projets pour l'ADECRI en Moldavie et au Congo
Actualités générales
Actualité santé
Consommation d'antibiotiques : la France est devenue le bon élève de l'Union européenne
Diabète traité en France en 2007 : un taux de prévalence proche de 4 % et des disparités géographiques croissantes
Examen des liens entre les modes de financement et la planification et les modifications induites par la T2A - Rapport final
Indice européen 2008 des consommateurs de soins de santé. La France rétrogradée
Actualité sociale
Le Secours Catholique publie son rapport annuel sur la précarité en France
TIC santé / e-administration
L'expérimentation du projet NETC@RDS se poursuit
Conférences sur les TIC de santé : LESISS sur tous les fronts
L'actualité des sites Internet
Sophia : nouvelle version du site avec un espace adhérent
La surveillance de la grippe en temps réel avec Google
Les dessous du social. Le blog de l'actualité sociale
Actualité du J.O.
Autres publications retenues
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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES
Sécurité sociale
L'objectif du retour à l'équilibre de la Sécu en 2012 abandonné
14/11/08 - Le Sénat a entamé le 12 novembre l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2009. Près de 500 amendements ont été
déposés. La discussion en séance publique du texte est prévue jusqu'au 19 novembre 2008. Les 15 premiers articles ont été adoptés à ce jour. Le
ministre du Budget a annoncé aux sénateurs, au début de l'examen du projet de loi, que l'Etat allait transférer près de 1 milliard d'euros aux
régimes sociaux, ce qui permettra d'éponger une partie de sa dette. Après un premier remboursement de 5,1 milliards d'euros l'an dernier, cette
dette s'était rapidement reconstituée et devait dépasser, avant ce nouveau remboursement, les 4 milliards fin 2008. La loi de Finances
rectificative prévoira un transfert compris entre 900 millions et 1 milliard d'euros avant la fin de l'année, a précisé Eric Woerth.
Quant au déficit du régime général de la Sécurité sociale, il devrait atteindre 10,5 milliards d'euros l'an prochain, au lieu des 8,6 milliards
prévus fin septembre. Les pertes de recettes expliquent le dérapage. Aucune des branches de
la sécu ne serait à l'équilibre. L'assurance maladie serait déficitaire de 4,6 milliards en 2009,
l'assurance vieillesse de 5,3 milliards. Les branches famille (- 500 millions)
et accidents du travail (- 100 millions) seront également légèrement dans le
rouge. Le gouvernement a également modifié les prévisions 2008. Le déficit du
régime général devrait atteindre 9,3 milliards d'euros, soit à peu près le même
niveau qu'en 2007, au lieu des 8,9 milliards prévus. L'objectif d'un retour à
l'équilibre pour la Sécurité sociale en 2012 est abandonné. Le gouvernement
table désormais sur un déficit de 3,1 milliards d'euros à cet horizon malgré un rebond de la croissance annoncé.
>
http://www.lesechos.fr/journal20081112/lec1_france/4795842.htm
> La crise stoppe net l'amélioration des comptes de la Sécurité sociale :
http://www.lesechos.fr/journal20081113/lec1_france/4796445.htm
> Le PLFSS pour 2009 - dossier du Sénat :
http://www.senat.fr/dossierleg/plfss2009.html
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Votre carrière
Salaires des personnels du régime général. Nouvelle fin de non-recevoir du COMEX
14/11/08 - Le 12 novembre, toutes les organisations syndicales représentant les personnels de la Sécurité sociale, soutenues par des milliers de
salariés en grève, étaient reçues par Philippe Georges, le président du Comex par interim, Mr Golgie, vice-président du Comex, Philippe Renard et
Sophie Meteyer de l'Ucanss, mais en l'absence des autres membres du Comex.
Une nouvelle tentative pour obtenir une augmentation significative de la valeur du point au titre de 2008, en vain. Selon
la CFDT, "les seules ouvertures faites
ont été de reconnaître qu'il y avait une prise de conscience du fait que le
système de rémunération souffrait d'un déséquilibre général, au détriment des
augmentations de la valeur du point, et que le Comex travaillait à l'élaboration
d'un ensemble de mesures 2008 - 2009". Le dossier "n'est pas refermé", comme l'annonce
la CGT, mais pour autant aucune date n'a été avancée. Les
organisations syndicales se donnent rendez-vous le 20 novembre pour analyser
l'état de la mobilisation du 12 et débattre des suites à donner. Dans
l'immédiat, "de nombreux organismes, sous la pression des salariés, se voient
obligés de prendre des mesures en catimini", ajoute la CFDT qui conseille
"N'hésitez donc pas à « solliciter » vos directions...".
A ce sujet, on notera la réaction d'Alain Boiteau sur
le blog Infoscpamcholet
qui agite le chiffon rouge sur les risques de renvoyer la négociation au niveau
local, notamment celui de "créer de fortes disparités entre les organismes, compte tenu du montant des excédents
2007 et du complément de 0,75 % de GVT en crédits de personnel redistribués par
la CNAM dont les sommes vont parfois de 1 à 10 selon les caisses !". Pour le
Comex, les excédents "ont déjà été redistribués, tout au moins pour la branche famille".
Le SNFOCOS et
la CFTC évoquent également le
fonctionnement temporaire du Comex depuis le départ de Philippe Georges de la CNAF.
Le Directeur de l'ACOSS, Pierre Ricordeau, va être nommé président du Comex,
mais l'intérim sera assuré par Philippe Georges qui devient personne qualifiée,
chargé des relations avec les partenaires sociaux !
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L'Assurance maladie
Les dépassements d'honoraires excessifs bientôt sanctionnés par les CPAM
12/11/08 - Un projet de décret révélé par Le Quotidien du médecin du 12 novembre précise les pénalités financières que pourront
appliquer les CPAM aux médecins qui pratiqueraient des dépassements d'honoraires
excessifs ou qui n'afficheraient pas les tarifs dans leur salle d'attente. Le texte
d'application de la LFSS pour 2008 indique que le directeur de la caisse "à
laquelle est affilié un assuré ayant supporté le dépassement d'honoraire au-delà
du respect du tact et de la mesure" pourra prononcer une pénalité financière
"égale au maximum à 200 % des dépassements réclamés". Le respect de la notion du
"tact et de la mesure" pourra s'apprécier au regard de cinq critères
: "La prise en compte dans la fixation des honoraires de la situation financière du patient, de la notoriété du praticien, de la complexité de
l'acte réalisé et du temps consacré, du service rendu au patient ainsi que du pourcentage d'actes avec dépassement et du montant moyen de
dépassement pratiqués, pour une activité comparable, par les professionnels de santé exerçant dans le même département".
