Si vous ne pouvez pas voir cet e-mail, lisez-le sur :
http://www.annuaire-secu.com/html/news311.html
(copiez l'adresse dans votre navigateur !) lettre annuaire-secu

ANNUAIRE SÉCU   et   EN3S  vous proposent
 
Le Panorama de l'actualité Internet
dans le domaine de la Sécurité sociale

Newsletter n° 311 du 10 août 2008

Lettre envoyée à 15358 abonnés

> Lettre, archives et formulaire d'abonnement en ligne sur http://www.annuaire-secu.com

> Fichier RSS/XML de syndication de contenu : http://www.annuaire-secu.com/newsRSS.xml

> Contactez le rédacteur de la lettre : gerard@annuaire-secu.com


SOMMAIRE

Actualités professionnelles
Sécurité sociale
Vingt-cinq ans de comptes de la protection sociale : une rétropolation de 1981 à 2006
Le financement de la protection sociale : une analyse par risque social
Le Journal du développement durable n° 2 de l'Ucanss en ligne
Votre carrière
Le personnel des CAF fait l'objet d'une enquête BVA
Maladie
Revalorisations tarifaires des infirmiers libéraux : le Sniil va déposer un recours devant le tribunal administratif
LPP'AM 2006-2007 - Édition de juin 2008
Médicaments remboursés : analyse de la consommation en 2007
Le chèque santé poursuit lentement sa montée en charge
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Une photographie du marché du travail en 2007
Retraites - personnes âgées
Le grand retour du Medef à la CNAV
Famille
Pauvreté, bas revenus - Apports des données des CAF
L'Allocation de rentrée scolaire modulée en fonction de l'âge de l'enfant versée autour du 20 août

Actualités générales
Actualité santé
Le système de santé français au premier rang pour son efficacité
Un rapport IGAS-IGF préconise de taxer les produits gras, sucrés et salés
Grève des médecins hospitaliers des secteurs privés : le gouvernement propose un compromis sans succès
Ntic / e-santé / e-administration
Rapport Annuel 2007 du GIE SESAM-VITALE
L'actualité des sites Internet
Soutenir la réforme de la protection de l'enfance
Actualité du J.O.
Autres publications retenues

------------------------------------------------

ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

Sécurité sociale

Vingt-cinq ans de comptes de la protection sociale : une rétropolation de 1981 à 2006
08/08/08 - Une étude de la DREES publiée début août révèle que la part des transferts sociaux dans la richesse nationale a augmenté de près de cinq points en vingt-cinq ans. Avec 526,2 milliards d'euros, les prestations versées aux ménages représentent ainsi 29,4 % du PIB en 2006, contre 24,5 % en 1981. Au cours de la période, les risques santé et vieillesse-survie concentrent la majeure partie des dépenses (respectivement 34 % et 43 % en moyenne) et contribuent très fortement à leur dynamique. Le régime général a une place prépondérante, représentant en moyenne 43 % des prestations versées, mais ce sont les régimes complémentaires de salariés et le régime d'intervention des pouvoirs publics qui ont vu leur part progresser le plus. Les ressources de la protection sociale ont globalement suivi l'évolution des prestations au cours de la période, mais leur composition s'est modifiée. La création de la CSG en 1991 et sa substitution progressive aux cotisations sociales ainsi que le développement des exonérations de charges sociales ont induit une baisse de la part des cotisations sociales au profit des impôts et taxes affectés. Aussi, au sein des prélèvements obligatoires sociaux, la part pesant sur les revenus d'activité a-t-elle légèrement diminué mais reste prépondérante : elle est passée de 94 % en 1990 à 88 % en 2006.
> DREES - Etudes et résultats n°  647 - août 2008 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er647.pdf

