Lettre n° 539 du 3 février 2013

 
 

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SOMMAIRE

Actualités professionnelles
La Sécurité sociale
L'emploi à la Sécu
L'actualité syndicale de la semaine dans la Sécu
Pas de vacances à Honolulu pour l'ancien directeur de l'Urssaf du Calvados jugé avec deux ex-collègues pour malversations
Agrément de l'avenant relatif aux nouvelles conditions de dispense d'adhésion au régime complémentaire frais de santé du régime général
Maladie
La Commission Paritaire Nationale des médecins du 31 janvier adopte les principes de sélection des praticiens aux pratiques tarifaires excessives
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Avec la masse salariale en berne, les rentrées de cotisations sociales seront inférieures aux prévisions en 2012 et 2013
Famille
Le Premier ministre lance la réforme des prestations familiales
Conférence de presse de la CNAF du 29 janvier. Bilan de la COG et de la lutte contre les fraudes au programme
Retraites
Le n° 5 de la Newsletter Recherche sur le Vieillissement (NRV) de la CNAV
Risques professionnels
La COG AT-MP 2009-2012 est prorogée d'un an par avenant

Actualités générales
Actualité santé
La revue Prescrire publie ses palmarès 2012 et sa liste noire des médicaments à proscrire
La polémique sur les dangers des pilules contraceptives de dernières générations affole l'opinion. Diane 35 suspendue par l'ANSM
Actualité sociale
Installation du groupe de travail État-département sur le financement des prestations sociales décentralisées
Les chiffres noirs de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement en France
TIC santé / e-administration
Seulement 274 141 DMP officiellement créés en France au 20 janvier 2013
Le ROSP tourne au ralenti : seulement 38 % des médecins traitants ont déclaré leurs indicateurs cliniques sur Ameli Pro
L'actualité des sites Internet et réseaux sociaux
www.cpam67-ts.fr, le site Internet des travailleurs sociaux du Bas-Rhin, fait peu neuve
Je quitte la sécu
Veille réglementaire
Autres publications retenues

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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

La Sécurité sociale

L'emploi à la Sécu

L'actualité syndicale de la semaine dans la Sécu
31/01/13 - Le SNADEOS CFTC a mis en ligne sur son site les éléments chiffrés fournis le 29 janvier par l'UCANSS à l'occasion de la réunion de la commission de suivi du protocole du 27 janvier 2009 concernant les personnels chargés d'une mission de contrôle de la branche recouvrement. La mesure majeure de ce texte concerne les modalités de passage des inspecteurs URSSAF du niveau 6 au niveau 7. Le compte rendu de cette réunion figure dans le numéro 4 de la Lettre de la Michodière du SNFOCOS.
La CFTC nous propose cette semaine la seconde partie de son long compte rendu de l'INC qui s'est tenue le 18 janvier 2013, à l'UCANSS, consacrée au bilan des Observatoires régionaux 2012 (chiffres 2011). Après la question des rémunérations, le syndicat aborde l'exercice du droit syndical (protocole du 1er février 2008), l'évolution des réseaux et les dispositifs sur la responsabilité sociétale (RSE). A la fin du texte a été ajoutée une nouvelle mouture des tableaux comparatifs sur l'évolution des composantes du GVT selon les branches de 2007 à 2010. Ces données (détaillées) permettent de comprendre que la différence entre les GVT respectifs des branches se fait au niveau des parcours professionnels.
> Recouvrement: bilan du protocle concernant les personnels chargés d'une mission de contrôle -  SNADEOS CFTC
> La lettre de la Michodière 04-2013 du 1er février 2013 - SNFOCOS
> Suite du Compte rendu CFTC de l'INC du 18 janvier 2013

Pas de vacances à Honolulu pour l'ancien directeur de l'Urssaf du Calvados jugé avec deux ex-collègues pour malversations
29/01/13 - Nos dirigeants de caisse ne doivent-ils pas se montrer irréprochables dans l'utilisation des deniers publics ? Visiblement, certains ne le pensent pas. Ouest France nous donne l'exemple de l'Urssaf du Calvados. L'ancien directeur, aujourd'hui en retraite, est prévenu de malversations par son ancien employeur. Il est accusé d'avoir encaissé entre janvier 2005 et novembre 2007 quelque 91 090 euros correspondant à des congés fictifs. Il a été entendu mardi 22 janvier 2013, au tribunal correctionnel de Caen, en compagnie de l'agent comptable et l'attachée de direction de l'Urssaf de l'époque, aujourd'hui retraités. L'actuel directeur de l'Urssaf a dénoncé, en avril 2010, des irrégularités découvertes lors d'un contrôle de l'Acoss. Une histoire de comptes épargnes temps ouverts trop tard et abondés par des jours de congé qui avaient déjà été pris et de demi-journées de congés comptabilisées comme travaillées. "Je ne passais pas des vacances à Honolulu. Je travaillais avec l'Urssaf par fax et téléphone", fait valoir l'ancien directeur, niant toute malversation. Le procureur de Caen, Bertrand Gouarin, requiert à l'encontre des trois prévenus de la prison avec sursis. Le jugement sera rendu le 12 mars.
> L'article de Ouest France du 24 janvier 2013

Agrément de l'avenant relatif aux nouvelles conditions de dispense d'adhésion au régime complémentaire frais de santé du régime général
30/01/13 - Dans la lettre d'information n° 0449 du 25 janvier 2013, l'UCANSS précise les nouvelles règles relatives aux conditions de dispense d'adhésion au régime complémentaire frais de santé des salariés du régime général. Cette lettre fait suite à l'agrément par la Direction de la Sécurité sociale de l'avenant au protocole d'accord relatif au régime complémentaire santé, signé le 29 novembre 2012 par les partenaires sociaux institutionnels. Ce texte traduit dans le corpus conventionnel une évolution rendue possible par la réglementation relative aux contrats collectifs à caractère obligatoire, indique l'Ucanss. En pièce jointe à la notice d'information, on trouvera un additif qui présente les modifications apportées au tableau de garanties. Elles portent, plus précisément, sur la revalorisation de certaines prestations qui font l'objet d'un remboursement forfaitaire. Il est notamment mentionné une nouvelle garantie Ostéopathie.
Autres publications Ucanss de cette semaine sous forme de lettres circulaires : l'état récapitulatif des protocoles et avenants conclus au cours de l'année 2012 entre l'Ucanss et les organisations syndicales nationales ; un récapitulatif des taux de cotisations de retraite complémentaire applicables en 2013 ; la circulaire sur le nombre de jours de repos en 2013 pour les cadres en forfait-jours.
> LI 0449 du 25 janvier 2013 et additif (qui reprend le tableau des garanties à compter du 1er janvier 2013)
> les lettres circulaires Ucanss des 29 et 30 janvier 2013