Mais "le gouvernement a pris soin de ne pas fixer explicitement les limites du
tact et mesure, ce qui aurait signifié un plafonnement du secteur II", souligne
le Quotidien. Le conseil départemental de l'Ordre sera seulement informé de la
procédure engagée contre le professionnel. Consulté pour avis, le conseil de
l'assurance maladie a voté contre le projet de décret, redoutant que le texte soit difficile à appliquer.
> Source : Quotimed.com
http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?fuseaction=viewarticle&DartIdx=418419
Augmentation de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé pour les seniors
14/11/08 - Mise en place en 2005, l'ACS vise à faciliter l'accès à une complémentaire santé pour les ménages aux revenus modestes, mais qui ne sont
pas éligibles à la CMUC. Au 31 août 2008, 410 000 personnes avaient utilisé leur attestation d'aide complémentaire santé auprès d'un organisme
complémentaire, soit une hausse de 35 % en un an, selon le Fonds CMU. En prévision, 600 000 personnes devraient obtenir une attestation durant
l'année 2008.
Estimant qu´il fallait "améliorer l´accès aux complémentaires", la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est engagée, lors de
l'émission Dimanche +, sur Canal +, à augmenter de 25 % le montant de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS) pour les personnes
âgées de plus de 60 ans, qui passera de 400 à 500 euros par an. Cette aide se déduit du coût annuel d'un contrat d'assurance maladie
complémentaire. Soumise à conditions de revenus, elle est aussi dépendante de l'âge. Mme Bachelot juge qu'il faut "améliorer l'accès aux
complémentaires" car "3,5 millions de nos concitoyens n'ont pas de mutuelle, seulement la moitié pour des raisons financières".
Elle s'est félicitée le 13 novembre, au Sénat, que "le nombre de bénéficiaires de l'aide a augmenté de 40 % et
que le nombre de foyers non couverts par une complémentaire a diminué de 14 %",
soit maintenant 7 % de la population. "Il n'y a donc pas de démutualisation !", pour la ministre.
Soulignons que les sénateurs n'ont pas adopté l'amendement n° 62, présenté par
M. Jégou, à l'article 12 du PLFSS supprimant une disposition introduite par
l'Assemblée nationale, contre l'avis du Gouvernement, prévoyant une compensation
intégrale des charges supportées par la CNAMTS au titre des bénéficiaires de la
CMU C, alors que les organismes complémentaires resteraient soumis à une
compensation forfaitaire. Selon M. Jégou, "cette disposition placerait le fonds
CMU en situation de déficit compte tenu de son coût supérieur à 140 millions, ce
qui imposerait à l'État de lui verser une subvention en 2009".
De son côté, le quotidien
Les Echos s'est livré à une enquête sur le web pour connaître les tarifs les
moins chers pour un couple de retraités (61 ans). Selon la formule, le tarif
annuel est de 1008 à 1452 euros pour un habitant de Paris et de 876 à 1092 euros en province.
> Poursuite de la montée en charge de l'aide complémentaire santé :
http://www.fonds-cmu.fr/site/cmu.php4?Id=31&actu=79
Synthèse du rapport d'évaluation du dispositif des franchises médicales
10/11/08 - Prévu par l'article 52 de la LFSS pour 2008 instaurant une franchise annuelle sur certaines prestations ou certains produits de santé :
médicaments, actes paramédicaux et transports sanitaires, un rapport du gouvernement précisant les conditions dans lesquelles les montants
correspondant à la franchise ont été utilisés a été transmis au Parlement. Les Echos nous proposent
en ligne la synthèse du document. "La mise en oeuvre des franchises a permis de
dégager un montant de l'ordre de 800 millions d'euros et de financer ainsi près
des deux tiers de l'augmentation importante des moyens consacrés cette année aux
trois priorités de santé publique que sont la prise en charge des patients
atteints de la maladie d'Alzheimer, la lutte contre le cancer et le
développement des soins palliatifs" (1,3 Md), peut-on lire dans le document.
L'écart de 50 millions d'euros de rendement du dispositif par rapport à la
prévision initiale "est lié d'une part à la difficulté de décompte des actes des
auxiliaires médicaux (actes en série) et de transport et, d'autre part, à la
mise en place d'un plafond journalier". Ce montant provient à 86 % de la
franchise sur le médicament. Si la franchise a permis de changer certains
comportements, notamment "en favorisant un essor vigoureux des grands
conditionnements", "elle n'a pas eu cependant d'impact sensible sur l'évolution
des volumes des prestations couvertes". Les exonérations représentent un montant
d'actes non soumis à la franchise de 4,48 milliards d'euros sur un montant total
d'actes entrant dans le champ de la franchise de 15,7Md (soit 28,5% du total).
>
http://www.lesechos.fr/medias/2008/1110//300307397.pdf
Les données 2007 du codage de la biologie médicale
10/11/08 - Le dernier "Points de repère" de la CNAMTS consacré aux données 2007 du codage de la biologie médicale
vient d'être mis en ligne. Les principaux résultats de cette étude ont été présentés lors du Point d'information mensuel de la Caisse nationale
du 23 octobre dernier (voir lettre 322). Depuis une dizaine d'années, la nature de l'activité de biologie est codée, ce qui permet de décrire
finement la répartition des actes réalisés en ambulatoire ou dans le cadre d'une hospitalisation en établissements de santé privés à but
lucratif et de suivre son évolution. Le "Points de repère" fournit une analyse détaillée des dépenses du secteur sur l'année 2007 pour le
Régime général ainsi que les actions menées pour améliorer leur efficience. Rappelons que plus de 573 millions d'examens ont été réalisés l'année
dernière, pour 4,2 milliards d'euros de dépenses remboursables par l'ensemble des régimes d'assurance maladie. L'activité est concentrée sur un
nombre d'actes restreint. Les 20 premiers actes remboursés sont quasi-exclusivement des examens automatisés qui ont bénéficié d'économies
d'échelle importantes. La progression des dépenses (3 % par rapport à 2006) a
été la plus faible depuis 2000. En revanche, les volumes (nombres d'actes) en
2007 présentent un rythme de croissance de + 4,3 % qui est proche de celui
observé au cours des 7 dernières années. Les actions de maîtrise médicalisée et
les baisses tarifaires intervenues pour intégrer les gains de productivité aux
tarifs des actes expliquent la faible progression des dépenses.