Le financement de la protection sociale : une analyse par risque social
08/08/08 - Le financement de la protection sociale présente de forts contrastes selon la nature du risque couvert, souligne la DREES dans une autre livraison d'Etudes et résultats publiée début août 2008. Ainsi, les cotisations sociales représentent plus de 80 % des ressources des risques vieillesse-survie, chômage et accidents du travail. En revanche, les financements des risques maladie, maternité et famille se caractérisent par une part plus importante d'impôts et taxes affectés, notamment la contribution sociale généralisée (CSG). Les risques relevant davantage d'une logique de solidarité sont surtout financés par des impôts ou des contributions publiques (invalidité, logement, insertion et réinsertion professionnelle, pauvreté et exclusion sociale). De 1990 à 2006, le financement de ces différents risques a évolué avec, pour presque tous, une progression de la part des impôts et taxes affectés due principalement au développement de la CSG et aux mesures de compensation des exonérations de charges patronales. Ainsi, la contribution des différents financeurs (ménages, entreprises ou administrations publiques) s'est progressivement modifiée, avec un accroissement de la participation des ménages (qui atteint 40 % en 2006 contre 31 % en 1990) en contrepartie d'une diminution sensible de celle des entreprises (42 à 36 %) et, dans une moindre mesure, de celle des administrations publiques (27 à 24 %). Cette hausse s'observe davantage pour le risque maladie que les ménages financent désormais à 55 %.
> DREES - Etudes et résultats n°  648 - août 2008 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er648.pdf

Le Journal du développement durable n° 2 de l'Ucanss en ligne
05/08/08 - Au sommaire : la problématique spécifique du développement durable dans le milieu hospitalier avec un article sur l'Ugecam d'Aquitaine qui s'est vue confier pour l'ensemble des Ugecam une mission d'étude sur la prise en compte des critères de développement durable dans les établissements gérés par l'Assurance maladie ; les clauses environnementales et sociales indispensables à des achats responsables ; et en prime un peu de lecture pour l'été.
> Le JDD n° 2 - 2e trimestre 2008 - 8 pages :
http://www.ucanss.fr/developpement_durable/pdf/newsletter/0808_numero2.pdf

Retour sommaire

Votre carrière

Le personnel des CAF fait l'objet d'une enquête BVA
07/08/08 - Dans un article intitulé "mauvaise vie au travail", le SNFOCOS indique que "la branche famille vient de diffuser diverses informations liées à une enquête réalisée par BVA auprès de 7 000 de ces agents". Considérant que les réponses sont applicables à l'ensemble des organismes institutionnels, le syndicat en retient quelques chiffres significatifs. Ainsi, "62 % des personnes sondées considèrent que le climat social se détériore à la Sécurité sociale, 2/3 des personnels considèrent qu'il n'y a pas de réelles perspectives professionnelles dans l'Institution, 80 % estiment que le système de rémunérations est négatif et peu motivant, opaque et peu équitable, moins d'un salarié sur deux se dit optimiste quant à l'avenir de son emploi et à son avenir professionnel, et 2/3 des agents pensent qu'il n'existe pas de réelle opportunité professionnelle au sein de la Sécurité sociale". Un bien triste bilan auquel le Comex devra bien un jour apporter des réponses concrètes.
Dans l'actualité syndicale de la semaine, retenons que le syndicat CFDT vient d'annoncer qu'il a signé, le premier, l'accord relatif à la complémentaire santé obligatoire dans le régime général, accord soumis à signature jusqu'au 12 août. La CGT nous donne sa version de la Commission paritaire nationale du 17 Juillet 2008 du RSI.
> "Mauvaise vie au travail" - SNFOCOS :
http://www.snfocos.org/site/accueil/accueil_cadre_principal.asp
> Complémentaire Santé Obligatoire pour le personnel de la Sécurité sociale. Communiqué de la Mutuelle Interentreprises du Personnel de la Sécurité Sociale de la région Auvergne qui fournit les 8 raisons importantes qui devraient empêcher les 10 organisations syndicales de signer le protocole d'accord qui leur est soumis par l'UCANSS.
http://www.annuaire-secu.com/pdf/communique-mipss-protocole-ucanss-020808.pdf
> La Fédération CFDT a signé l'accord sur la complémentaire santé à l'UCANSS le 21 juillet
http://www.sfasscfdt.org/spip.php?article340
> RSI-CPN du 17 Juillet 08 :
http://www.orgasociaux.cgt.fr/pages/detail.php?NoCle=581