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Maladie

La Commission Paritaire Nationale des médecins du 31 janvier adopte les principes de sélection des praticiens aux pratiques tarifaires excessives
01/02/13 - La mise en oeuvre de l'avenant n° 8 sur les dépassements d'honoraires a fait l'objet d'une nouvelle CPN le 31 janvier 2013, après celles des 20 décembre et 17 janvier qui s'étaient soldées par un échec. Finalement, la Commission a adopté in extremis par une courte majorité (11 voix favorables des représentants de l'Assurance Maladie, 9 voix contre - CSMF, SML et FMF - et 2 abstentions - MG France) une proposition du directeur de l'Uncam destinée à définir les critères de sélection des médecins dont les pratiques tarifaires peuvent être jugées excessives, annonce un communiqué du conseil de l'Uncam. Pour son président, la régulation de ces pratiques tarifaires excessives est un élément essentiel du compromis acté par l'avenant n° 8, avec le contrat d'accès aux soins et la valorisation des tarifs opposables. "Le taux repère pour apprécier le caractère abusif des pratiques tarifaires doit être interprété certes à la hausse mais également à la baisse en fonction de la réalité des dépassements existants", ajoute-t-il. Malgré l'absence de consensus à la CPN, il confirme "son soutien à la proposition de compromis élaborée sur cette base par le directeur de l'Uncam et appelle à sa mise en œuvre dans les plus brefs délais" et "son attachement à la montée en charge rapide du contrat d'accès aux soins".
C'est le mécontentement général du côté des organisations syndicales signataires. Le Journal international de médecine nous propose une synthèse de leurs réactions. La CSMF promet de « bloquer la machine à sanctions des caisses » qui, à ses yeux, aboutit à dévoyer l'avenant 8 sur la régulation des dépassements d'honoraires. Mais pour le Syndicat des médecins libéraux (SML), "les outils sont désormais en place pour instaurer les sanctions" analyse son président. "Les premières lettres [d'avertissement] sont prêtes et partiront bientôt contre les gros dépasseurs pour marquer les esprits. On pourra bien sûr faire de la résistance locale et nationale mais c'est quand même la caisse qui aura le dernier mot !" MG France de son côté n'a pas pris part au vote et s'en explique : "Le dispositif proposé par le directeur de la CNAM est complexe et ne permettra pas de répondre de manière satisfaisante aux inégalités d'accès aux soins que vivent aujourd'hui les patients". Les médecins devraient recevoir ces prochaines semaines des courriers d'information de la part de leurs caisses. Le président de la CSMF s'attend à devoir défendre les premiers dossiers de praticiens accusés de dépassements abusifs à l'automne. Par ailleurs, il faudra patienter jusqu'à juillet pour savoir si les médecins adhéreront en masse au contrat d'accès aux soins.
Si l'interprétation de l'accord par l'Assurance maladie semble beaucoup trop sévère au goût de certains syndicats, elle ne l'est pas suffisamment pour les patients. Le Collectif Interassociatif sur la santé (CISS) dénonce ainsi "un véritable permis d'abuser" accordé aux médecins et réclame dans un communiqué du 1er février, la mise en place immédiate de l'observatoire des dépassements d'honoraires médicaux prévu dans l'avenant n°8. Le collectif estime qu'il serait inadmissible que les représentants des usagers n'en soient pas membres.
Enfin, la CSMF signale que les partenaires conventionnels ont également travaillé, lors de cette CPN, à la finalisation de 2 nouveaux avenants conventionnels. L'avenant n° 9 va, notamment, permettre aux médecins intervenant dans les EHPAD d'avoir la garantie de la participation des caisses à leurs cotisation sociales, mettant ainsi fin au flou actuel, aux médecins traitants de continuer à percevoir la même rémunération forfaitaire de 40 euros pour le suivi des patients en post ALD, et d'étendre aux stomatologues le bénéfice de la revalorisation de l'examen bucco-dentaire de prévention appliquée par les chirurgiens-dentistes. L'avenant n° 10 permettra de franchir une nouvelle étape dans la généralisation de la rémunération sur objectifs de santé publique en l'étendant aux gastro-entérologues et hépatologues. Ces deux textes devraient être signés le jeudi 14 février.
> Communiqué de la présidence de l'UNCAM du 31 janvier 2013
> Sanction des dépassements : l'Assurance maladie décide des seuils sans les syndicats - JIM 1er février 2013
> La Commission Paritaire Nationale s'est réunie : MG France n'a pas pris part au vote et s'en explique
> Communiqué de la CSMF / CPN : la CSMF obtient des avancées

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Recouvrement - emploi - assurance chômage

Avec la masse salariale en berne, les rentrées de cotisations sociales seront inférieures aux prévisions en 2012 et 2013
28/01/13 - Les dernières prévisions de l'Acoss révélées par un article des Echos ne sont pas bonnes. Les destructions d'emplois et la hausse du chômage coûtent très cher aux finances sociales. Le régime d'assurance chômage va connaître un déficit record cette année. Les recettes de la Sécurité sociale sont également fortement impactées, les cotisations, qui en représentent près des deux tiers, étant assises sur la masse salariale. Celle-ci avait progressé de 3,6 % en 2011. Avec la panne de croissance, le ralentissement est marqué. Le gouvernement Ayrault a ramené à 2,5 % l'été dernier la hausse de 3 % de la masse salariale  prévue par le gouvernement précédent pour 2012. Selon l'Acoss, cette hausse n'aurait en fait été que de 2,2 %. Pire, le ralentissement va s'accentuer en 2013. L'agence table à présent sur un rythme annuel de hausse ramené à 1,7 % au premier trimestre 2013, de même qu'au deuxième trimestre alors que le gouvernement compte sur une hausse de la masse salariale de 2,3 % pour 2013. Un point de masse salariale représente 2 milliards d'euros de cotisations pour le seul régime général. Les Echos font le calcul. Pour 2012, les moins-values de cotisations pour le régime général devraient représenter quelque 600 millions d'euros en partie compensés par des dépenses d'assurance maladie plus faibles que prévu. Mais pour cette année, les moins-values pourraient atteindre 1,2 milliard d'euros avec un rythme de hausse de masse salariale limité à 1,7 % toute l'année. Pour 2014, le gouvernement table sur une hausse de 4 % "bien peu probable, sauf à assister à un retournement de conjoncture spectaculaire".
> L'article des Echos du 28 janvier 2013