L'étude propose une analyse détaillée de quatre groupes physiopathologiques
(groupes « Exploration lipidique », « Exploration thyroïdienne », « Fer – Ferritine » et « Exploration hépatique »).
Le document de la CNAMTS arrive à point nommé au moment où de nouvelles
baisses de tarifs sont programmées en 2009 à hauteur de 100 millions.
> CNAMTS Points de repère n° 19 - novembre 2008
http://www.ameli.fr/l-assurance-maladie/statistiques-et-publications/points-de-repere/n-19-codage-de-la-biologie-medicale.php
Convention médicale. Les spécialités techniques au menu des négociations conventionnelles du 12 novembre
14/11/08 - Assurance maladie et syndicats médicaux se sont réunis mercredi 12 novembre pour une
nouvelle séance de négociations conventionnelles consacrée à
l'analyse de la situation des spécialités techniques. La CNAM a présenté aux syndicats médicaux une longue série de tableaux sur
l'évolution des honoraires et des revenus des disciplines techniques entre 2000
et 2007, l'idée étant de parvenir à une forme de rééquilibrage des revenus internes à la profession.
Le SML, la CSMF et la FMF ont fait front commun pour dénoncer la volonté de la CNAMTS de mettre en place des baisses de tarifs pour les
radiologues, biologistes et autres spécialités (pour 250 millions) de façon à
permettre une revalorisation pour les généralistes. La CSMF exclut tout "troc
comptable" qui signe "le retour de l'enveloppe globale consistant à prélever sur
telle ou telle spécialité les ressources affectées à d'autres", et qui "ne se
limitera pas à la seule profession médicale". Seul MG-France se positionne à la
marge en soulignant, comme le démontre de son côté la CNAM, que "les spécialités
techniques sont les grandes bénéficiaires de la convention de janvier 2005,
d'autant plus que la part des actes techniques est élevée et la répétitivité des
actes importante", rapporte une dépêche Egora. Le syndicat de médecins
généralistes réclame la revalorisation immédiate de la médecine générale et le
rattrapage du différentiel d'honoraire moyen entre les généralistes (133 000) et
les autres spécialités (244 000 en 2007). La prochaine réunion de négociations conventionnelles,
sans doute l'avant-dernière, aura lieu le 26 novembre. "Tous les sujets
précédents (aucun n'a été bouclé) devraient y être abordés, mais la plupart des
leaders syndicaux jugent improbables l'éventualité d'un accord global dans les
délais impartis", rapporte Le Quotidien du médecin.
> Sources : Egora.fr
- "Le feuilleton conventionnel mal engagé. La CNAM cible les radiologues, la
négociation patine" - Le Quotidien du médecin du 14 novembre
http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?DARTIDX=418637&FUSEACTION=viewarticle&
- Discussions conventionnelles, les propositions de MG-France
http://www.mgfrance.org/index2.php?option=com_content&task=view&id=874&Itemid=1&bw=800&bh=500
- Négociations conventionnelles : retour de l'enveloppe globale - communiqué CSMF :
http://www.csmf.org/index.php?option=com_content&task=view&id=631&Itemid=541
Roselyne Bachelot précise le calendrier du suivi des dépenses hospitalières exécutées en ville
14/11/08 - Lors du débat sénatorial sur l'hôpital, le 13 novembre, interrogée par M. Vasselle sur le retard dans le suivi des prescriptions
hospitalières exécutées en ville, la ministre de la Santé a rappelé qu'au 1er janvier 2009, "les professionnels de santé seront, pour la
plupart, dotés d'un numéro personnel du Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS), les textes juridiques auront été publiés au Journal
officiel". Pour la suite, elle a précisé le calendrier de la mise en oeuvre du RPPS. Ainsi, "au 1er mars 2009, la majeure partie
des systèmes d'information d'assurance maladie pourront traiter les données assorties d'un numéro RPPS, les logiciels des professionnels de santé
libéraux seront prêts pour le déploiement. Les applications des transporteurs devront être opérationnelles fin 2009. Entre juillet et décembre
2009, les systèmes d'information des établissements de santé pourront traiter les données
identifiées par un numéro RPPS". Mais "la principale difficulté sera de
convaincre les professions libérales d'adopter la version 1.4 de Sesam Vitale :
alors que 25 % des prescriptions exécutées par les pharmacies d'officine sont
d'origine hospitalière, seules 3 % d'entre elles sont équipées", prévient-elle.
"Le suivi ne pourra donc être lancé de manière fiable qu'au 1er janvier
2010 pour la majeure partie des établissements de santé et 40 % à 80 % des
professionnels libéraux selon les métiers. En 2009, l'Assurance maladie produira
un premier bilan permettant de mettre en place un dispositif de sanctions
effectif au 1er janvier 2010".
La ministre a également subi une salve de questions sur la convergence
tarifaire. La LFSS pour 2005 avait inscrit cette convergence d'ici 2012 "dans la
limite des écarts justifiés par les différences dans la nature des charges
couvertes par ces tarifs". "Le rapport de 2006 de l'IGAS a relevé que l'écart facial moyen des tarifs, sur la base
de l'activité du secteur public, était de 41 % en 2005 en défaveur de l'hospitalisation privée ; il est de 37 %
en 2008". Ce qui fait dire à la ministre que "la convergence progresse encore à
petits pas". Si l'on prend comme base l'activité du privé, les écarts sont
respectivement de 29 % et de 25 %. Si l'on prend enfin comme base l'activité des
deux secteurs, ils sont de 36 % et 33 %. Pour la campagne tarifaire 2009, une
étude des coûts à méthodologie commune va être conduite afin d'analyser les
écarts intra et intersectoriels. Ce sera un outil d'aide aux décisions de financement des établissements.