Retour sommaire

L'Assurance maladie

Revalorisations tarifaires des infirmiers libéraux : le Sniil va déposer un recours devant le tribunal administratif
03/08/08 - Le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil) s'apprête à déposer un recours devant le tribunal administratif de Paris pour obtenir le versement, avant mars 2009, de la seconde tranche des revalorisations tarifaires prévue pour le 1er août 2008 par l'accord du printemps 2007, a annoncé vendredi 1er août la secrétaire générale du syndicat à espaceinfirmier.com. La sixième réunion de négociations conventionnelles, le 24 juillet dernier, entre les syndicats d'infirmières libérales et l'Uncam s'était soldée par un échec. Face à l'intention de l'Uncam de repousser à mars 2009 le versement des revalorisations, le Sniil se dit prêt à porter l'affaire en justice "pour non-respect caractérisé des accords conventionnels" signés au printemps 2007 et qui prévoyaient notamment cette revalorisation au 1er août 2008. L'Uncam invoque les effets de la LFSS pour 2008 qui prévoit que l'application de toute revalorisation tarifaire respecte un délai de six mois après la conclusion de l'accord. Mais le Sniil fait remarquer qu'aucune loi n'étant rétroactive en France, la LFSS parue au Journal officiel le 21 décembre 2007, "ne s'applique pas aux accords signés au début de l'année 2007". Le Sniil regrette également que les autres syndicats d'infirmiers libéraux ne se soient pas associés à la démarche judiciaire en cours. Lors de la réunion conventionnelle du 24 juillet, ces derniers s'étaient montrés "plus souples sur le calendrier des revalorisations tarifaires, se disant prêts à consentir un délai de neuf mois en échange d'une enveloppe supplémentaire destinée à compenser le retard de versement et l'augmentation des prix du carburant". En vain, les partenaires n'ayant pu se mettre d'accord sur son montant.
> http://www.espaceinfirmier.com/actualites/detail/4584/

LPP'AM 2006-2007 - Édition de juin 2008
04/08/08 - La CNAMTS présente dans un tableau statistique des informations détaillées sur les dispositifs médicaux de la LPP remboursés au cours des années 2006 à 2007 (Régime général - hors Sections Locales Mutualistes - métropole). Présentation pour chaque dispositif médical, par code affiné, dénombrements annuels 2006 et 2007. La Caisse nationale prévient que le codage des dispositifs médicaux ne concerne pas toutes les prestations : les orthèses, les orthoprothèses, les appareils générateurs d'aérosols ne sont pas codés. Pour les prestations de la LPP, les dépenses du régime général hors SLM représentent 70 % des dépenses remboursées en inter-régimes pour l'année 2007.
> Télécharger le document (format Excel) :
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/LPP-2006-2007.xls

Médicaments remboursés : analyse de la consommation en 2007
08/08/08 - Après avoir publié un tableau comparatif sur les médicaments remboursés par le régime général au cours des années 2002 à 2007 (MEDIC'AM 2002-2007 - édition avril 2008 - tableau Excel), la CNAMTS nous propose à présent une analyse détaillée de la consommation du régime général en 2007.
Si les dépenses de remboursement des médicaments ont représenté en 2007 plus de 21 milliards d'euros, tous régimes y compris rétrocession, soit 1/3 des dépenses de soins de ville, en hausse de 4,6 % par rapport à 2006, l'étude présente porte sur le seul champ MEDIC'Assurance Maladie. Ce dernier correspond à environ 14,5 milliards d'euros en 2007 (+ 5,2 %). Les médicaments délivrés à l'hôpital à des patients non hospitalisés mettent en jeu des sommes nettement plus faibles : 1,15 milliard d'euros tous régimes en 2007. La forte croissance constatée en 2007, largement supérieure à celle de l'année précédente (+ 0.9 %) s'explique par le ralentissement des effets du plan médicament initié en 2006 et le dynamisme des dépenses de médicaments traitant les pathologies lourdes, auparavant réservés aux hôpitaux et qui sont de plus en plus présents sur le marché officinal. Autres postes qui influent le plus sur la croissance des dépenses de médicaments : les nouveaux produits mis sur le marché (la rapidité de pénétration des nouveaux produits sur le marché français amène parfois une substitution des médicaments les plus récents et les plus chers au détriment de médicaments moins coûteux à efficacité comparable) et les médicaments pris en charge à 100 % au titre d'une affection de longue durée (près de 45 % en 2007 contre 36 % en 2000). D'un point de vue plus quantitatif, la famille des antalgiques est la plus prescrite (380 millions de boîtes remboursées + 6,2 %), suivies des psycholeptiques (109 millions de boîtes - chiffre stable) et des antibiotiques (89 millions de boîtes - en très légère baisse). En termes de coûts, les médicaments destinés au traitement de l'hypertension artérielle et pour certains à l'insuffisance cardiaque gardent la tête des dépenses de l'Assurance maladie en dépassant le milliard d'euros (1,034M), en progression de 4,4 % (sartans en forte hausse), devant les médicaments anti-cholestérol (dont les statines) en décroissance pour la 2ème année consécutive de -3,9% à 941 millions d'euros, et  la classe des antalgiques, toujours en forte progression (+5,4 %) avec 902 millions d'euros.
> http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/medicam_2008.pdf