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Famille

Le Premier ministre lance la réforme des prestations familiales
29/01/13 - Matignon a signé le 23 janvier la lettre de mission de Bertrand Fragonard, président délégué du Haut Conseil de la famille, sur la réforme des aides aux familles. Le déficit de la branche famille est prévu à 2,6 milliards d'euros pour 2013 et 2,4 milliards en 2014. "Des mesures de redressement financier s'imposent donc, qui doivent être définies en veillant à plus d'efficacité et d'équité" précise la lettre. Le président du HCF devra proposer "plusieurs scénarios pour engager, avec un infléchissement significatif dès 2014, une trajectoire de retour à l'équilibre financier de la branche s'achevant au plus tard en 2016". "Pour cela, c'est l'économie générale du système d'aide aux familles qu'il convient de réexaminer : architecture d'ensemble, efficience des dispositifs, pertinence de leur ciblage", poursuit M. Ayrault. Une projection du compte de la branche famille à l'horizon 2025 sera réalisée. Le calendrier proposé est très resserré. Bertrand Fragonard devra conduire cette réflexion d'ensemble sur la politique familiale au 1er semestre 2013 au sein du Haut conseil, qui sera réinstallé par le Premier ministre dans les semaines qui viennent, afin que des décisions puissent être prises au printemps. Cette réflexion se concentrera sur les prestations versées directement par la branche, ce qui semble exclure a priori des prestations comme le RSA et l'AAH, mais intégrera en revanche "les dépenses fiscales qui ont pour objet de prendre en compte les charges de famille", dont le quotient familial.
Les mesures de redressement financier ont vocation à dégager plusieurs milliards d'économies, d'autant que le gouvernement veut aussi engager des dépenses nouvelles pour lutter contre la pauvreté des enfants, créer de nouvelles places en crèche (dans les territoires aujourd'hui moins bien pourvus), etc. "Une combinaison adaptée entre des aides financières plus redistributives et le développement des services devra en particulier être recherchée", indique le courrier de Jean-Marc Ayrault. Mais avec des aides financières plus redistributives, la mission va devenir hautement sensible, prévient le quotidien Les Echos qui rappelle que les gouvernements précédents avaient renoncé à cette piste. De nombreuses critiques ont été émises sur le ciblage des prestations, notamment par la Cour des comptes. Bertrand Fragonard lui-même, dans son dernier ouvrage "Vive la protection sociale", écrit que l'apport "des prestations familiales à la lutte contre la pauvreté des familles n'a pas été suffisant : 17,3 % des enfants de moins de 18 ans vivent dans des familles pauvres". 
> La lettre de mission du 23 janvier 2013
> L'article des Echos 28 janvier 2013
> La réforme des prestations familiales est engagée - Localtis.info 29 janvier 2013

Conférence de presse de la CNAF du 29 janvier. Bilan de la COG et de la lutte contre les fraudes au programme
31/01/13 - Cette conférence de presse de la CNAF du 29 janvier 2013 a été l'occasion pour les dirigeants de la caisse nationale d'aborder l'actualité de la branche famille avec un bilan (flatteur) de la COG 2009-2012. Malgré la hausse continue des charges, les résultats en matière de qualité de service se sont améliorés et les allocataires sont satisfaits de leurs relations avec leur caisse. La qualité de service a été renforcée grâce à une mutualisation d'un certain nombre d'activités (appels téléphoniques, régulation des charges, etc.). Un état des lieux actualisé des créations de places en crèche a été présenté. Sur la période 2009-2011, 71 000 solutions d'accueil ont été dégagées, dont 40 000 places de crèche vraiment nouvelles et le reste lié à une hausse du taux d'occupation. Le résultat 2012 n'est pas encore connu mais le directeur de la CNAF estime que l'objectif de 100 000 places à fin 2012 fixé par l'ancien gouvernement devrait être atteint. Dans ce total figurent les 10 000 créations de places de crèche en entreprise dont l'objectif a été atteint dès la fin 2011, avec un an d'avance. Le développement d'un réseau plus efficace a également été mis en avant, avec la départementalisation des CAF qui crée un interlocuteur unique à l'échelon local et une homogénéisation des politiques d'intervention au profit des allocataires. Si le président considère le réseau CNAF comme "réactif et performant", il souligne néanmoins que tous les problèmes ne sont pas résolus, particulièrement au niveau de l'accueil des allocataires (file d'attente régulière, personnel fortement sollicité, gel des recrutements). Les dirigeants ont également présenté les perspectives de la prochaine COG 2013-2016, dont le bouclage est prévu d'ici la fin du premier trimestre. Ils ont notamment cité le rôle croissant des CAF dans la lutte contre la précarité, le travail à engager avec l'Etat sur la simplification de la réglementation, la prise en compte des nouvelles attentes des allocataires grâce à l'adaptation de l'offre de services, ou encore la recherche d'une "maîtrise durable des charges de travail". Pour obtenir des résultats concrets, le directeur de la CNAF insiste sur la nécessité d'accorder plus de moyens à la branche famille et de relancer la dynamique de l'emploi dans les CAF, car elles sont "facteur de compétitivité et participent à la sauvegarde de la cohésion sociale". Sur le planning des négociations, Jean-Louis Deroussen a prévenu : "Nous sommes dans une étape de constat et d'attente, et cela risque d'entraîner du retard".
L'autre gros sujet abordé portait sur les évolutions de la politique de contrôle pour lutter contre les fraudes qui devient plus efficace. Les derniers progrès et les chiffres 2011 ont été dévoilés. Les statistiques de la fraude pour 2012 ne sont pas encore complètement consolidées. En 2011, les CAF ont détecté 15 011 cas de fraude, soit 2000 de plus qu'en 2010. Le montant total des fraudes représentait 101,5 millions d'euros, contre 90,15 millions en 2010, soit 1,6 % des 65 milliards de prestations versées. Les techniques des 626 contrôleurs répartis sur tout le territoire s'améliorent. Certaines régions ont expérimenté en 2011 le "datamining", une technique permettant de faire remonter les dossiers à risque, qui a été généralisée dans toutes les caisses en 2012, explique Hervé Drouet, directeur général de la CNAF. "Résultat, le taux de régularisation suite à un contrôle sur place a augmenté de 34 % l'année dernière. Il représente aujourd'hui plus d'un dossier contrôlé sur deux, contre seulement 39 % d'entre eux auparavant". Les directeurs de CAF utilisent aussi davantage l'arme des amendes administratives : ils ont imposé quelque 5 000 amendes en 2011 à hauteur de 600 euros en moyenne. Un cas de fraude détecté sur trois fait donc l'objet d'une amende en plus du redressement. Quand le préjudice est supérieur à 12 000 euros, il y a dépôt de plainte, ce qui représente 16 % des dossiers, avec dans 9 cas sur 10 un jugement favorable, a précisé Hervé Drouet. Les deux prestations les plus fraudées restent le RSA et l'allocation logement à caractère social. Au-delà des fraudes, les CAF sont confrontées aux indus de toutes sortes pour des erreurs provenant d'allocataires ou des caisses (2,13 milliards d'euros en 2011). La CNAF fait valoir qu'elle récupère 92 % des indus. Les 8 % restants sont constitués de remises gracieuses de dettes et d'abandon de créance. Mais selon ses estimations, de grands progrès restent à réaliser car les indus non détectés atteignent entre 350 et 400 millions.
Localtis.info (31-01) signale la réaction du président Jean-Louis Deroussen au contenu de la lettre de mission adressée à Bertrand Fragonard (voir article précédent). Alors que le courrier du Premier ministre indique que "la situation de déficit persistant de la branche famille est préoccupante", le président de la CNAF affirme au contraire qu'elle est "structurellement excédentaire", car c'est le basculement sur la branche famille de la prise en charge des majorations de retraite pour les parents de trois enfants et plus - qui devraient normalement relever du Fonds de solidarité vieillesse - qui explique le déficit constaté.
> Dossier de presse de la CNAF et diaporama "chiffres clés 2011"
> Allocations familiales : un contrôle ciblé sur deux conduit à un redressement - Les Echos
> La branche famille engagée dans la lutte contre la fraude - Localtis.info 31 janvier
> La Cnaf entend rester le «fer de lance» de la politique familiale «à la française» - La Gazette santé social 30 janvier 2013