> Le débat sénatorial :
http://www.senat.fr/cra/s20081113/s20081113_5.html#par_725
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Recouvrement - emploi - assurance chômage
Seconde séance de négociation de l'assurance chômage. Les partenaires sociaux étudient la filière unique
12/11/08 - Fait suffisamment rare pour être souligné, la déclaration commune des organisations syndicales et patronales faite vendredi 7 novembre,
lors de la seconde séance de négociation sur l'assurance chômage, pour réaffirmer leur "autonomie", après la série d'interventions du
gouvernement concernant leurs discussions. Les partenaires sociaux se sont également accordés sur le besoin de simplifier le système
d'indemnisation du chômage pour le rendre plus lisible. Une piste que Nicolas Sarkozy les a appelés à
creuser dans son discours sur l'emploi du 28 octobre. C'est l'un des rares
points sur lequel le patronat et les syndicats sont sur la même longueur d'onde,
prévient le quotidien Les Echos (10-11). Il s'agit d'étudier la refonte des
quatre filières d'indemnisation actuelles en une filière unique. Des simulations
réalisées par l'Unedic à la demande du Medef ont été mises sur la table. Selon
les variantes étudiées, l'Unedic estime que la mise en place de cette filière
unique permettrait de réaliser des économies de 2,38 à 4,7 milliards d'euros et
entraînerait une baisse du nombre de demandeurs d'emploi indemnisés de 179 000 à
377 000. Ce qui permettrait au régime de revenir vite à l'équilibre tout
en baissant les cotisations chômage, ce dernier point restant l'objectif premier
du patronat. "Les syndicats ont vivement rejeté ces propositions", avertit le
quotidien, leur priorité étant au contraire d'accroître le nombre de chômeurs
indemnisés. La filière unique sera à nouveau au programme de la prochaine
réunion de négociation du 25 novembre avec une discussion cette fois-ci sur le
fond. D'ici là, l'Unedic aura terminé les simulations commandées par les syndicats.
Syndicats et patronat "ont des marges de manoeuvre pour baisser les cotisations
chômage, même avec l'évolution du contexte économique", a jugé le ministre du
Budget, Eric Woerth, au Sénat au début de l'examen du budget 2009 de la Sécurité
sociale. Le ministre a réaffirmé que le "principe de solidarité entre branches
de la protection sociale s'appliquera (...) à la hausse des cotisations
vieillesse qui sera de 0,3 point en 2009 et doit être compensée par une baisse
équivalente des cotisations d'assurance chômage".
> Patronat et syndicats d'accord pour simplifier l'indemnisation du chômage - Les Echos :
http://www.lesechos.fr/journal20081110/lec1_france/4795219.htm
> "Patronat et syndicats revendiquent leur autonomie sur l'assurance chômage" -
Liaisons sociales - avec la déclaration commune et les différents documents de la séance :
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/6827/patronat-et-syndicats-revendiquent-leur-autonomie-sur-lassurance-chomage.html
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Retraites
La retraite des députés, le plus avantageux des régimes
09/11/08 - "La retraite des députés est la Rolls des régimes spéciaux en raison de tous les coefficients bonificateurs qui
l'accompagnent", annonce seniorscopie.com qui relaie les principaux points d'une récente étude de
l'association Sauvegarde Retraites qui s'est fait "une véritable spécialité de la traque des abus des régimes spéciaux".
En effet, "pour 1 euro cotisé le député retraité en récupèrera 6, contre la
moitié pour un fonctionnaire et le quart pour un salarié du privé". Le montant
de la pension à taux plein atteinte au bout de 22,5 ans de mandat peut même
dépasser l'indemnité de base ! Le tout étant financé par… les contribuables qui
assurent 88 % des charges du régime de retraite des députés.
>
http://www.seniorscopie.com/articles/la-retraite-des-deputes-le-plus-avantageux-des-regimes.html
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Dépendance
Dépendance : le regard des 70 ans et plus
09/11/08 - TNS Sofres vient de réaliser une enquête inédite pour Mondial Assistance et Notre Temps qui révèle la perception des enjeux liés au
« grand âge » et au vieillissement par les personnes de plus de 70 ans. Principal
enseignement de cette première consultation : si 55 % des 70 ans et plus
s'estiment en bonne santé, sont complètement autonomes et n'ont aucune
difficulté à effectuer seuls les tâches de la vie quotidienne, ils sont en
revanche largement préoccupés par la possible perte d'autonomie. 57% des
autonomes ont pris des dispositions avec au premier rang de celles-ci
l'aménagement du logement ou un déménagement (31 %) et la souscription d'un
contrat dépendance (17 %). Deux autres catégories complètent le panel des sondés
: 19 % ont besoin d'aide pour la gestion de leur foyer, et 26 % se déclarent en
perte d'autonomie physique (partielle ou totale). 55 % des personnes les plus
"fragilisées" (en perte d'autonomie personnelle) ont peur de déranger et ne le
font qu'en cas d'extrême nécessité. Parmi les "fragilisés" une préparation à la
dépendance a été partiellement "anticipée". Au quotidien, ces personnes les plus
"fragilisées" plébiscitent les services à la personne (66 %), autant pour leurs
compétences que pour leurs qualités humaines, et la famille (conjoint, autre
membre de la famille) à hauteur de 64 %.
>
http://www.tns-sofres.com/etudes/finance/061108_dependance.htm
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International
Deux nouveaux projets pour l'ADECRI en Moldavie et au Congo
10/11/08 - L'Agence pour le développement et la coordination des relations internationales (ADECRI) vient de remporter en partenariat avec
Sofreco/Conseil Santé un projet financé par la Commission Européenne en Moldavie. Ce projet d'une durée de 2 ans a pour
objectif d'appuyer le Ministère de la Protection sociale, de la Famille et de
l'Enfance dans la mise en place d'un système d'assistance sociale ciblée
répondant aux besoins des couches les plus vulnérables de la population. Ce
projet fera intervenir aux côtés du chef de projet deux experts à mi-temps ainsi
qu'un groupe d'experts court terme identifiés au niveau de l'ADECRI grâce au soutien de la CNAF.