Le chèque santé poursuit lentement sa montée en charge
05/08/08 - Au 31 mai 2008, 380 000 personnes avaient utilisé leur attestation d'aide au paiement d'une assurance complémentaire santé (chèque santé) auprès d'un organisme complémentaire, soit une progression de 38 % en un an. Au 29 février 2008, rappelons que le chiffre était déjà de 360 000 personnes (voir lettre 301). En moyenne, cette aide s'élève à 220 euros par an. Sur les 6 premiers mois de l'année 2008, 290 000 personnes ont obtenu une attestation de droit à l'ACS auprès de leur caisse d'assurance maladie.
> Source le Fonds CMU - 5 août 2008

Retour sommaire

Recouvrement - emploi - assurance chômage

Une photographie du marché du travail en 2007
06/08/08 - A partir de son enquête emploi annuelle, l'INSEE nous propose une intéressante "photographie du marché du travail en 2007" donnant notamment des précisons intéressantes sur le temps de travail en France. En moyenne en 2007, 25,6 millions de personnes occupent un emploi et 2,2 millions sont au chômage au sens du BIT (8 % de la population active mais seulement 3,3 % des cadres). 90 % des personnes qui travaillent sont salariées. Le temps partiel concerne 17,2 % de la population dont 82 % de femmes. La baisse du chômage s'est faite au prix d'un léger accroissement de l'emploi précaire et du sous-emploi. 30,4 % des salariés ayant un emploi à temps partiel travaillent moins qu'ils ne le souhaiteraient (28,9 % en 2006). L'enquête Emploi nous apprend que lorsqu'elles sont à temps complet, les personnes qui travaillent (salariés et non salariés) déclarent 41 heures en moyenne par semaine. La France des 35 heures n'est plus qu'un mythe, la durée hebdomadaire moyenne du travail ressortant à 38 h pour les ouvriers et employés, 39,3 h pour les professions intermédiaires, 44 h pour les cadres, 55 h pour les artisans, commerçants et chefs d'entreprise, jusqu'à près de 59 h pour les agriculteurs. La différence entre durée légale et durée effective du travail reste aussi importante et la sous-déclaration des heures supplémentaires toujours d'actualité. En associant temps partiel et temps complet, la durée hebdomadaire moyenne atteint 37,9 heures. Malgré les différentes lois, ce temps de travail déclaré n'a pas évolué depuis 2003. En ce qui concerne la radiographie des chômeurs, 40 % d'entre eux sont privés d'emploi depuis plus d'un an dont plus de la moitié depuis plus de 2 ans. Autre tendance lourde du marché de l'emploi que confirme l'étude, celle des seniors, toujours indésirables en entreprises. Parmi les personnes au chômage depuis plus de deux ans, 38 % ont plus de 50 ans. Peu d'entreprises recrutent des salariés ayant dépassé la cinquantaine. Les seniors ne représentent que 7 % des salariés ayant moins d'un an d'ancienneté chez l'employeur alors qu'ils constituent 17 % des chômeurs.
> Insee Première n° 1206 - août 2008 :
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1206