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Retraites

Le n° 5 de la Newsletter Recherche sur le Vieillissement (NRV) de la CNAV
31/01/13 - Comme vous le savez déjà, cette newsletter de la CNAV a vocation à diffuser des informations sur la recherche sur le vieillissement en France afin de lui assurer une meilleure visibilité et de favoriser des échanges entre les équipes et organismes concernés. Vos contributions y sont les bienvenues. Le numéro 5 de cette lettre met l'accent sur l'évolution de quelques grandes enquêtes (SHARE, Constances…) qui ont vocation à alimenter de nouvelles recherches sur le vieillissement. On ne peut que se réjouir que SHARE soit préservée, du moins la vague 5, alors que les inquiétudes étaient réelles il y a quelques mois encore... On y trouve également un éclairage sur un organisme dont le lien avec le vieillissement n'est peut-être pas bien perçu (CAS) ainsi qu'un entretien avec Jean-Pierre Aquino, président de la mission "Avancée en âge" sur la thématique prévention et recherche en matière de vieillissement.
N'hésitez pas à vous abonner gratuitement à la NRV (en version électronique uniquement), contactez : fatimata.diallo@cnav.fr
> Newslette -recherche vieillissement n° 5 en ligne

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Risques professionnels

La COG AT-MP 2009-2012 est prorogée d'un an par avenant
30/01/13 - Alors que la négociation de la COG 2013-2016, dont les orientations ont été arrêtées l'année dernière, aurait dû s'achever sous peu, la commission des accidents du travail et maladies professionnelles de la CNAMTS a décidé, le 16 janvier 2013, de proroger d'un an, par un avenant "voté à l'unanimité", l'actuelle convention d'objectifs et de gestion de la branche, rapporte la lettre Protection Sociale Informations (30-01). Il s'agirait pour la CFDT d'une volonté de la tutelle d'aligner la COG de la branche AT-MP sur celle de la CNAMTS. Pour d'autres ce serait un signe avant-coureur d'une future intégration de la branche dans l'assurance maladie. L'avenant de dix pages, "applicable pour l'année 2013", prévoit, selon PSI, "de poursuivre une politique de prévention ciblée, incluant l'évaluation, avec un effort tout particulier sur les TMS et sur les chutes dans le BTP, de renforcer le contrôle interne et l'efficience de la tarification, grâce à la dématérialisation de la notification des taux de cotisation aux entreprises, de développer l'offre de services aux victimes et aux entreprises, d'améliorer la réparation en l'individualisant davantage, grâce à une meilleure indemnisation du préjudice professionnel « généralisée et uniformisée dans l'ensemble des caisses primaires avant la fin 2013, et enfin d'améliorer le pilotage du réseau, notamment en matière de contentieux".
> Source : Protection Sociale Informations N° 866 du 30/01/2013

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ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé

La revue Prescrire publie ses palmarès 2012 et sa liste noire des médicaments à proscrire
01/02/13 - Dans son traditionnel palmarès annuel du médicament, la célèbre revue Prescrire n'a pas décerné sa traditionnelle "Pilule d'or" pour 2012. C'est la cinquième année consécutive. De plus, "aucun nouveau médicament ni aucune nouvelle indication d'un médicament déjà commercialisé n'apporte assez de progrès pour justifier une inscription au Tableau d'honneur". Une nouvelle année de vache maigre. Prescrire a toutefois cité cette année à son "Palmarès" deux médicaments qui ont contribué à améliorer, modérément, la prise en charge de certains patients. "Ces deux progrès, modérés, reflètent une année 2012 décevante pour les patients et les soignants en attente de nouveautés apportant de réels progrès thérapeutiques".
Guère brillant non plus, le Palmarès du conditionnement de Prescrire, qui vise à appeler l'attention des soignants et des patients sur les conditionnements des médicaments présentés par Prescrire durant l'année. Le Palmarès 2012 souligne de manière flagrante la mauvaise qualité générale des conditionnements des nouveautés, au point qu'aucune Palme du conditionnement n'est décernée en 2012. La revue indique que trop de conditionnements dangereux pour les enfants et trop de notices sont incomplètes sur les effets indésirables, protégeant mal les patients les plus fragiles.
Les laboratoires s'en sortent un peu mieux du côté du Palmarès de l'information portant sur la qualité et la rapidité de l'information fournie à Prescrire par les firmes pour les médicaments présentés dans la revue durant l'année écoulée. Pour 2012, Prescrire rend hommage aux firmes responsables qui ont fourni une documentation approfondie et pertinente, notamment non publiée, dans des délais raisonnables. 8 firmes sont "à l'honneur" dont 2 sont "Premières nommées" pour avoir informé Prescrire très tôt, en fournissant des données particulièrement fournies et détaillées.
On le voit, lors de l'année 2012, les progrès thérapeutiques ont été minimes parmi les nouveaux médicaments et nouvelles indications, et la plupart des 18 progrès notés sont minces, sans changement important pour les patients. Plus inquiétant encore, environ une nouveauté sur cinq a une balance bénéfices-risques défavorable et est à éviter. Prescrire publie dans son numéro de février sa liste noire, une série de plusieurs dizaines de médicaments à écarter des soins et à remplacer par de meilleures solutions, en attendant que les autorités de santé veuillent bien les retirer du marché ! (l'article est en accès libre sur le site).
La ministre de la Santé a salué vendredi le travail effectué par la revue Prescrire, qualifié "d'extrêmement positif". Marisol Touraine a également rappelé qu'elle souhaitait que les informations concernant les médicaments réévalués par l'Agence nationale du médicament soient rendues publiques sur un site internet officiel dans les mois qui viennent.
Enfin, Prescrire a organisé le 31 janvier, lors de la "Pilule d'Or 2012", une conférence-débat sur la transparence des agences du médicament et sur l'accès aux données de santé. Les textes des interventions sont en accès libre sur le site de la revue.
> Les communiqués concernant le numéro 352 de Prescrire du mois de février 2013