L'ADECRI vient de signer avec l'Ambassade de France au Congo une convention de
prestations relative à un projet d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour la
réforme de l'informatique de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Ce projet
d'une durée de douze mois débutera dans les prochaines semaines et consistera à
accompagner la CNSS dans l'amélioration de son organisation interne, notamment
au niveau de la collecte des données et de son informatisation.
> http://www.adecri.org/
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ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé
Consommation d'antibiotiques : la France est devenue le bon élève de l'Union européenne
10/11/08 - Le Figaro note que "depuis le lancement, en 2002, de ses campagnes de sensibilisation sur l'usage prudent des antibiotiques, la
France est devenue le bon élève de l'Union européenne". Lors des ateliers européens sur les Campagnes de sensibilisation du grand public sur
l'utilisation prudente des antibiotiques qui se sont déroulés le 6 et 7 novembre dernier à Paris, Geneviève Chapuis, de la Dicom
de la CNAMTS, a pu annoncer que "la France avait atteint son objectif de réduction de la consommation d'antibiotiques avec une baisse de 23 %
en 5 ans". Ce succès dans le pays européen qui consommait le plus de substances antibiotiques et possédait l'un des taux les plus élevés de
résistance bactérienne, tant en ville qu'à l'hôpital, s'explique par plusieurs facteurs : "la réussite du plan national lancé en 2001 par le
ministère de la Santé" et l'identification par la CNAMTS des "freins et leviers de décision accompagnant les changements de
comportement". Le plan ministériel portait sur trois axes : la sensibilisation du grand public avec le fameux slogan : "Les
antibiotiques, c'est pas automatique !", la mise à disposition de tests de diagnostic rapide des angines (TDR) pour déterminer leur origine
virale ou bactérienne, et enfin, une action ciblée vers les médecins « gros prescripteurs » d'antibiotiques. Par exemple, entre septembre et
décembre 2007, la CNAM a envoyé ses DAM visiter une ou deux fois les médecins ciblés pour leur rappeler les recommandations au
niveau national. Résultat : les Français, qui avant la campagne de
sensibilisation étaient 37 % à attendre une prescription d'antibiotiques, ne
sont plus aujourd'hui que 23 % à le faire. La proportion de parents espérant une
ordonnance pour leur enfant malade est passée de 45 % avant 2001 à seulement 25
% actuellement. Et surtout, la résistance des microbes aux antibiotiques a
notablement baissé. La semaine prochaine, cette campagne qui a déjà coûté 500
millions d'euros, selon Le Figaro, sera pour la sixième année sur toutes les
chaînes de télévision, de radio, pour ne pas oublier que les antibiotiques sont
des médicaments qui doivent être utilisés à bon escient.
Si l'Assurance maladie a réussi avec la prescription d'antibiotiques, il reste
encore fort à faire dans d'autres secteurs. C'est notamment le cas des
antidépresseurs, hypnotiques, et autres tranquillisants. Le Monde note que "les Français (restent) les champions
d'Europe de la consommation de psychotropes. Ce constat a beau avoir été maintes
fois dressé, la tendance ne s'est jamais inversée". Alors, à quand une campagne
"Les pilules pour voir la vie en rose, c'est pas le remède contre la sinistrose ?"
> Le Figaro du 10 novembre :
http://www.lefigaro.fr/sante/2008/11/08/01004-20081108ARTFIG00639-antibiotiquesla-france-a-reduit-sa-consommation-.php
> Les Français sous psychotropes. Le Monde du 9 novembre 2008 :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/08/les-francais-sous-psychotropes-par-sandrine-blanchard_1116431_3232.html
Diabète traité en France en 2007 : un taux de prévalence proche de 4 % et des disparités géographiques croissantes
12/11/08 - Tout comme l'édition 2007, la journée mondiale du diabète, le 14 novembre 2008, a pour thème l'enfant et l'adolescent autour de trois
messages clés : « aucun enfant ne devrait mourir du diabète », « le diabète est différent pour les enfants » et « le diabète touche
les enfants de tous les âges ». A l'occasion de cette journée, de nombreux chiffres sont publiés. L'épidémie de diabète continue
inexorablement de progresser en France, dépassant les prévisions récentes des
experts, avec une augmentation moyenne annuelle de 5,7 % du taux de prévalence
depuis 2000. Ce taux était en 2007 de 3,95 % correspondant à 2,5 millions de
personnes traitées pour diabète. La mise en lumière du taux élevé de prévalence
après 60 ans et de l'accroissement de disparités géographiques doit être
intégrée dans les politiques de santé publique. Telles sont les conclusions de
l'étude réalisée par la CNAMTS à partir de l'analyse des données de remboursement de 56,5
millions de personnes du régime général et publiée dans le numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'InVS.
Ainsi, l'analyse des taux de prévalence par classe d'âge montrait des
différences importantes : 0-44 ans (0,4 %), 45-64 ans (5,8 %), 65-74 ans (13,3
%) et 75 ans et plus (13,4 %). Il existe un sur-risque masculin à partir de 40
ans. Les prévalences les plus fortes étaient constatées dans les DOM : La
Réunion (7,8 %), Guadeloupe (7,3 %) et Martinique (6,8 %). En métropole, le
quart nord-est et la Seine-Saint-Denis (5,1 %) étaient des zones de plus fortes
prévalences. À l'échelle départementale, l'augmentation du taux de prévalence
était d'autant plus élevée que le niveau de prévalence initial était fort.
Les solutions à cette épidémie passent selon les auteurs de l'étude par une
stabilisation du surpoids et de l'obésité en France, avec des politiques adaptées aux populations à risque.
A cet égard, notons l'initiative de la Mutualité française qui lance
mercredi 12 novembre, au Stade de France, un vaste programme
intitulé "Bouge… une priorité pour ta santé !" avec l'Union nationale du sport
scolaire. Recommandé par l'INSERM et promu par les ministres de la Santé et de
l'Education, ce programme destiné aux élèves des classes de 6e et 5e les encourage
à pratiquer des activités physiques dans l'objectif d'enrayer l'épidémie
d'obésité et préserver leur capital santé. 17% des jeunes français sont en
surpoids et 3,5 % souffrent d'obésité. Dès ce mois-ci, le programme débute en
Île-de-France, Bourgogne, Franche-Comté et Lorraine, avant d'être étendu à toute la France dans les mois à venir. Un site Internet vient d'ouvrir.