Retour sommaire

Retraites - personnes âgées

Le grand retour du Medef à la CNAV
08/08/08 - Le Medef avait annoncé en avril dernier son retour au conseil d'administration de la CNAV qu'il avait quitté en 2001. Ce sera effectif lors du conseil de rentrée du 3 septembre prochain, annonce La Tribune (5-08). Un arrêté publié au JO du 8 août désigne les 7 titulaires et 7 suppléants qui y siègeront. L'affaire UIMM est passée par là et une seule administratrice sera issue de cette fédération patronale largement représentée jusqu'en 2001. "L'appartenance au monde de l'assurance de deux nouveaux venus (FFSA et CNP-assurance) ne manquera pas d'inquiéter les syndicats, ces derniers redoutant la mise en avant de l'épargne retraite pour compenser les fragilités du régime par répartition", souligne le journal. Le Medef plaide pour "un régime unifié entre le régime de base et les régimes complémentaires, à cotisations définies en points. Le montant de la pension dépendant alors principalement de l'effort contributif de chacun". Il poussera cette réforme au sein de la CNAV. En attendant, pour pérenniser notre système de retraites, outre l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans en 2012, "la seule solution viable et connue de chacun est le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite", estime l'organisation patronale.
Le CA de la CNAV compte actuellement 29 membres dont la présidente Danièle Karniewicz, le vice-président Marcel Lesca, 13 représentants des assurés sociaux désignés par les syndicats (CGT, CGT-FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC), 3 représentants de l'UPA (union professionnelle artisanale), 4 experts, 1 représentant de l'UNAF, 3 représentants du personnel et 3 représentants des ministres de tutelle.
Les nouveaux venus du Medef sont
- pour les titulaires : Jacques Argounes ; Denis Gindre ; Brigitte Barbaut ; Gérard Ménéroud ; Ithier d'Avout ; Catherine Thibier ; Julien Guez.
- pour les suppléants : Denis Banizette ; Richard Claverie ; Jacques Maignier ; Thierry Micor ; Dominique Delcourt ; Eric Verhaeghe ; Véronique Cazals.
> La Tribune du 5 août 08
> Arrêté du 28 juillet 2008 portant nomination au conseil d'administration de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse des travailleurs salariés

Retour sommaire

Famille

Pauvreté, bas revenus - Apports des données des CAF
05/08/08 - Ce dossier d'études sur la mesure des bas revenus proposé par la CNAF fait suite à deux démarches menées en 1997 et en 2000 (voir le rapport « INSEE-CNAF, mesure des bas revenus » de 1998 et le dossier d'étude n° 23, « la population allocataire à bas revenus » d'août 2001). Les travaux présentés dans ce dossier résultent du "constat d'une refonte nécessaire du seuil de bas revenus, dans un contexte d'attente forte d'un apport des données des caisses d'allocations familiales dans la constitution d'indicateurs avancés de pauvreté, disponibles rapidement, déclinables à tout niveau géographique, au prix d'une moindre précision si nécessaire, attente exprimée par le Conseil National de l'Information Statistique dans son rapport sur l'orientation des travaux du CNIS sur les niveaux de vie et les inégalités sociales (décembre 2006)". En effet, les données des CAF couvrent un champ très large de la population pauvre, elles sont exhaustives sur le champ des bénéficiaires des prestations familiales et sociales du régime général, et permettent d'avoir des résultats comparables à tout échelon géographique. De plus, "la mise en place du revenu de solidarité active sera un nouvel élément faisant rentrer dans le dispositif des aides, une population en partie non appréhendée aujourd'hui dans les fichiers des caisses d'allocations familiales, améliorant encore le champ de cet indicateur".
Ce dossier d'étude présente le contexte et les définitions liés à cette refonte dans son premier chapitre et les aspects méthodologiques propres au bas revenus dans le chapitre suivant, à travers les définitions retenues et les préconisations dans l'utilisation des données CAF. La troisième partie porte sur les résultats obtenus sur les bas revenus 2005. A partir des fichiers CAF du 31 décembre 2006, le taux de bas revenus ressort à 15,4 %, chiffre à rapprocher du taux de pauvreté 2005 à 12,1 %, l'écart entre ces deux résultats étant imputable aux choix méthodologiques. Des données MSA, il ressort que les allocataires à bas revenus du régime agricole ne pèsent pas sur le taux de bas revenus global de façon significative, mais il en est autrement dans les régions dites « agricoles ». Enfin, les disparités régionales dans les taux de bas revenus peuvent passer du simple au double. Le dernier chapitre traite des premiers travaux engagés sur la réconciliation des années de revenus et de prestations.
> CNAF - Dossier d'étude n° 107 - Août 2008 - 66 pages
http://www.caf.fr/web/WebCnaf.nsf/VueLien/DOSSIERSETUDES107?opendocument