La polémique sur les dangers des pilules contraceptives de dernières générations affole l'opinion. Diane 35 suspendue par l'ANSM
30/01/13 - Depuis l'annonce du dépôt d'une première plainte au pénal en France en décembre dernier, le débat sur les risques des pilules contraceptives de troisième et quatrième génération a suscité une grande inquiétude parmi les femmes. Médecins, pharmaciens, centres de planning familial, chacun dresse le même constat : c'est l'affolement général. L 'Agence nationale de sécurité sanitaire des produits de santé (ANSM), qui vient d'ouvrir un numéro vert pour répondre aux inquiétudes des femmes ne communique pas sur le nombre d'appels. Mais il doit être important. Pour couronner le tout, l'agence engage une procédure de suspension de l'autorisation de la mise sur le marché (AMM) de Diane 35 (Laboratoires Bayer) et ses génériques, traitement hormonal oestroprogestatif contre l'acné largement détourné comme contraceptif oral. Cette décision sera effective dans un délai de trois mois. Le médicament est utilisé par 315 000 femmes. Le Monde donne la parole au directeur de la pharmacie-clinique des hôpitaux universitaires de Paris-Centre qui analyse cette pratique consistant à prescrire un médicament pour un autre usage que celui pour lequel il a été officiellement mis sur le marché. Dans la mesure où il y a beaucoup d'autres options thérapeutiques dont la balance bénéfices-risques est meilleure dans cette situation, on peut supprimer Diane et ses génériques sans problème, indique le docteur François Chast. D'ailleurs, l'agence du médicament précise dans sa réévaluation, dont les données ont été publiées mercredi, que le rapport bénéfice/risque de Diane 35 et ses génériques s'avère "défavorable" dans tous les cas y compris le traitement de l'acné "eu égard notamment au risque thromboembolique veineux et artériel auxquels ils exposent les femmes traitées". Reste que l'interdiction de Diane 35 en France est une décision, purement française, qui n'aura que peu de poids face à celle que prendra prochainement l'agence européenne du médicament (EMA), saisie pour arbitrage. Une décision européenne attendue en juin. Plus largement, l'EMA, répondant à une récente requête de Marisol Touraine, vient d'annoncer lundi 28 janvier son intention de procéder à une réévaluation des contraceptifs oraux de troisième et quatrième générations. C'est la première fois qu'un Etat membre émet une requête de ce type auprès de l'agence dans le cadre de la nouvelle législation européenne sur la pharmacovigilance, fait remarquer l'agence européenne dans un communiqué.
> "Diane 35 est un cas de détournement accepté par les pouvoirs publics depuis 25 ans" - Le Monde 30 janvier 2013
> Diane 35 : suspension dans 3 mois, sauf si… - Doctissimo 30 janvier

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Actualité sociale

Installation du groupe de travail État-département sur le financement des prestations sociales décentralisées
29/01/13 - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a installé, le 28 janvier à Matignon, le groupe de travail paritaire entre l'État et les départements, qui sera chargé de faire des propositions sur le financement pérenne des allocations individuelles de solidarité qui représentent pas moins de 14 milliards d'euros : revenu de solidarité active (RSA), de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH). Le groupe de travail devra tout d'abord établir "un diagnostic partagé de la situation actuelle des trois allocations, des facteurs qui expliquent leurs évolutions respectives ces dernières années et de leurs perspectives d'évolution". Matignon précise que "les solutions possibles quant aux modalités de financement futures" devront prendre en compte "l'objectif de redressement des comptes publics, les évolutions globales des finances des départements, les impacts de la nouvelle étape de la décentralisation et les mécanismes de péréquation". Le groupe devra porter "une attention particulière à la situation des départements les plus exposés, pour lesquels des solutions spécifiques pourront apparaître nécessaires". En attendant, ces départements se partagent pour 2013 le fonds spécifique de 170 millions d'euros. Placée sous l'autorité du Premier ministre, cette commission pilotée par un conseiller de la Cour des comptes, Vincent Léna, par ailleurs conseiller régional PS du Nord-Pas-de-Calais, comprend du beau monde notamment les ministres chargés des Affaires sociales, des Personnes âgées et de l'Autonomie, du Budget, de l'Exclusion, de la Famille, de la Décentralisation, Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France (ADF), et 8 présidents de conseils généraux. Les conclusions sont attendues pour le 27 mai 2013.
> Financement des allocations de solidarité : Matignon installe le groupe de travail - Localtis.info 29 janvier 2013