> BEH spécial diabète n° 43 du 12 novembre 2008 :
http://www.invs.sante.fr/beh/2008/43/beh_43_2008.pdf
> "Les ados bougent avec la Mutualité !"
http://www.mutweb.fr/fnmf/AFIM.nsf/AFIM_PublicView/1614920081211/$File/afim1211.pdf
> Le site :
http://www.bougetasante.fr/
Examen des liens entre les modes de financement et la planification et les modifications induites par la T2A - Rapport final
12/11/08 - Cette étude réalisée par Pricewaterhousecoopers, pour le Comité d'évaluation de la tarification à l'activité (T2A), examine les liens
entre planification sanitaire et tarification à l'activité. La première partie de l'étude, à dominante théorique, met en évidence les axes de
convergence et de divergence entre ces deux logiques, à la fois dans les objectifs, dans les processus de mise en œuvre et dans le rôle des
différents acteurs impliqués. Cette première partie théorique est complétée par deux monographies régionales (Languedoc-Roussillon et
Franche-Comté) qui permettent d'illustrer ou de nuancer, à partir du vécu des acteurs de terrain, les différents points de convergence ou de
divergence entre tarification et planification. Enfin, la seconde partie propose une analyse des expériences étrangères sur trois pays (Allemagne,
Angleterre et Italie) et suggère des pistes de réflexion sur l'articulation entre tarification et planification.
> DREES - Série Études et Recherche n° 82 - novembre 2008 - 74 pages :
http://www.sante.gouv.fr/drees/serieetudes/pdf/serieetud82.pdf
Indice européen 2008 des consommateurs de soins de santé. La France rétrogradée
14/11/08 - Le système de soins français, montré en exemple en Europe il y a
encore deux ans, est aujourd'hui "juste au-dessus de la moyenne", selon
l'édition 2008 de l'Indice européen des consommateurs de soins de santé publié
le 13 novembre. Première du classement en 2006, troisième en 2007, la France est
tombée à la 10e place parmi les systèmes nationaux des 31 pays examinés. Le
classement annuel évalue six domaines : les droits et l'information des
patients, la santé électronique, les délais d'attente de traitements, les
résultats, l'étendue et la portée des services fournis, les produits
pharmaceutiques. Dans les 34 indicateurs de performance, la France affiche un
score de 695 points sur 1000, loin derrière les 839 points attribués aux
Pays-Bas, premier du classement 2008. Le retard de la France en matière
d'informatique santé et l'instauration du parcours de soins sont mis en cause. Une
dépêche Afp nous donne la position du Docteur Arne Björnberg, directeur de
recherche pour l'Indice. "La France est en train de développer assez rapidement
un problème de délais d'attente. La fonction de filtres, récemment introduite,
devrait être abolie avant de créer de sérieux problèmes", a averti le directeur . Et "rien ne prouve que le
filtrage de l'accès aux soins primaires permet de faire des économies.
Restreindre l'accès aux soins des spécialistes est probablement une solution
inappropriée", a-t-il estimé. La France est par ailleurs dénoncée pour être "un
des six Etats d'Europe dans lesquels se pose le problème des dessous-de-table
versés aux médecins", souligne l'organisme d'analyse et d'information Health
Consumer Powerhouse, qui réalise cet indice.
> Accès au rapport - 13 novembre 2008 :
http://www.mypharma-editions.com/la-france-chute-a-la-10eme-place-du-classement-ehci-des-systemes-de-sante-europeens
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Actualité sociale
Le Secours Catholique publie son rapport annuel sur la précarité en France
13/11/08 - 1 400 000 personnes ont été aidées en 2007 par le Secours Catholique selon ses statistiques d'accueil qui viennent d'être rendues
publiques. Cette année, l'association s'est attachée à mieux décrypter et comprendre la situation des 290 000 familles rencontrées par ses équipes
à travers toute la France. Elles montrent que "près du tiers des parents rencontrés vivent très en dessous
du seuil de pauvreté. Ils font tout ce qu'ils peuvent pour que leurs enfants
n'en souffrent pas". Certains publics se sont nettement fragilisés et pourraient
voir leur précarité encore augmenter dans les prochains mois. Il s'agit
notamment des plus de 50 ans, de plus en plus nombreux dans les accueils du
Secours Catholique (leur part dans le total des accueillis passe de 19,5% en
2002 à 24,1 % en 2007), et des familles monoparentales (60 % des familles
accueillies en 2007), le plus souvent de jeunes mères célibataires. Ces publics
ne sont pas nouveaux mais ils augmentent fortement et sont très exposés au risque de chômage.
Depuis près de 20 ans, le Secours Catholique effectue ce travail statistique sur
la pauvreté, pour alerter l'opinion mais aussi les pouvoirs publics et rappeler
l'urgence de revivifier une politique familiale qui apporte l'appui nécessaire
pour que toutes les familles fragilisées fassent grandir leurs enfants dans les
meilleures conditions possibles et les préparent à devenir des adultes
responsables. Ses principales propositions : verser les allocations familiales
dès le premier enfant, construire des logements très sociaux répartis dans
l'ensemble des programmes immobiliers, mettre en œuvre le Droit au logement
opposable, sécuriser les parcours d'emploi précaire, ouvrir la formation
professionnelle à tout adulte en ayant besoin pour accéder à l'emploi durable,
renforcer l'accompagnement des personnes travaillant dans les structures
d'insertion, revaloriser les minima sociaux qui ne cessent de s'éroder.
A peine rendu publiC, le rapport "a un temps de retard", met en garde François Soulange, président du
Secours Catholique. La crise financière et économique
fait apparaître depuis plusieurs semaines de nouveaux publics touchés par la
précarité : chefs d'entreprise en faillite, petits commerçants qui mettent la
clef sous la porte ou encore salariés en CDI faiblement rémunérés, étudiants...
Toutes les associations caritatives constatent une hausse de la fréquentation de leurs centres.