L'Allocation de rentrée scolaire modulée en fonction de l'âge de l'enfant versée autour du 20 août
06/08/08 - Les décrets relatifs à la modulation de l'Allocation de rentrée scolaire (Ars) à compter de la rentrée 2008 sont parus au Journal officiel du 2 août. La CNAF détaille dans un communiqué les conditions pratiques d'obtention de cette Ars modulée approuvée par son Conseil le 1er juillet même si certains membres "ont regretté des montants jugés encore trop faibles de l'Ars destinée aux jeunes de 11 à 14 ans et de 15 à 18 ans". Le montant de l'Ars est désormais fonction de l'âge de l'enfant : 272,59 euros pour les 6-10 ans (comme l'an passé), 287,59 euros pour les 11-14 ans et 297,59 euros pour les 15-18 ans, soit une augmentation de 15 et 25 euros par rapport à 2007. Cette année, elle sera versée autour du 20 août. Le budget supplémentaire est évalué à 50 millions d'euros pour la rentrée 2008. En 2007, l'Ars a concerné 2 787 800 bénéficiaires.
> Communiqué de la CNAF du 5 août :
http://www.caf.fr/web/WebCnaf.nsf/VueLien/ACTUALITE2008?opendocument
> Décrets n° 2008-766 et 767 du 30 juillet 2008 relatif à la modulation de l'allocation de rentrée scolaire
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019278178&dateTexte=
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019278186&dateTexte=

Retour sommaire

 

ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé

Le système de santé français au premier rang pour son efficacité
06/08/08 - Une étude de l'organisation non gouvernementale américaine The Commenwealth Fund compare le système de santé des États-unis avec celui des principaux pays développés. Elle révèle que le système de santé français occupe une place de tout premier plan en termes de qualité. La comparaison s'appuie notamment sur la notion de "mortalité évitable". Sur les 19 pays développés étudiés par le rapport de la Fondation, la France occupe le premier rang en ce domaine, avec un taux de 65 décès évitables pour 100 000 habitants, devant le Japon (71) et l'Australie (71). L'espérance de vie à 60 ans est un autre critère où notre pays est encore très bien placé. "Ces bons résultats justifient l'effort financier consenti en faveur du système de santé", un investissement qui situe la France au second rang des 19 pays étudiés (10 % du PIB) derrière les Etats-Unis (15% du PIB) qui obtiennent eux "des résultats très mitigés". D'où le titre du rapport de The Commonwealth Fund : "Pourquoi pas les meilleurs ?"...
> http://www.hopital.fr/html/hopital/actualites/actualites_generales/index.html
> "Le désastre socio-économique de la santé américaine : résultat de la privatisation néolibérale. Marianne nous dit ce qui nous attend" - Blog Pharmacritique du 6 août 08 :
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/08/06/le-desastre-socio-economique-de-la-sante-americaine-resultat.html