Les chiffres noirs de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement en France
01/02/13 - Alors que la situation économique et sociale, loin de s'améliorer, a continué à se dégrader tout au long de l'année 2012, les nouvelles sur le front du logement ne sont pas bonnes. Les données globales sur la crise du logement en France, que la Fondation Abbé Pierre publie chaque année, soulignent une nouvelle fois l'importance d'un phénomène qui concerne aujourd'hui plusieurs millions de personnes. Avec 3,6 millions de Français non ou mal logés et plus de 5 millions en situation de fragilité de logement à court ou moyen terme, la situation continue de s'aggraver, dénonce dans son 18e rapport la Fondation. Les indicateurs d'une dégradation de la situation se multiplient : le nombre de loyers impayés est en augmentation, jamais autant de personnes n'ont été expulsées (119 000 en 2012) et les demandes d'hébergement reçues au 115 ont augmenté de 37 % en novembre 2012 (par rapport à novembre 2011), y compris dans des territoires jusqu'à présent épargnés comme les zones rurales. D'ailleurs, "le mal logement est partout présent", prévient la Fondation qui consacre un chapitre de son rapport aux disparités territoriales. En 2011, plus de 6 millions de ménages ont bénéficié d'une aide au logement, soit le "niveau le plus élevé" depuis la création de ces aides. L'explosion du nombre de familles mono-parentales (1,7 million de ménages) génère aussi de nouvelles situations de mal-logement, auxquelles répondent mal les politiques publiques.
En attendant la grande loi-cadre sur le logement et l'urbanisme prévue en juin, la Fondation salue d'ores et déjà l'encadrement des loyers à la relocation, le passage de 20 à 25 % de logements sociaux par commune dans la loi SRU, ainsi que la cession de terrains publics pour en construire. Parallèlement, le retour à la revalorisation des aides au logement indexée sur l'IRL (et non plus limitée à 1 % dans le cadre des plans de rigueur) permettra d'atténuer la dégradation de la situation des locataires liée à la hausse des loyers. Mais elle réclame surtout une vraie "cohérence" de la politique du logement, pour que les plus modestes, fragilisés par la crise, ne se retrouvent pas à la rue, contraints alors de faire appel à l'hébergement d'urgence qui est déjà submergé par une demande croissante à laquelle il ne peut répondre.
> Rapport 2013, synthèse :
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/publications.php?filtre=publication_rml

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TIC santé - e-administration

Seulement 274 141 DMP officiellement créés en France au 20 janvier 2013
28/01/13 - "Ce qui fait un peu plus de 900 euros par dossier", ironisent ses nombreux détracteurs. Pire, le rythme d'ouverture est particulièrement faible (environ 10 000 nouveaux dossiers par mois) voire en baisse dans certaines régions, rapporte le Quotidien du médecin, ce qui n'est "pas très bon signe en période de déploiement". Sans compter que plus de 140 000 DMP sont des "coquilles vides" ne contenant aucune information médicale. Selon des informations concordantes, des changements à la tête de l'ASIP (en charge du développement du DMP) auraient été décidés par le ministère, sans qu'une date n'ait encore été fixée pour les départs des deux principaux dirigeants, prévient le journal. Si "le silence radio ministériel est éloquent", le député Gérard Bapt explique que le ministère de la Santé travaillerait à "l'élaboration d'une stratégie d'ensemble de la e-santé". Dans un deuxième temps, le pilotage politique central du DMP devrait être confié à la délégation à la stratégie des systèmes d'information de santé (DSSIS), placée sous l'autorité du secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales. Bref, le DMP dans sa forme actuelle sent le sapin.
Pour les historiens du dossier médical personnel qui fête ses dix ans, n'oublions pas le blog de Philippe Ameline, qui retrace un historique, complet et mouvementé, intitulé "Le naufrage du DMP, étape par étape". Je l'avais cité en novembre 2007. Depuis, le dossier largement illustré s'est considérablement enrichi.
> Le DMP, nouvelle année zéro - Le Quotidien du médecin 28 janvier 2013
> Le blog philippe.ameline

Le ROSP tourne au ralenti : seulement 38 % des médecins traitants ont déclaré leurs indicateurs cliniques sur Ameli Pro
31/01/13 - Selon les derniers chiffres communiqués au Quotidien du médecin par la CNAMTS, seulement 38 % des médecins traitants ont déclaré sur l'Espace Pro d'Ameli les indicateurs de la Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (P4P). Les généralistes doivent indiquer sur ce site cinq indicateurs cliniques (pourcentage de patients diabétiques de type 2 ayant eu une hémoglobine glyquée inférieure à 8,5 ou à 7,5, dosage du LDL inférieur à 1,5 ou 1,3 ou part de patients traités pour hypertension) portant sur l'année 2012. Ils avaient jusqu'au 31 janvier 2013 pour le faire mais devant certaines difficultés techniques et le retard pris par la profession, la caisse nationale a repoussé la date butoir au 21 février. Par ailleurs, quelque 42 % de l'ensemble des médecins ont déclaré les indicateurs d'organisation du cabinet, affirme la CNAMTS. Le versement de la première prime annuelle aux généralistes est programmée pour début avril. Selon le Quotidien, elle devrait avoisiner les 4 500 euros, soit la moitié des 9 100 euros que toucherait un "super généraliste" qui remplirait 100 % de l'ensemble des indicateurs.
> lequotidiendumedecin.fr 31 janvier 2013

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L'actualité des sites Internet et réseaux sociaux

www.cpam67-ts.fr, le site Internet des travailleurs sociaux du Bas-Rhin, fait peu neuve
29/01/13 - Six ans après son lancement, une nouvelle version de "L'accès aux soins des publics précaires", site développé par la CPAM du Bas-Rhin, est mise en ligne fin janvier 2013. Destiné aux travailleurs sociaux du département, ce portail se veut plus complet. Il aborde l'ensemble des aspects de l'accompagnement dans l'accès aux soins, y compris une présentation de l'action sanitaire et sociale de l'Assurance Maladie, et permet de s'orienter parmi les nombreuses ressources disponibles sur le sujet. Plus actuel, il bénéficie d'une présentation et d'une navigation plus en phase avec les habitudes et les attentes des internautes aujourd'hui. Retrouvez les dossiers thématiques, les actualités du domaine et les services en ligne (commande de supports de communication).
> Le nouveau site Internet de la CPAM du Bas-Rhin

Je quitte la sécu
01/02/13 - Le petit journal d'un libéral (au sens philosophique et professionnel), Laurent C., entrepreneur dans le secteur des technologies de l'information, qui tente de sortir du monopole de la sécurité sociale et des taxes de CSG/CRDS associées.  Il raconte jour après jour "son aventure" sur le blog jequittelasecu.blogspot.com. Il vient de souscrire à une assurance santé privée au premier euro en Angleterre. Sa nouvelle carte de sécu est arrivée. Le plus dur reste à faire. Un blog qui va sans aucun doute être apprécié à la Direction de la sécurité sociale. Précisons qu'il quitte l'assurance maladie française et laisse la charge de ses enfants à son épouse, salariée !
> Le blog

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Veille réglementaire

Sécurité sociale

  • Décret n° 2013-107 du 29 janvier 2013 supprimant le Haut Conseil interministériel de la comptabilité des organismes de sécurité sociale, JO du 31/01/13
    instauré par décret du 19 septembre 2001, le Haut conseil interministériel de la comptabilité des organismes de sécurité sociale (HCICOSS) est supprimé par décret du 29 janvier 2013. Le Conseil de normalisation des comptes publics, qui est l’organe compétent en matière de normalisation comptable pour les organismes de sécurité sociale, le remplace.
  • LOI n° 2013-108 du 31 janvier 2013 tendant à abroger la loi n° 2010-1127 du 28 septembre 2010 visant à lutter contre l'absentéisme scolaire, JO du 1/02/13
  • LOI n° 2012-1404 du 17 décembre 2012 de financement de la sécurité sociale pour 2013 (1) (rectificatif), JO du 1/02/13