> Statistiques d'accueil 2007 du Secours Catholique : le rapport et le dossier "Parents à tout prix" :
http://www.secours-catholique.asso.fr/communique_1676.htm
> "La crise fait émerger de nouveaux pauvres" - le figaro du 13 novembre :
http://www.lefigaro.fr/economie/2008/11/13/04001-20081113ARTFIG00425-la-crise-fait-emerger-de-nouveaux-pauvres-.php
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TIC santé - e-administration
L'expérimentation du projet NETC@RDS se poursuit
10/11/08 - Le GIE Sesam-Vitale a réuni, en fin de semaine dernière dans ses bureaux du Mans, les partenaires des 16 pays membres du consortium
européen NETC@RDS. Destiné à favoriser la mobilité des citoyens en Europe, le projet NETC@RDS a pour objectif l'expérimentation à grande échelle
et la mise en oeuvre de solutions informatiques visant à permettre la lecture des cartes de santé
nationales et accélérer les échanges de données entre les différents systèmes de santé européen. C'est le
GIE Sesam-Vitale qui assure la coordination de NETC@RDS, sous
mandat de la commission européenne.
Le dispositif est censé faciliter "l'accès aux soins médicalement nécessaires et non programmés pour les assurés sociaux en Europe,
en dehors de leur pays d'affiliation, et notamment les touristes". Il doit permettre la saisie automatisée des données d'identification de
l'assuré, la vérification en ligne de ses droits dans certains cas et l'édition d'un formulaire électronique pour la prise en charge des soins,
peut-on lire dans une dépêche TICsanté. Quant au calendrier, il comprend 3 phases dont la dernière, relative au déploiement du service, qui a
démarré en juin 2007 pour s'achever en 2009. "Ce déploiement s'effectue dans des établissements
volontaires, répartis dans les 16 pays partenaires. Pour la France, les sites
pilotes sont l'hôpital Européen Georges Pompidou (HEGP), des cliniques de
Strasbourg, le CHU de Nice et l'hôpital d'Antibes. Une convention multilatérale,
conclue entre les organismes d'assurance maladie offrant le service NETC@RDS,
garantit le paiement des factures présentées au titre des prestations rendues
dans les points de services". A terme, on peut espérer un déploiement de la Carte
Européenne d'Assurance Maladie électronique (e-CEAM) à partir de 2010.
> Source : "NETC@RDS: l'expérimentation se poursuit" - TICsanté du 10 novembre
http://www.ticsante.com/show.php?page=story&id=73
> Voir aussi :
La carte électronique de santé européenne a du plomb dans la puce
Conférences sur les TIC de santé : LESISS sur tous les fronts
14/11/08 - A l'heure où le secteur des TIC de santé semble afficher une petite forme malgré les grandes annonces politiques, le représentant des
industriels spécialisés semble pourtant décidé à entretenir le feu sacré en occupant le
terrain des rencontres sur le sujet. A Nice, Rennes ou Paris, c'est donc une
succession de séminaires qui vont aborder les questions du moment :
confidentialité des données de santé, sécurité du patient ou encore
interopérabilité. A noter sur ce dernier sujet le colloque organisé le 5
décembre par le Conseil de l'Ordre des médecins, décidément très actif depuis le
début de l'année sur le front des TIC sectoriels. Appuyé par la ministre de la
Santé et inscrit dans le cadre de la présidence européenne, cet évènement
réunira un plateau de personnalités nationales (dont Michel Gagneux, auteur de
deux rapports sur le mal en point DMP) et de la Commission européenne. Une
curiosité dans ce programme : le Dr Jean-Yves Robin, en principe futur directeur
du GIP DMP, y interviendra sous l'étiquette « Avis d'expertise ».
> Programmes et inscriptions sur :
www.lesiss.org/publications/200811ex
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L'actualité des sites Internet
Sophia : nouvelle version du site avec un espace adhérent
14/11/08 - 30 000 personnes diabétiques ont déjà rejoint sophia : un résultat positif, huit mois après le lancement par l'Assurance maladie de ce
service d'accompagnement pour les malades chroniques. Ouvert en juin 2008, le site sophia vient de passer en version 2. Dans son
espace adhérent, l'internaute peut désormais accéder au journal trimestriel "sophia et vous", aux livrets de la collection Repères sur le
diabète et à une sélection de sites utiles. Cet espace donnera également accès,
à terme, à un espace d'informations en ligne validées par le comité scientifique.
L'inauguration le 13 novembre de la seconde plateforme d'accompagnement sophia
de Nice après celle d'Albi le 20 octobre, marque le démarrage de l'accompagnement
téléphonique personnalisé des patients diabétiques adhérents dans les 10
départements pilotes. Désormais, 50 infirmiers "conseillers santé", expérimentés
et formés spécifiquement, contactent directement par téléphone les patients inscrits au service afin de leur apporter des conseils, une
écoute attentive, et les aider à mieux gérer au quotidien leur maladie. Ils agissent en relais de l'action des
médecins traitants et des diabétologues pour aider les patients à faire évoluer leurs comportements, afin d'améliorer leur qualité
de vie et la prévention des complications liées au diabète.
Sophia sera évalué au bout de dix-huit mois par une société extérieure à la CNAM.
En fonction des résultats, le programme pourrait être étendu aux maladies cardiovasculaires et à l'asthme.
> www.sophia-infoservice.fr
> Dossier de presse de la CNAMTS :
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/DP_sophia_Nice_nov08-1.pdf
> "Diabète. La Sécu appelle les patients pour éviter les complications" -
Medecinews du 14 novembre 2008
Voir aussi l'interview du Pr Serge Halimi, diabétologue au CHU de Grenoble,
président d'ALFEDIAM - "Ce n'est pas de l'éducation thérapeutique"
http://www.medecinews.com/index.php?fuseaction=a_suivre_main.ArticleASuivre&articleID=58
La surveillance de la grippe en temps réel avec Google
13/11/08 - Le célèbre moteur de recherche Google a lancé un nouvel outil de
détection précoce des épidémies de grippe, annonce Le Monde. Ce système, Google Flu Trends,
application de Google Trends, a été validé avec succès
pour la saison de grippe 2007-08 avec les Centers for Disease Control and
Prevention (CDC) américains. La firme fondée par Larry Page et Sergey Brin se
targue de pouvoir détecter les épidémies de grippe une semaine à dix jours plus
tôt que le réseau américain officiel de surveillance basé sur la notification
des cas cliniques ou confirmés par les médecins. Il est basé sur les recherches faites par les
internautes associées à des syndromes grippaux, portant sur les symptômes, les
traitements, les médicaments et d'autres maladies liées. Pour l'instant, Google
Flu Trends ne fonctionne qu'aux Etats-Unis et indique l'intensité des recherches
dans chaque Etat. Comme son concurrent Yahoo!, qui poursuit un projet similaire,
Google souhaite étendre l'idée à d'autres pays et d'autres maladies.