Un rapport IGAS-IGF préconise de taxer les produits gras, sucrés et salés
06/08/08 - Encore un rapport dérangeant pour le gouvernement dévoilé par Les Echos (5-08). La taxe nutritionnelle, abordée par les sénateurs lors de l'examen du PLFSS pour 2008, ressuscite à l'occasion de la remise fin juillet d'un rapport rédigé conjointement par l'Inspection générale des affaires sociales et l'Inspection générale des finances aux ministres Eric Woerth et Roselyne Bachelot. Les experts de l'IGAS et de l'IGF estiment justifiée une hausse de la fiscalité alimentaire au vu de la progression préoccupante de l'obésité et des pathologies liées tout en soulignant les difficultés pratiques et politiques d'une telle approche. Ils recommandent "d'utiliser la fiscalité indirecte existante". Trois voies sont proposées, dont l'application du taux normal de TVA (19,6 %) au lieu du taux réduit (5,5 %) sur les produits alimentaires "trop gras, trop sucrés, trop salés qui ne sont pas de stricte nécessité", une taxe additionnelle spécifique pour les boissons sucrées et la hausse de la TVA sur le "snacking" (produits de grignotage, sandwichs, etc). La revalorisation des droits d'accises pesant sur l'alcool est un préalable indispensable à cet accroissement de la fiscalité pour l'IGAS et l'IGF, car "il paraîtrait difficile de justifier que les boissons sucrées soient davantage taxées que la bière et surtout le vin, dont la fiscalité très modérée n'a pas évolué depuis 1982". "Il convient clairement de présenter cette action fiscale comme une mesure de financement de l'assurance maladie, produisant par ailleurs un effet de signal à l'égard des consommateurs et des industries agroalimentaires", expliquent les auteurs. Dans une déclaration transmise par son cabinet à l'Afp, le ministre du Budget a indiqué mercredi qu'il était "hors de question d'augmenter la TVA sur des produits alimentaires, surtout dans un contexte de difficultés de pouvoir d'achat pour les Français". Eric Woerth a eu des mots assez durs concernant le rapport. "Ce n'est pas un rapport de gouvernement. Cela reste un rapport d'experts, qui n'a aucune valeur de proposition, ni de fait établi". Le ministre a cependant expliqué que "tout ou partie" du texte serait soumis aux députés pour examen vers la fin août au moment où il devrait être rendu public. "Les députés, et surtout les sénateurs, qui ont mis en place un groupe de travail sur le sujet, accepteront-ils un nouveau report de la fiscalité nutritionnelle ?", se demandent Les Echos. En attendant, le quotidien économique nous le propose en téléchargement et nous donne la réaction du rapporteur du budget de la santé à la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Gérard Bapt (PS). Ce dernier s'il approuve le principe d'une fiscalité nutritionnelle, celle-ci "ne peut être une simple source de financement pour l'assurance maladie. Les recettes procurées doivent faciliter l'accès à la consommation de fruits, légumes et poissons pour des catégories sociales qui se détournent de ces produits en raison de leur faible pouvoir d'achat".
Le rapport cite quelques chiffres alarmants sur le surpoids et l'obésité dans notre pays qui concerneraient pas moins de 41 % des Français, soit près de 20 millions de personnes ! La prévalence de l'obésité, toutes classes d'âge confondues, est passée de 8,2 % en 1997 à 12,4 % en 2006, pour s'établir à 5,9 millions d'individus. Parallèlement, le nombre de patients traités pour diabète a crû de 25 % en cinq ans. Plus de 10 millions de personnes souffrent d'hypertension contre 8,6 millions il y a cinq ans.
> http://www.lesechos.fr/journal20080805/lec1_france/4758324.htm
> Le rapport sur la pertinence et la faisabilité d'une taxe nutritionnelle sur le site des Echos - 70 pages :
http://www.lesechos.fr/medias/2008/0805//300284514.pdf
> Obésité: "Hors de question" d'augmenter la TVA sur des produits alimentaires, selon M. Woerth - dépêche Afp :
http://afp.google.com/article/ALeqM5hUsLJ6hVrNQuOFofbX_hsTtawtFQ

Grève des médecins hospitaliers des secteurs privés : le gouvernement propose un compromis sans succès
08/08/08 - La grève administrative de certains médecins des secteurs privés à l'hôpital se poursuivant (voir lettre 310), le ministère de la Santé propose un compromis pour sortir de la crise. Selon Les Echos (6-08), "une circulaire va éviter la rétroactivité de la décision du Conseil d'Etat, et un nouveau décret à paraître en septembre abaisserait les taux de redevance, à 30 % (au lieu de 40) pour les actes techniques dans les CHU, et à 25 % (au lieu de 30) pour les consultations", mais portant toujours sur l'intégralité des honoraires. "Cela garantit la neutralité financière globale de la réforme pour les hôpitaux", affirme l'entourage de Roselyne Bachelot. En outre, "les médecins qui, dans le cadre de leur activité privée, font peu ou pas de dépassements seront gagnants, à l'inverse de ceux qui font de gros dépassements". Le SNDELMH, qui a appelé les quelque 1 600 praticiens exerçant une activité libérale à l'hôpital en secteur 2  à la "grève des cotations", demande aux médecins de "tenir bon". Lors de l'assemblée générale nationale du 7 août du syndicat, les propositions gouvernementales ont été rejetées à l'unanimité. Des propositions sont faites pour élargir et durcir les modalités d'action si le ministère continue à refuser toute négociation sur les revendications. Les participants réclament à l'unanimité le retrait du décret, une "redevance en pourcentage de la valeur tarifaire pour les actes inscrits et tarifiés dans la nomenclature et de leur valeur forfaitaire pour les actes inscrits et non tarifés dans la nomenclature", et votent la poursuite de la rétention de tout codage des actes et des séjours.
> http://www.lesechos.fr/journal20080806/lec1_france/4758739.htm
> Tout sur le mouvement de contestation sur le site du SNDELMH :
http://www.sndelmh.org/