Santé - social

  • Arrêté du 16 janvier 2013 fixant la répartition de la fraction de droit de consommation sur les tabacs affectée au régime des salariés agricoles, JO du 29/01/13
  • Suppression de la vignette pharmaceutique au 1er juillet 2013. Avis aux fabricants et aux distributeurs de spécialités pharmaceutiques, JO du 29/01/13
    Tout est encore à mettre en place. Le code CIP à 13 chiffres est le code de référence pour les échanges au sein de la chaîne de distribution pharmaceutique depuis le 1er janvier 2013. Seuls les échanges entre les pharmaciens d'officine et l'Assurance maladie ne sont pas encore opérationnels sous ce format. Cela devrait prendre du temps étant donné que, d'après l'avis, ces échanges doivent être "interopérables avec les modalités d'échanges de l'identifiant européen unique par boîte à compter de 2017". Il est rappelé aux pharmaciens d'officine que seule la version de SESAM-Vitale 1.40, addendum 4 et suivants, permet de transmettre à l'assurance maladie un code CIP à 13 caractères. Le taux d'équipement des pharmacies a sensiblement progressé et dépasse 80 % au 10 janvier 2013.

Autres publications et informations retenues

Agenda

  • L'EN3S et Sciences Po s'associent pour vous proposer une journée d'étude au cœur de l'Actualité de la Protection Sociale : Quelle politique pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté ? - Jeudi 7 février 2013 - Salons de l'Aveyron à Paris. Présence exceptionnelle de Martin HIRSCH, ancien Président d'Emmaüs France et ancien Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
    Inscrivez-vous dès aujourd'hui ! : http://www.en3s.fr/7-fevrier-2013-Quelle-politique.html
  • Séminaire sur les systèmes d’information pour la santé publique, la surveillance et la recherche, 12 février 2013
    Le Haut Conseil de la santé publique organise le mardi 12 février 2013 un séminaire sur les systèmes d’information pour la santé publique, Salle Laroque au ministère des Affaires sociales et de la Santé à Paris.
    Programme et inscription

L'escroquerie de la semaine

  • Un réseau d'escrocs congolais a détourné 400 000 euros à l'Assurance maladie avec des cartes Vitale volées
    Un Congolais de 41 ans, a été mis en examen, le 23 janvier à Versailles (Yvelines) pour "vol en bande organisée et association de malfaiteurs". La justice lui reproche d'appartenir à un réseau d'escrocs congolais soupçonné d'avoir volé ou recelé depuis le début de l'année une quinzaine de cartes Vitale qu'ils ont utilisées pour entreprendre un trafic de médicaments contre le diabète vers l'Afrique aux frais de l'Assurance maladie. L'affaire avait commencé au printemps par le constat de la CPAM des Yvelines d'un nombre croissant de fraudes provenant de vols de cartes Vitale. Le 13 novembre trois Congolais de 25 à 30 ans étaient interpellés. Les escrocs se rendaient dans des pharmacies de la région avec de fausses ordonnances et achetaient des médicaments contre le diabète au coût conséquent sans rien débourser. Le Parisien 25 janvier 2013

La vidéo de la semaine

  • "Sylvie et les dents de sa fille". Nouvel épisode, le 7e, de la série "à la base" réalisée par la CPAM de l'Essonne, présente dur Facebook
    Ces pastilles vidéo mettent en scène de "vrais-faux assurés" dont les décisions de départ ne correspondent pas aux objectifs de l'Assurance maladie, et qui au final sont pris dans des déboires qu'ils n'auraient pas eu à endurer si "à la base", ils avaient pris la bonne décision
    La vidéo (1:19)

Chiffres

  • Erreurs d'indemnisation, radiations abusives... En 2012, quelque 560 000 réclamations ont été enregistrées par Pôle emploi sur 6,5 millions de dossiers traités. Le service public de l'emploi n'a toujours pas digéré le cumul des missions des Assedic et de l'ANPE, fusionnées en 2009, dixit Le Monde dans un dossier du 29 janvier 2013
  • + 4,2 %, c'est le taux d'évolution du CA (TTC) des médicaments remboursables délivrés en officines de ville issus de prescriptions d’établissements en cumul annuel mobile décembre 2012/ décembre 2011. Source Xpr-SO®, le panel temps réel de CELTIPHARM (Tableau de bord du 1er février 2013)
  • Qui sont les médecins non-conventionnés ? - Le Quotidien du médecin 2 février 2013
    Combien sont-ils en France ? Quels sont leurs revenus ? Où s'installent-ils ? « Le Quotidien » donne un coup de projecteur sur ces médecins libéraux qui ont fait le choix du secteur III et dont le nombre a fortement augmenté depuis 10 ans. Ils étaient 1 137 en 2002 à exercer en secteur non-conventionné, ils sont à présent 1 611 en 2012 (+  42% en 10 ans)

Nominations - indiscrétions

  • Remise des prix et bourses doctorales 2012 : la CNAF récompense quatre jeunes chercheurs
    Dans le cadre de sa politique de soutien aux jeunes chercheurs, la CNAF a remis le 29 janvier 2013, dans ses locaux, ses « prix et bourses doctorales jeunes chercheurs 2012 » : deux prix de mémoire de master recherche, ainsi que deux bourses doctorales de recherche.
    Découvrez les lauréats 2012
    A noter que la Caisse nationale vient de publier le mémoire de Gaspard Lion, lauréat du premier Prix Cnaf 2012 du mémoire de troisième cycle "Des hommes, des bois - Déboires et débrouilles, ethnographie des habitants du bois de Vincennes" dans le cadre du dernier Dossier d'étude n° 159 - janvier 2013

Projets/propositions de loi

  • Le Sénat a adopté le 31 janvier 2013 une proposition de loi UMP autorisant les titulaires du minimum vieillesse à cumuler, dans la limite d'1,2 SMIC pour les personnes seules et de 1,8 SMIC pour les couples, l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou l'allocation supplémentaire vieillesse (ASV) avec les revenus professionnels tirés de la reprise d'activité, ce que ne permet pas la législation actuelle. Selon l'auteur du texte, Isabelle Debré (UMP), il s'agit d'un moyen« de lutter contre la pauvreté d'un grand nombre de retraités ». Cette « mesure de justice sociale et d'équité doit permettre de traiter de la même manière les retraités allocataires du minimum vieillesse, qui sont près de 600 000, et les autres retraités du secteur public et du secteur privé qui bénéficient déjà de la possibilité de cumuler leur pension de retraite avec des revenus d'activité », a-t-elle souligné. Ce texte sera inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans une niche réservée aux députés UMP.