>
http://www.google.org/flutrends/
> "Google, meilleur détecteur de la grippe aux Etats-Unis" - le Monde
http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/13/google-meilleur-detecteur-de-la-grippe-aux-etats-unis_1118065_3244.html
Les dessous du social. Le blog de l'actualité sociale
13/11/08 - "Comprendre le social, est une nécessité si l'on veut saisir le monde dans lequel on évolue. Décrypter ses jeux de rôle, analyser
ses non-dits, révéler ses supercheries ou décomposer ses coups bas en fait également parti".
C'est ce que le journaliste Marc Landré vous propose de faire dans ce blog intitulé « Les dessous du social ».
Ses dernières découvertes : la campagne de Force ouvrière pour les prud'homales,
"un bijou de modernité", les logos détournés de Pole Emploi avec le blog
engagé "La fusion
ANPE-Assedic pour les Nuls" qui permet de suivre, de l'intérieur, la
création de Pôle Emploi, ou encore ses billets sur le non événement de la retraite à 70 ans..
>
http://blog.lefigaro.fr/social/
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Sélection de textes réglementaires - JO et circulaires
Sécurité sociale
Santé - social
Nominations - Accords - projets de loi - Indiscrétions
- Le Dr Thanh Le Luong devrait être nommée directrice générale de l'INPES
Autres publications et informations retenues
Publications
Communiqués, sondages, points de vue, articles divers
- "De quelques audaces pour mieux financer la Protection sociale". Libre propos de Gérard Gilmant, Directeur de l'Urssaf de
Seine-Maritime, membre du Conseil des prélèvements obligatoires, dans Espace social européen (7-11)
http://www.espace-social.com/article1980.html
Et son complément indispensable : le dernier rapport du CPO portant sur l'équité intergénérationnelle (novembre 2008)
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000692/index.shtml
- Colloque "Sécurité sociale et défis démographiques" des 7 et 8 novembre. Comme si vous y étiez...
Dans le cadre de la présidence française, un colloque européen portant sur la question du lien entre sécurité sociale et changement démographique
a eu lieu les 7 et 8 novembre au Sénat à Paris. Il a été organisé par les caisses françaises de sécurité sociale.
Les photos :
http://parisinternational.blogspot.com/2008/11/bref-apercu-colloque-scurit-sociale-et.html
Compte-rendu d'ouverture et table ronde "Quelle prise en charge de la santé face aux défis démographiques ?" - 15 pages
- "Complémentaire santé à la Sécu : Le pire exemple". Claude Frémont reprend du service après quatre mois d'absence avec un
nouveau billet sur un sujet qui, parmi bien d'autres, l'a particulièrement "énervé"
http://www.claude-fremont.fr/?cat=3
- Assurance Maladie et syndicats pharmaceutiques débattent au Forum de Nantes
A l'occasion d'une table ronde organisée par le Quotidien du pharmacien lors du
Forum des pharmaciens de Nantes. Monique Weber, responsable du département
produits de santé et médicaments de la CNAM, n'a pas rassuré les syndicats.
Selon elle, les plans d'économies se succèderont dans les années à venir. C'est
pourquoi elle invite les pharmaciens à revoir leur mode de rémunération afin que
les mesures sur le médicament touchent de moins en moins leur marge.
http://www.quotipharm.com/index.cfm?DARTIDX=418517&FUSEACTION=journal.article&
- Arnaque record à la Sécu. Neuf mois de prison ferme requis contre la
gérante d'une société de taxi toulousaine accusée d'une fraude évaluée à 780 000
euros
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/13/491690-Saint-Lys-Arnaque-record-a-la-Secu.html
- L'efficacité des cures thermales à l'examen - Le Figaro du 14 novembre 2008
Toute une série de nouvelles études sont lancées pour mesurer les bienfaits des
cures, alors que leur prise en charge est remise en question.
http://www.lefigaro.fr/sante/2008/11/14/01004-20081114ARTFIG00002-l-efficacite-des-cures-thermales-a-l-examen-.php
- A Paris, l'hôpital public dénonce un "étranglement financier délibéré" - Le Monde du 15 novembre
C'est une première dans l'histoire de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris
(AP-HP) : l'ensemble des présidents des comités consultatifs médicaux (CCM) des
40 hôpitaux de l'AP-HP ont adressé une lettre ouverte à Roselyne Bachelot, pour
dénoncer "l'étranglement financier délibéré" de leurs établissements
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/15/a-paris-l-hopital-public-denonce-un-etranglement-financier-delibere_1119081_3224.html
- Le plafond de la Sécurité sociale revalorisé de 3,1 % au 1er janvier 2009
Le plafond de la Sécurité sociale, qui sert de référence au calcul de certaines
cotisations sociales, passera à 2 859 euros par mois à partir du 1er janvier,
soit une hausse de 3,1%, a indiqué le gouvernement vendredi 14 novembre
- Emplois familiaux : pas de baisse des exonérations de cotisations sociales patronales
L'Assemblée nationale a adopté le 14 novembre un amendement de Frédéric Lefebvre (UMP), rapporteur du budget emploi, prévoyant le maintien à
15 points des allégements de charges pour les particuliers employant des salariés à domicile en les déclarant sur la base du salaire réel,
alors que le projet de loi de Finances les ramenaient à 10 points.
http://www.lesechos.fr/patrimoine/famille/300309483-emplois-familiaux---pas-de-baisse-des-exonerations.htm
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