Retour sommaire

NTIC - e-santé - e-administration

Rapport Annuel 2007 du GIE SESAM-VITALE
06/08/08 - L'année 2007 a été marquée par l'évènement majeur du lancement opérationnel de la Vitale 2. En fin d'année, près d'un million de cartes Vitale 2 ont été diffusées. Livré fin 2007, le Portail d'Émission des Cartes constitue le coeur de la coordination entre les organismes d'assurance Maladie demandeurs de cartes, le numériseur de photos et les ateliers qui personnalisent les cartes. Cette nouvelle infrastructure va jouer un rôle essentiel dans la gestion du parc de cartes en évitant l'apparition de cartes en surnombre, principalement liée aux transferts d'un régime à un autre. La mise au point d'une solution de sécurisation des téléservices a débouché sur le lancement d'une authentification en ligne des cartes Vitale dans le cadre du service « Historique des Remboursements ». Dans le domaine hospitalier, le GIE SESAM-Vitale a développé un portail sécurisé pour le contrôle en ligne des droits des assurés. Cette solution, expérimentée en 2007 avec quelques établissements, sera généralisée à partir de mi 2008. 2007 aura également été l'année de l'ouverture sur le terrain de nouveaux services souhaités par les fédérations de complémentaires santé avec l'inscription des droits complémentaires dans la carte Vitale et le démarrage de deux expérimentations - la carte DUO FFSA et l'accès des complémentaires aux données de santé "Babusiaux" (les données détaillées de soins figurant dans les Feuilles de Soins Electroniques peuvent désormais être transmises aux complémentaires santé sous forme anonymisée). Enfin, face à l'émergence de nouveaux services en ligne, le GIE a conçu une nouvelle architecture technique du poste de travail du professionnel de santé (les premiers tests ont été concluants).
> Le rapport 2007 en téléchargement - 20 pages :
http://www.sesam-vitale.fr/gie/pdf/GIESESAMVITALE_RapportAnnuel2007.pdf

Retour sommaire

L'actualité des sites Internet

Soutenir la réforme de la protection de l'enfance
06/08/08 - Le 5 mars 2007 fut particulièrement riche en lois pour le secteur social : la loi DALO, la loi réformant la protection juridique des majeurs (ou réforme des tutelles), mais aussi deux autres lois qui sont présentées parfois comme concurrentes, la réforme de la protection de l'enfance et la loi de prévention de la délinquance. Si pour cette dernière, les décrets sortent sans souci, il n'en est pas de même pour la protection de l'enfance. Bref, aujourd'hui, la réforme de la protection de l'enfance, fruit d'un long travail de concertation avec l'ensemble des acteurs, a sans doute besoin d'une dynamique pour sa mise en oeuvre. C'est pourquoi, à l'initiative du groupe d'appui à la réforme installé par l'UNASEA, un site vient d'être créé pour expliquer la loi, informer sur des dispositifs intéressants, sur les formations, guides d'accompagnement et publications, mais aussi pour poursuivre le débat et recevoir des contributions.
> L'adresse signalée par la Lettre d'information du réseau social n° 130 (tessolidaire.com) :
http://www.reforme-enfance.fr/

Retour sommaire

Sélection de textes réglementaires - JO et circulaires

Sécurité sociale

Santé - social

Nominations - Accords - Indiscrétions

Agenda

Autres publications et informations retenues

 Retour sommaire


Newsletter réalisée par Gérard Bieth - © www.annuaire-secu.com - Le portail indépendant des agents de la Sécurité sociale
Vos commentaires ou suggestions sont les bienvenus, contactez-moi à l'adresse : gerard@annuaire-secu.com

La reproduction des articles est autorisée en citant la source. Il suffit juste de me prévenir :)
Reproduction à but commercial ou professionnel interdite.

Gérer son abonnement (se désabonner ou modifier son adresse)

Si cette newsletter (et le site Annuaire-sécu) vous donne entièrement satisfaction, votre témoignage (si vous ne l'avez pas déjà fait) sur mon livre d'or sera apprécié du rédacteur.


La publication de cette newsletter est financée par
l'Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale  - EN3S
http://www.en3s.fr/