Publications - revues

  • Lutte contre le tabagisme : toujours une priorité - Actualité et dossier en santé publique n° 81 décembre 2012 - revue trimestrielle du Haut Conseil de la santé publique
    Le tabac, première cause de mortalité évitable, est responsable de 73 000 décès chaque année et de pathologies graves (insuffisances respiratoires, maladies cardio-vasculaires, cancers). On note récemment une augmentation du tabagisme chez les jeunes et les femmes. Enfin, il y a toujours une surreprésentation des catégories socioprofessionnelles défavorisées parmi les fumeurs. Ce dossier dresse un bilan de ce qui a été fait et plaide pour une relance des mesures de lutte contre le tabagisme. Lire le sommaire et les extraits de la revue ADSP
  • DSIH N° 8 (janvier 2013), le magazine des systèmes d'information hospitaliers, vous propose d'aller à la rencontre des professionnels qui préparent l'offre de soins de demain. Cette réorganisation passe tout particulièrement par le déploiement de la télémédecine. L'hôpital y trouvera-t-il son compte ? DSIH vous propose l'analyse des acteurs qui se mobilisent pour « faire bouger les lignes ». Autre enjeu majeur de l'année qui débute, l'amélioration du parcours de soins et sa composante système d'information : les premiers retours d'expérience permettent d'identifier les facteurs clés de succès. Un numéro très riche (92 pages) à consulter en ligne

Rapports - études - dossiers

  • Accessibilité de l'offre en établissements d'hébergement pour personnes âgées : enjeux territoriaux
    DREES - Dossiers solidarité et santé n° 36, publié le 30 janvier 2013
    À la fin de l'année 2007, 1,12 million de personnes âgées peuvent être considérées comme dépendantes. Parmi elles, 42 % vivent en établissement d'hébergement pour personnes âgées (EHPA). Bien que la DREES ait déjà montré combien la situation géographique de l'établissement est déterminante dans le choix des résidents, peu d'études s'intéressent à la localisation de ces établissements et leur accessibilité. L'accessibilité géographique est au coeur de ce dossier, qui apporte des éclairages complémentaires sur l'enquête menée auprès des établissements concernant l'année 2007 (dite « EHPA 2007 »).

Communiqués, points de vue, analyses politiques, faits divers, enquêtes

  • « Construire un service public transversal de la sécurité sociale » - Libre propos de Dominique Libault dans Espace social européen (25-01)
    Entretien avec le directeur de l'EN3S sur l'état des lieux de la «grande école de la sécu», qui "va bien", et sur ses perspectives. La réflexion, menée avec Annick Morel et l'ensemble des régimes et des branches, "vient de s'achever. Ce travail se traduit par un certain nombre d'orientations relatives au domaine réglementaire, au fonctionnement du pilotage des ressources humaines, et à l'école en elle-même. Au-delà du fonctionnement en réseau, l'enjeu est de construire un service public transversal, à la fois dans les politiques publiques, le service public, et les ressources humaines, notamment pour favoriser les parcours professionnels interrégimes et interbranches. À l'école, la formation initiale et le concours subiront quelques modifications".
    Retrouvez le libre propos en accès gratuit sur le nouveau site de la revue ESE
  • Vente de médicaments sur Internet : la France en infraction ? - Journal international de médecine
    A la fin du mois de décembre le gouvernement a pris une ordonnance autorisant la vente sur Internet des médicaments accessibles sans prescription. Ce texte qui permettait à la France de se conformer aux réglementations européennes en la matière est assorti d'une liste des produits qui peuvent être vendus sur la toile (des médicaments qui peuvent être présentés en « libre accès » dans les officines) . Une limitation française qui dévoierait l'esprit de la directive européenne qui ne retient nullement de telles restrictions. Au final, personne n'est satisfait ! Ni les pharmaciens qui ont déjà ouvert des sites de vente en ligne, ni les pharmaciens réfractaires à cette évolution, ni les industriels de l'automédication qui n'ont pas été consultés avant la publication du texte.
    L'article du JIM du 29 janvier 2013
  • L'institut de la Protection sociale réclame un Crash Test des régimes obligatoires pour en finir avec les hypothèses optimistes
    Suite à la présentation des deux récents rapports du Conseil d'orientation des retraites (COR), l'Institut de la protection sociale (IPS) s'inquiète des hypothèses trop optimistes retenues pour les simulations financières. Des hypothèses réalistes (loin des 4,5 % et 7 % de chômage testés) doivent être retenues pour vérifier la solidité des régimes de retraite. Pour cela, un crash test doit être organisé au plus tôt. Il permettra d'adopter les réformes nécessaires à la sauvegarde du système français en accordant les dispositifs de solidarité aux besoins réels et aux capacités financières du moment, indique le think tank dans un communiqué.
    Le communiqué sur le site de l'IPS
  • Traitement du cancer : pourrait-on faire beaucoup mieux ? - Le Point
    C'est la question que pose la journaliste Anne Jeanblanc dans Le Point, qui évoque la parution du livre du cancérologue Laurent Schwartz « Cancer, guérir tous les malades ». Selon le chercheur, "il serait possible de guérir tous les cancers si la recherche contre cette maladie était moins sclérosée. […] Après des décennies de fol espoir, la fatalité a envahi les centres de recherche contre le cancer. Les courbes de survie sont en berne, la mortalité augmente (malgré ce qu'indiquent les chiffres officiels) et les traitements sont toujours plus chers, mais pas pour autant de plus en plus efficaces". Dans sa conclusion violente, le cancérologue écrit : "J'en veux aux laboratoires, j'en veux à cette médecine aux ordres, sans imagination et sans résultats, qui pontifie volontiers mais ne crée plus rien. Cette médecine qui s'acharne à fabriquer des molécules complexes, à l'efficacité souvent douteuse, parce qu'elle est engoncée dans sa routine et dans des hypothèses de départ qui sont le plus souvent erronées". Son premier livre lui avait attiré en 1998 de gros soucis professionnels. Avec le second, sera-t-il entendu ?
    L'article du Point 31 janvier 2013

Le hit des liens les plus cliqués de la lettre 538 du 27 janvier 2013

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Mise à jour du 03/02/13

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